S/M

S/M = sado masochisme

Avant d’aborder le sujet de plein fouet, nous allons tenter de remonter à ses origines parce que les dictionnaires ont tendance à nous cacher beaucoup de choses sur le sadomasochisme tout en insinuant que ce serait une maladie. Il nous est facile de croire que le terme sadisme a été inventé par le Marquis de Sade, et le masochisme par un certain Sacher Masoch, deux écrivains du dix-neuvième siècle.

La réalité est que les pratiques sadomasochistes n’ont été inventées ni par le marquis de Sade ni par Sacher Masoch, car elles existaient déjà à l’époque babylonienne. Elles avaient pour but d’éduquer les esclaves, non seulement pour l’obéissance, mais aussi pour les rendre capables d’effectuer des prouesses de toute nature, que ce soit sur un champ de bataille ou comme domestique pour ne nommer que quelques exemples. Il s’agissait de pouvoir infliger des punitions qui ne laisse aucune trace, car le but était de forger le caractère et non de mutiler. Et cela se fait encore aujourd’hui, mais avant de poser un jugement il vaudrait peut-être mieux examiner toute l’affaire dans son ensemble avec un esprit ouvert.

« Mind-kontrol »

Il existe dans le monde interlope ce que certains appellent des abus rituels « illuminati », où des jeunes enfants, et des adultes aussi, subissent des violences physiques, sexuelles, psychologiques et spirituelles. Le but de ces rituels est de provoquer toutes les conditions nécessaires pour pouvoir les soumettre notamment à du contrôle mental, avec une loyauté sans faille, et leur inculquer des capacités hors commun dans une douzaine de branches y compris la prostitution de haute voltige et les activités militaires. Lorsque j’ai évoqué les sacrifices sanguinaires et la programmation requise qui est d’une certaine complexité dans mon article sur la magie sexuelle, c’est d’eux que je parlais.

Ce « mind-control » est une arme à double tranchant. Car si les abus rituels peuvent contribuer à programmer un policier pour qu’il soit capable d’intervenir dans une prise d’otages, ils peuvent aussi servir à programmer des assassins et des pilotes de bombardiers capables de commettre des assassinats de masse le plus froidement du monde du moment qu’ils en ont reçu l’ordre.

Dans certaines sociétés secrètes on programme de très jeunes enfants au moyen d’abus ritualisés, pour développer de puissantes capacités dans six branches précises. Ces six branches d’entraînements, à en croire ma source, seraient les sciences, les opérations militaires, la politique, le leadership, la spiritualité ainsi que les sciences de l’éducation.

Toujours en se fondant sur des punitions extrêmes, on les entraîne à acquérir des compétences dignes des athlètes olympiques. Et bien que l’on puisse programmer des sportifs de haut niveau, il est tout à fait possible de créer des super-policiers en les entraînant à la force musculaire, à la résistance à la douleur (chose que l’on voit souvent dans le BDSM de salon), au développement de la mémoire photographique, à l’absence de peur, et plusieurs autres capacités. Notamment on les entraîne à pouvoir se dissocier facilement pour permettre le développement de certains pouvoirs psychiques. Après ça, quand on se retrouve avec un tireur actif dans une université, on est bien content de pouvoir compter sur ces super-policiers qui peuvent entrer à la vitesse de l’éclair et courir dans les dédales avec un flair hors commun.

À l’autre bout du spectre on a des sadiques qui engendrent des enfants pour les plus mauvaises raisons du monde, pour en abuser jusqu’à plus soif. En retour de leurs souffrances, lorsque ces enfants ont grandi, ils n’ont reçus aucune compétences ni aucune éducation qui leur aurait permis de bien se débrouiller dans la vie et d’avoir une brillante carrière. Ils sont alors condamnés à une existence minable.

Et entre les deux extrêmes on a tout une population qui a souffert dans des pensionnats où l’abus ritualisé était la norme. Et au lieu de leur donner une formation de haut niveau comme dans le premier groupe, on a cherché à en faire du bétail facile à exploiter par des entreprises aux ambitions oligarques. On leur a inculqué une éducation volontairement limitée à l’obéissance servile et à l’absence d’ambitions.

Petite note : Malgré la monstruosité apparente des organisations impliquées dans les abus rituels, « sataniques » ou « illuminati », peu importe la dénomination, je n’entretiens aucun sentiment d’hostilité envers les adeptes. Je suis absolument certains d’en avoir connu plusieurs, et je ne suis pas du genre à tenter une déprogrammation inopportune. Ils ont leur vie, et moi la mienne. Et qui serais-je pour vouloir sauver de ces âmes alors que je ne suis jamais certain de pouvoir moi-même sauver la mienne? Oh! Je suis certains d’en avoir compté parmi mes bons amis à une certains époque de ma vie, et j’ai peut-être joué avec une ou deux esclaves MK-Ultra sans vraiment le savoir, car les connaissances qui m’ont permis d’en avoir la puce à l’oreille sont récentes et ces gens n’ont pas été éduqués pour se mettre à nu facilement. En d’autres mots, je me suis rangé derrière la Loi de l’amour et d’harmonie.

les traumatismes

Ces méthodes d’éducation ne sont pas sans conséquences à long terme, lesquelles se fondent sur l’infliction volontaire de traumatismes. Il en reste donc des séquelles chez ceux et celles qui ont subi ces sortes d’abus. Est-il étonnant que la moitié d’entre eux développent des fantasmes sadomasochistes une fois devenu adulte, alors que l’autre moitié trouvera toujours ces pratiques dégoûtantes? Intéressons-nous d’abord au premier groupe. Pour expliquer ce qui fait que d’anciennes victimes d’abus vont devenir adeptes du sadomasochiste, ma première hypothèse est que ces gens ont choisi l’adaptation au lieu de la fuite. La deuxième hypothèse est que l’inconscient individuel se serait senti en affinité avec l’inconscient collectif de toute l’affaire des abus rituels, concept qui sera détaillé plus loin.

Plusieurs autres situations peuvent se produire. Dans un cas de figure on a été abusé sans recevoir de compensation en retour, aucune éducation qui nous fasse accepter les épreuves comme étant un prix dérisoire en regard des gains obtenus dans une brillante carrière. Mais lorsque nous sommes devenus adultes, et qu’on s’adonne tout à coup à des jeux d’impacts, le fessier va rapidement s’adapter en perdant progressivement de sa sensibilité. Avec un partenaire Dominant qui connait bien son affaire, la douleur pourra même être transmutée en plaisir. Qu’arrivera-t-il alors? Souviens-toi, dans la section du bondage, j’ai mentionné qu’on peut se défaire d’un traumatisme en tordant la mémoire des faits pour réarranger la mémoire psychologique. Ainsi ce qui était autrefois douloureux et humiliant est devenu jouissif et ludique. Ce n’est qu’un exemple.

Dans un autre cas de figure, l’adepte du sadomasochiste va reproduire ces rituels dans un esprit ludique dans le but, parfois inconscient, de se réconcilier avec le bourreau de son enfance. « Tu as eu ton fun, j’ai maintenant le mien. Maintenant prend soin de toi, et attention à ton karma. »

le formatage éducatif

Revenons maintenant en arrière et faisons une petite régression en enfance. Les enfants sont caractérisés par une grande créativité et la spontanéité, deux caractéristiques fondamentales de l’âme. Les enfants se lient facilement entre eux. Ce qui est loin d’être le cas chez les adultes car ces derniers sont plus divisés, ils bourrés de codes sociaux que les enfants n’ont pas.

Lors du formatage éducatif, l’enfant perd progressivement sa connexion avec l’âme pour se brancher sur un mental collectif pré-formaté. Pour y parvenir on le punit chaque fois qu’il manifeste sa spontanéité, on brime sa créativité pour qu’il écoute « les grandes personnes », on l’oblige à passer 5 heures par jours derrière un pupitre alors que son cœur est toujours à l’extérieur de cette prison en train d’exprimer sa créativité, sa candeur, avec exubérance.

Enfants, on nous a enlevé notre innocence avec la permission du gouvernement, on a brisé notre créativité, on nous a enfoncé dans le cerveau que le corps est mauvais, que trop de liberté peut rendre fou, et toutes sortes d’insanités pour nous transformer en bétail obéissant.

une révélation

J’ai une révélation fracassante à vous faire. Je l’ai découvert dans un concours de circonstance, et les affirmations qui vont suivre n’engagent que moi-même.

D’entrée de jeu, outre tout ce qui précède, je me suis toujours demandé s’il existe une cause qui pourrait servir de déclencheur à une activité soutenue en fétichisme et sadomasochisme? Je postule que oui. Mais avant d’aller plus loin je dois vous mettre en garde. Il faut tout d’abord faire la différence entre le trouble de la personnalité limite. et les comportements limites dont il sera mention ici. Ainsi si on tape « comportements limites » sur Google, ce dernier nous renvois une liste de liens qui concernent la personnalité limite dans ses résultats de recherche. Il nous faut donc savoir faire la distinction à prime abord, et en cliquant sur trouble de la personnalité limite nous obtenons un aperçu médical sur la TPL qu’il faudra ensuite séparer des comportements limites qui nous intéressent ici.

Poursuivons maintenant. Les abus rituels sataniques ne sont pas l’apanage des petites pègres et des clans mafieux. Ils ont aussi été utilisés en masse dans les institutions d’enseignement dans ce qui semble être un vaste projet gouvernemental. Par la suite, une fois le choc encaissé par toute une génération d’enfants, ceux-ci sont devenus adultes à une époque où les clubs fétiches n’avaient pas encore pignon sur rue. Ils ont abusés à leur tour de leurs propres enfants, ceux-ci sont devenus perturbés à leur tour, et la spirale s’est plus ou moins maintenue malgré quelques timides initiatives politiques survenues plus tardivement en répressions d’abus.

Lorsque nous avons été abusés, une certaine résilience s’est formée, ce qui nous a poussé au développement de comportements limites. Ces comportements limites étaient une stratégie d’évitement des punitions, et de facto une façon d’essayer de nous préserver un peu d’amour de nos éducateurs.

Et lorsque les abus ont cessé à un certain âge, les comportements limites sont resté jusqu’à ce qu’on éprouve de la révolte. Mais la révolte ne vient pas toujours sans une résurgence de la violence vécue. Il faut aussi mentionner que l’imposition de comportements limites n’implique pas systématiquement des abus physiques, ce qui peut expliquer que la révolte ne provoque pas forcément l’éclatement de pulsions violentes dans tous les cas.

Nous avons donc quatre groupes d’adultes, dont trois qui ont vécu de l’abus physique ou psychologique.

1- Il y a ceux qui conservent leurs comportements limite toute leur vie et qui ne se révolteront jamais. Mais ces gens qui s’imaginent perpétuer les traditions familiales ne tarderont pas à les imposer à leurs propres enfants en abusant à leur tour. Car la violence subie demeure toujours présente en eux, même si elle est sournoise. Et pour ceux qui n’ont pas d’enfants, ils n’hésiteront peut-être pas à utiliser le chantage contre leur propre conjoint ou conjointe. Et à ce jeu, tant qu’à mentionner que l’homme est souvent accusé de violence physique, les femmes sont quant à elles souvent expertes en violence psychologique.

2- Il y a ceux qui finissent par se rebeller et à adopter des valeurs « libérée » sans l’éclatement de pulsions violentes. Je postule que dans cette catégorie l’éducation s’est effectuée sans violence et sans abus psychologique. Une telle éducation peut se maintenir sans être accompagnée d’abus dans certains environnements, notamment dans les campagnes où on se sens surveillé par toute la paroisse, où le jugement d’autrui est une arme non violente, mais persuasive.

3- Il y a ensuite ceux qui ont été abusé physiquement et/ou psychologiquement et qui finissent par se révolter. Mais comme on ne peut pas toujours se révolter sans que la violence subie explose à son tour, ces révoltés se subdivisent en deux autres groupes. Et dans sa manifestation, la violence peut aussi bien être dirigée contre soi que vers les autres.

Cette violence, lorsqu’elle explose, elle peut se situer à deux degrés: gérable ou ingérable. Ainsi au degré le plus élevé cette violence est telle que nous représentons un risque sérieux pour autrui ou contre nous-mêmes, et tenter de l’endiguer par la force de notre volonté peut poser problème. Et dans ce cas il faut absolument consulter, médicalement. Car lorsque nous avons des idées de suicide ou d’automutilation, ou des idées de meurtres, il est urgent d’aller en thérapie, il ne faut pas attendre de passer aux actes.

4- Mais dans le dernier groupe, la révolte est en cours aussi, mais le degré de violence qui a resurgi nous est parfaitement gérable. Et là réside la révélation que j’ai à vous faire:

Cette violence parfaitement gérable, on va s’en servir pour extirper nos comportements limites et les expulser hors de nous. Cette énergie sera détournée, canalisée… le plus souvent sur un fessier consentant.

Tout ceci m’est venu à l’esprit un soir où j’étais affalé sur un divan dans un grand événement fétiche. J’avais une belle vue sur tout ce qui se passait autour de moi. Il y avait des soumises « masochistes » bien positionnées sur des bancs de fessée, et des « sadiques » en bonne maîtrise d’eux-mêmes qui leur chauffaient les fesses en se donnant en spectacle à toute une faune qui était vêtue de la façon la plus « offensante » possible.

Et soudain… Paf!

J’ai réalisé à cet instant que tout ce fétichisme pouvait se résumer en deux mots: Transgression des interdits.

En transgressant les interdits, ce sont nos comportements limites qui prennent le large. Car il faut bien admettre que tous les interdits sont fortement symbolisés et sur-représentés dans une ambiance Fetish. Depuis les vêtements les plus extravagants jusqu’aux plus minimalistes et sexy, l’érotisme est à son paroxysme. Et toujours dans le rejet des normes imposées au moyen de l’abus, nous y retrouvons des interactions sociales permissives et très sensuelles. De la personnalité empreinte de comportements limite, nous sommes passés à la personnalité permissive et libérée, sans tabou et sans culpabilité.

Ainsi nous serions la quatrième classe des enfants abusés qui, une fois devenus adultes, se sont révolté en canalisant la violence dans un contre-rituel, faisant un pied de nez aux effets des abus de masse et familiaux.

un contre-rituel

Examinons maintenant l’affaire sous l’angle d’un détrauma. Lorsque nous avons été violemment punis sur le fessier à un âge où l’épreuve est ingérable, nous avons presque tous expérimenté une dissociation. Ainsi l’enfant étant incapable de tolérer l’expérience à laquelle on le soumet par la force, l’âme n’a d’autres options que de quitter ce corps de façon temporaire, mais tout en y restant attaché par le « fil d’argent » que connaissent les voyageurs de l’astral. Lors de cette évacuation d’urgence, l’âme ne va pas loin, elle se tient juste à côté du corps.

Peu de temps après cette violente agression, on accable l’enfant de toute une kyrielle de restrictions. Ainsi lorsque l’âme tente de reprendre possession de son véhicule, elle se tient plus près de la porte, car en voulant reprendre possession de sa maison elle ressent une gêne qui n’était pas là auparavant. Elle sent qu’il y a de l’hostilité dans l’air, et elle se sait maintenant en terrain miné. Elle ne pourra plus vivre son expérience terrestre avec toute sa sagesse et sa spontanéité enfantine car on l’a agressé et elle se sait maintenant surveillée.

Mais ce trauma qui fait que l’âme ne se sent plus totalement chez elle en son Temple, il se poursuit même à l’âge adulte. La surveillance oppressante s’est éloignée, mais la gêne y est toujours accolée et il lui est difficile de redevenir elle-même.

Lorsque la jeune adulte est appelée par des fantasmes de fessées et qu’elle décide de suivre son intuition, un paquet d’égrégores vont maintenant essayer de lui barrer la route, notamment les égrégores politiques, familiaux, culturels et religieux. Supposons que cette jeune adulte aie une bonne confiance en soi et un libre-arbitre bien huilé, et qu’elle décide de tasser toutes les pensées qui s’opposent à son projet, et qu’elle se trouve un (ou une) fesseur ludique. C’est là que le contre-rituel va pouvoir commencer.

Bien que la fessée récréative puisse être administrée à bien des sauces, il y a une façon de faire dans un rituel de détrauma. Cette façon de faire ce contre-rituel est d’entraîner la soumise – on va l’appeler « la soumise » ici même si cette identification n’est pas nécessaire pour se prêter à ce contre-rituel – à éprouver du plaisir par le toucher sur ses fesses, tant par les caresses que par des jeux d’impacts bien dosés.

La soumise, quant à elle, devrait chercher à se relaxer sur le banc de fessée – ici le banc de fessée n’est cité qu’à titre d’exemple parmi d’autres positionnements possibles – Ainsi avant-même que les impacts ne commencent à se faire sentir, la soumise doit rechercher son calme intérieur. Car ce calme sera son refuge. Naturellement que le Top qui agit consciemment en contre-rituel doit l’aider à se relaxer, et débuter les impacts par un dosage qui ne compromet pas l’état de relaxation de sa soumise. Il importe de se souvenir à ce stade, du fonctionnement des systèmes nerveux orthosympathique et parasympathiques expliqué à la page « B/D ».

Si la débutante a subi des fessées sévères dans son enfance, il lui faudra prendre le temps d’augmenter sa tolérance à la douleur, et avoir autant de séances que nécessaires pour parvenir à être capable de relaxer avec des sessions aussi sévères, sinon jusqu’à les dépasser pour idéologiquement devenir beaucoup plus forte.

Une fois ce stade atteint, quelque chose aura changé en elle: L’âme habite maintenant son Temple dans un tel confort, sans aucune gêne, car toute trace de l’hostilité qu’on lui avait enfoncée par les punitions ont perdu de leur pouvoir. Les restrictions qu’on lui avait imposées n’ont plus de force, car la menace a disparue avec l’entraînement à supporter cette sorte de douleur dans le plaisir et l’extase. Parce que la douleur peut effectivement être transmutée en plaisir avec l’expérience, et ça peut aller jusqu’à nous faire gicler un bon coup de foutre.

Quant à la diminution du formatage éducatif et des restrictions versus les devoirs de tout citoyen, quand l’âme reprend pleinement sa place en nous, nous devenons une meilleure personne puisque aucune éducation ne peut égaler la magnanimité qui nous vient de l’âme.

Une petite pause avec ça?

l’égrégore du sadomasochisme

Maintenant si nous retournons à la dernière partie de la page sur la Philosophie, rappelons-nous du concept de l’inconscient collectif. Lorsque des milliers de personnes vivent une expérience ritualisée, de manière répétée, en y déchargeant toute leurs émotions, un champ d’énergie prend forme. Puisque les abus rituels existent depuis des millénaires, qu’ils ont probablement toujours existé, il a dut se former un inconscient collectif extrêmement puissant de ces rituels. Considérons cela comme une autre pièce de puzzle.

Une autre pièce maintenant: Il y a peut-être autant d’adeptes du BDSM qui ont été abusés qu’il y en a qui n’ont jamais été abusés. Comme il y a des non adeptes qui ont été abusés et d’autres non. Il pourrait n’exister aucun lien entre les abus subis dans l’enfance et la fessée qui fait fantasmer bon nombre d’adultes consentants et volontaires. Il y a certainement un champ d’énergie où toutes les expériences en liens avec le sado-masochisme sont stockées. Il suffit ensuite qu’une innocente passe devant la vitrine d’un sex-shop qui expose des fouets et qu’elle se demande « pourquoi pas ». À peine que cette pensée lui a traversé l’esprit, une brèche vient de s’ouvrir. Lorsque l’égrégore concerné voit cette faille, il se jette sur l’innocente et commence à lui projeter des imageries mentales et à la nourrir dans le but d’en faire une adepte.

Il ne faut pas avoir peur de cela, car ces champs d’énergie sont partout, il n’y a nulle part où aller pour se mettre à l’abri. Car ces champs d’énergie sont nos pensées. On peut les remplacer par d’autres, mais nous ne pouvons pas arrêter de penser. Donc l’idée est d’accepter ce qui peut nous faire du bien, et de rejeter le reste. D’où l’utilité du premier test que je t’ai fait passer en première page.

Tout inconscient personnel peut être modifié à notre avantage. Ainsi dans l’imagerie que le champ d’énergie du sadomasochisme nous envoie, nous pouvons trier ce que nous jugeons acceptable ou non, et rejeter ce qui risque de ne pas nous convenir. Car l’inconscient collectif contient absolument tout, des pensées des adeptes les plus légèrement attirés jusqu’aux sadiques aux réalisations les plus perverses. L’égrégore sadomasochiste est donc une autre manière de voir les choses, après avoir tenté d’y voir un lien avec la TPL (trouble de la personnalité limite).

les jeux d’impacts

Maintenant nous allons parler des jeux d’impacts comme il se pratique couramment non seulement dans la chambre des maîtres de nos maisons lorsque les enfants sont partis, mais aussi dans les clubs Fetish. Nous allons surtout nous intéresser à l’aspect ludique, à l’esprit de jeu, à la mise en scène théâtrale. Nous parlerons donc du dosage délibéré, de la libération des endorphines, de l’insensibilisation du fessier.

Le but de tout cela est une transformation alchimique dont je vais te laisser en découvrir les tenants et aboutissants par toi-même. J’arrête ici toute dissertation psycho-philosophique, il est temps maintenant d’entrer dans le vif du sujet… de plein fouet!

Un terrain de jeux que nous avons tous

Dans la leçon précédente nous avons fait la connaissance du ligoteur en puissance et expert dans l’art de limiter les mouvements de la soumise pour l’obliger à relaxer. Et dans la suivante nous avons disserté sur la domination et soumission. Maintenant nous allons faire la connaissance du spanker, celui qui connait l’art du spanking. Le mot spanking étant l’équivalent anglophone du mot fessée, lui-même souvent remplacé par l’expression « jeux d’impacts » parce que le mot fessée peut paraître infantilisant. Et en français on dit « fesseur » à la place de spanker.

Nous devons aussi nous rappeler ce qu’est un Top. Nous en avons parlé brièvement à la page précédente, il s’agit du spanker qui joue sur une base occasionnel, qui « Top » une soumise qu’il voit de temps en temps, ou qui Top de manière improvisé lorsque ses talents sont requis lors d’une soirée en club. La soumise, quant à elle, elle est une bottom lorsque sa relation n’est pas centrée sur la soumission.

plusieurs types de fessées

La fessée peut être jouissive ou punitive, elle peut provoquer la détente comme elle peut nous mettre sur le qui-vive ou l’évitement. La douleur et le plaisir sont deux sensations qui se ressemblent. Une douleur persistante, répétitive, finit par se transmuter en plaisir. De même qu’un plaisir persistant, répété à l’infini, finit par devenir douloureux. C’est comme abuser d’un dessert sucré, ça fini par un mal d’estomac et une envie de le vomir. C’est le système immunitaire du l’humain qui est responsable de cette permutabilité entre le plaisir et la douleur. Une fessée longue et bien rythmée finit par provoquer une sécrétion d’endorphines, et la peau des fesses peut être durcie comme la corne qui se ramasse à la racine des doigt des travailleurs manuels. Nous sommes ainsi immunisés contre les douleurs extrêmes, bien que les tortionnaires professionnels sachent comment contourner ces mécanismes de défenses immunitaires. Mais les Top spankers expérimentés savent très bien, eux aussi, comment exploiter ces défenses biochimiques pour transformer la douleur en jouissance. Une fois que l’endorphine est sécrétée par les glandes surrénales, la soumise ne voudrait pas que son Top arrête la fessée car elle est en pleine jouissance. Mais ce truc avec l’endorphine n’est pas facile à maîtriser pleinement, et ça demande une certaine dose de pratique.

La fessée érotique

Généralement donnée à mains nues, elle est doucement appliquée et ponctuée régulièrement d’un massage du fessier. Lorsque les fesses ont été bien réchauffées, il peut s’ensuivre un massage de l’entrejambe en prolongeant l’attente du moment où les caresses deviendront plus sexuelles. La finalité est que la fessée érotique emmène la femme au bord de la jouissance, et qu’elle se termine par un orgasme provoqué ou non. Et oui, il y a des femmes qui peuvent gicler pendant une fessée sans aucune autre simulation complémentaire. Les impacts à répétition peuvent rendre un fessier très érogène, surtout si le dosage est adéquat.

Désensibilisation du fessier

Il s’agit principalement de fessées d’entraînement, et ça ne se fait pas en une seule séance. Lors de rencontres fréquentes entre la soumise et son fesseur, ce dernier choisi un instrument approprié, il réchauffe son fessier, et peu à peu il augmente la force des coups. Lors de chaque rencontre la soumise en subira des meilleures, ce qui entraîne une désensibilisation par adaptation. Une fois désensibilisé après nombre de séances, plusieurs avenues deviennent possibles. Les scènes théâtrales deviennent plus réalistes notamment dans les clubs Fetish, la discipline domestique volontaire peut faire son nid tranquillement, et les trips avec les endorphines deviennent plus accessibles avec comme conséquence un accès à de profonds états de relaxation.

Les catharsis (jeux de rôle)

Ainsi la soumise adepte du cosplay peut se plonger dans un scénario imaginaire où elle doit passer un bureau du directeur de son école à cause d’un sous-vêtement interdit par le code vestimentaire. Je te laisse imaginer la suite. Dans une telle mise en scène, une catharsis s’opère sans nécessairement avoir connaissance de la pulsion qui se libère, de l’émotion qui est purgée, car la mise en scène est vécue dans un esprit ludique avec toute la créativité et l’innocence de notre soi.

les instruments d’impacts

Les instruments d’impact sont nombreux et ce n’est pas par pure fantaisie. C’est que leur forme a quelque chose à voir avec le type de douleur qu’on va infliger et le dosage de celle-ci. Examinons les principaux instruments prisés par les fétichistes, et étudions leurs caractéristiques. Ainsi tu pourras mieux appréhender, anticiper le plaisir, et voir si cela est fait pour toi. Car précisons tout de suite que les jeux d’impacts ne sont pas prisés par tous les fétichistes, ils ne conviennent pas à tous et toutes car nous ne sommes pas tous fait du même moule.

Les instruments qui chauffent

Les instruments qui chauffent le plus sont de forme plate, comme la palette de bois, la strap à armature interne, la règle de bois, et la main humaine. Leur énergie d’impact est diffusée en largeur, en surface. Les marques infligées sont de formes plus ou moins rondes sur les fesses. La dangerosité est proportionnelle à la masse, car plus l’instrument a de la masse plus vite des bleus se forment par l’éclatement des veines sous la peau. Pour éviter de blesser il faut une énergie cinétique moindre, ce qui peut s’obtenir en diminuant l’épaisseur de la partie qui entre en contact avec la peau ou en choisissant un matériau léger. En tout temps un manche léger permet de mieux manier l’instrument.

Les instruments qui pincent

Les instruments qui pincent ont un point de contact filiforme, c’est le cas de la canne de bambou et de certaines cravaches à bout semi-dur. Le point de contact est réduit en largeur et plus prononcé en longueur. Les marques sont aussi de formes longitudinales. Étant donné leur profil rond, les instruments réputés pour pincer on moins d’énergie cinétique que les instruments plats, mais ils peuvent compenser par l’abrasion lorsque leur flexibilité est suffisante pour glisser sur les fesses.

Les instruments abrasifs

Ensuite viennent les instruments qui tendent à glisser sur la peau au lieu de se contenter d’y diffuser une onde de choc. C’est notamment le cas de la strap mole et du martinet, une partie de l’onde de choc est amortie par leur glissement. Pour éviter d’infliger des marques trop sévères, les instruments abrasifs doivent avoir une texture douce pour pouvoir glisser sur la peau au lieu de l’érafler.

Le bull whip

L’instrument le plus dangereux est le bull whip, fait d’un manche, d’une longue queue en cuir tressé d’un ou plusieurs mètres, se terminant par un mince filin ou un slaper de suède. Certains peuvent lacérer et tuer quelqu’un. Naturellement que certains bullwips ont une conception conçue pour que les fétichistes puissent s’amuser. La douleur d’un bull whip n’est pas infligée au moment du contact, ce n’est que quelques fractions de seconde après l’impact qu’une sensation se fait sentir et on peut s’y habituer vite.

Un instrument de premier choix

Le martinet est le plus versatile de tous les instruments, exception faite pour la main. Dépendamment de la texture de ses lanières plus ou moins douces ou abrasives, le martinet peut être doux ou cinglant. Il peut être chauffant si les lanières sont nombreuses, ou pinçant si elles sont très limitées en nombre. La douleur peut être à peine ressentie si les lanières sont en suède, légères et nombreuses. Comme la douleur peut être plus prononcée si les lanières sont peu nombreuses et en cuir finement tressés. La longueur du manche et des lanières joue sur la douleur infligée, mais aussi sur son maniement par le jeu du poignet.

Ceci est un martinet, c’est le plus versatile et le plus commun des instruments de jeux d’impacts.

Tout doit être question de dosage

Tout d’abord il y a un dosage dans la conception des instruments destinés au fétichisme : poids, épaisseur, longueur, matériau, texture, flexibilité, etc. Ensuite un bon spanker doit savoir bien doser les coups pour que la scène ne sorte pas du cadre du jeu.

C’est le dosage de la douleur qui va influencer l’intérêt ou le désintérêt de la soumise envers les jeux d’impacts et aussi dans sa relation avec son spanker. Car tout dosage immodéré peut conduire à des comportements violents, et faire sonner l’alarme.

les marques

La tolérance aux marques est un point important à faire connaître à notre Top. La femme mariée qui voit un Top en cachette n’aura pas la même tolérance que la célibataire non naturiste qui peut se cacher les fesses le temps qu’il lui faut pour une guérison complète.

TABLEAU 9 – TOLÉRANCE AUX MARQUES

Les temps de guérison peuvent varier d’une personne à l’autre en fonction du type de peau, du taux de gras, la cellulite, les varices, les zones, etc. Les temps du tableau 3 sont indiqués à titre très approximatif, sans aucune prétention scientifique.

Étant Maître en Reiki et magnétiseur, je peux réduire un bleu de moitié en une vingtaine de minutes par un massage du fessier. Mais je ne donne aucune garantie de succès à l’avance, surtout pas aux femmes mariées.

L’aftercare

En tout temps, lorsque l’on joue de manière saine, consensuelle et sécuritaire, il faut aussi penser à l’intégrité psychologique. L’imaginaire peut avoir été marqué par des abus suivis par le rejet, et il faut faire attention à la manière qu’on rejoue la scène si nous voulons qu’elle soit bénéfique et réparatrice. Autrement dit, chez les habitués, l’aftercare est un élément important qui doit compléter une scène.

Nous devrions vérifier dans quel état se trouve la personne soumise à la fin d’une scène et de lui donner tout le réconfort qu’elle aurait besoin. Les câlins sont d’une aide précieuse car ils permettent aux énergies de l’un et l’autre de se mettre au diapason.

exercice no 7

Ce devoir est la suite du précédent. Il s’agit de reprendre la check-list et d’y ajouter des nouvelles catégories en lien avec les jeux d’impacts.

TABLEAU 10 – CHECK-LIST – JEUX D’IMPACTS

conseil du maître

Ne soit pas sur le point de te sauver et de mettre fin à cette aventure. Dans la vie il peut y avoir des contradictions entre différentes personnalités, des implants peuvent se sentir menacé d’éviction. Mais comme tu l’as bien apprise dans la section philosophique, si un tel conflit surgit, réserve-toi un espace privé et temporel pour tes jardins secrets en ne te laissant pas culpabiliser par les pensées issues d’autres inconscient collectifs qui ne desservent aucun de tes intérêts ni ton bonheur personnel. Le monde est vaste, et tout peut être arrangé à ton avantage. Il suffit de rester calme, de pratiquer le calme mental, et de te ménager des moments de liberté à des moments opportuns.

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