D/s

D/s = domination et soumission

Il n’y a ni Dominant sans soumise, ni soumise sans Dominant. En fétichisme de loisir nous parlons généralement de domination et soumission sous forme de jeux. Mais viendra un temps où l’on se demandera où s’arrête le jeu et où commence l’abus. Procédons pour commencer à un petit examen de « soi ».

le p’tit procès des dominants

Pour cette entrée en matière nous allons illustrer un procès fictif à l’encontre des dominants en incluant l’auteur de ces lignes, à la manière d’un procès tout à fait juste et impartial. La seule différence entre la réalité et cette fiction est que je vais plaider des deux côtés à la fois, et toi seule qui lis tout ceci sera juge.

Dans certaines pages, notamment dans mes introductions, j’ai plaidé plusieurs causes qui se rattachent à celles des guérisseurs. Dans la réflexion qui va suivre, je vais tenter d’éliminer ce qui pourrait autrement constituer un terrible malentendu.

J’ai lu plusieurs articles sur le web, récemment, sur le fait que certains thérapeutes tenteraient de guérir l’homosexualité chez les autres, et apparemment que leurs services seraient mêmes couverts par certaines compagnies d’assurances. En tant que témoin virtuel de cette absurdité souvent relayée sur Facebook, j’aimerais poser une question à ces thérapeutes de l’orientation sexuelle : pourquoi guérir l’homosexualité et non l’hétérosexualité, pourquoi l’une serait une maladie mais pas l’autre?

Quoi qu’ils en diront, je possède aussi ma réponse : ces thérapeutes voient les choses sous cet angle parce qu’ils seraient eux-mêmes coincés entre les deux orientations. Et dans de telles difficultés, c’est toujours plus facile de soigner les autres. Mais je vois aussi une toute autre maladie en eux, une maladie qui n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. Car sans cette maladie, ils laisseraient les gais tranquilles et se mêleraient de leurs affaires. Il est question ici de la personnalité narcissique. Ne reste plus qu’à imaginer sur cette base, des homosexuels qui soignent les personnes narcissiques aux frais des assurances.

Il y a un autre problème qui est sorti dans certains médias plus traditionnels, qui a peut-être jeter un certain discrédit sur le type de dominant que nous sommes: un personnage riche et puissant aurait invité une subalterne chez-lui, peut-être ne fut-elle qu’une simple connaissance. Dès qu’il a refermé la porte derrière elle, il l’a agrippé par la gorge pour la forcer à avoir des relations sexuelles. Lorsque l’affaire s’est rendue devant le tribunal, le gars s’est mis à plaider le BDSM. C’est comme si l’argument du BDSM pouvait servir comme un joker qu’on sort de la manche pour se tirer facilement d’affaires. Mais pour nous il existe une bonne façon de nous différencier de ces habiles manipulateurs qui se sentent parfaitement capables de tromper les tribunaux, c’est la fameuse check-list que nous avons débuté. La femme avait-elle transmise par courriel certains fantasmes, notamment qu’elle aimerait que l’homme prenne le contrôle de manière aussi brutale aussitôt qu’elle serait chez lui?

Une autre sorte de malade risque aussi plaider la cause du BDSM dans le but de tromper tout le monde, c’est le pervers narcissique décrié par certains blogues spécialisés qui les accusent d’être d’habiles séducteurs cherchant toujours à changer l’autre.

Cela nous emmène à une question fondamentale : qu’est-ce qui est intéressant pour une soumise, et où ça commence à l’être moins. Et en quoi le thérapeute homophobe rejoint les autres types de personnages narcissiques? Et comment distinguer le dominant qui nous intéresse des autres qui souffrent d’une maladie? Nous allons tenter d’y répondre.

Oh miroir !

Oh miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est le moins narcissique. Car voici mon histoire. Enfant, il ne m’a jamais été permis d’être moi-même. Et adolescent, on m’a toujours mis des bâtons dans les roues pour que je ne puisse gouter aux joies de l’amour. Ma seule consolation fut de pouvoir dévorer des dizaines livres de psychologie pendant que ma libido se comprimait comme un ressort. Et un jour, paf! La gâchette libéra tout le potentiel de cette énergie accumulée. Dans l’année qui suivit le décès de mon père, je suis devenu naturiste, échangiste, polygame, sadomasochiste, et adepte du tantrisme. Depuis cette année charnière, j’ai la plupart du temps considéré tous les gens que l’on dit « normaux » comme des malades, comme des faibles qui ont été lessivées par l’Église Catholique et endoctrinés par les médias contrôlés par les gouvernements et l’élite mondiale.

Mais ne me juge pas trop vite! Car cet aveu représente seulement la moitié de l’histoire. Voici l’autre moitié maintenant.

Alors oui j’ai lu des dizaines de livres de psychologies, et je m’intéresse aussi à l’ésotérisme depuis plus de quarante ans. J’ai aussi des dons psychiques, et quand je cherche réponse à une question très pointue je parviens toujours à mes fins.

Chemin faisant, j’ai toujours cherché à comprendre le POURQUOI de cette répression du plaisir, par l’Église et par le gouvernement. Eh bien, sur une autre page je parle de la magie sexuelle et je pense qu’elle est là l’explication. J’en ai conclu qu’il existe une relation « Maître – esclave » entre les élites et la population, et que les membres de l’élite agissent comme de parfaits psychopathes. Ainsi par le formatage éducatif obligatoire, on attaque les enfants sur plusieurs fronts : on réduit leur intelligence, on bafoue leur créativité, on les culpabilise envers tout désir naturel, et on les sépare de leur âme. Et pour ce faire, on endort leur divine intelligence en leur apprenant à raisonner dans un esprit logique, on remplace leur créativité par le conformisme social et la crainte du jugement d’autrui, on oriente leurs désirs vers une carrière qui en fera de bons serviteurs de l’élite, et on éjecte l’âme de la triade âme-corps-esprit par un mental policier qu’on programme pour être le gardien du temple.

Monsieur le juge, madame la juge!

Oui j’ai fait beaucoup de déprogrammation au cours de ma carrière de séducteur, et oui j’en ai convertis des filles de bonne famille après être entré dans leur vie, et vu des pères et mères dans le désarroi et se révolter contre moi en découvrant que leur fille était devenu en peu de temps une parfaite lubrique s’adonnant à des partouze et la magie du sexe.

Et j’ai effectivement joué la même carte que les thérapeutes de l’homosexualité en faisant exactement le contraire de ce qu’ils font. Et j’ai parfois imité le pervers narcissique dans certaines de mes relations. Mais c’était pour guérir ces pauvres filles de la pudibonderie, que j’ai toujours jugé comme étant une limitation mentale. Car j’ai toujours considéré le formatage éducatif comme une agression orchestrée par une élite esclavagiste qui a osé mettre des millions d’enfants dans une prison 5 heures par jour, obligé à s’asseoir à un pupitre pour y subir un lavage de cerveau. En conséquence, je plaide que le narcissisme m’apparaît comme un terme inadéquat, car manquant cruellement de nuance. Employer ce terme serait faire preuve d’une pensée binaire, ce serait mettre un paquet de monde dans le même panier. Il faudra donc trouver un autre descriptif, sinon j’accuse TOUS les professeurs, tous les psychologues, et même tous les juges, d’être de parfaits pervers narcissiques.

Il y a aussi le sens du devoir envers mes semblables. Toutes celles qui sont trop attachées à leur pudibonderie, je les laisse de côté car il faut savoir choisir nos batailles. Mais pour celles qui en ont le potentiel, la connaissance de soi est mon arme ultime. Et de la connaissance vient la lumière. Je suis un travailleur de la lumière, et j’éclair quiconque recherche ma compagnie.

le dominant et le top

Les Dominant que nous allons découvrir se distingue du Top en bondage et du Top en spanking. Car si le Top en bondage ne fait que répondre aux besoins de sa partenaire de jeu, il n’est pas forcément un dominant. Et le Top en spanking, lui aussi n’est pas nécessairement un dominant s’il ne fait que s’occuper du fessier de l’amatrice de fessées.

Le Dominant (ce mot s’écrit culturellement avec un « D » majuscule ») vise beaucoup plus loin qu’être un simple opérateur de bondage et spanking. Il vise la transformation de sa partenaire en l’objet de fantasmes négociés au préalable. Il use de tous les moyens consentis par la check-list de sa soumise pour en faire la meilleure partenaire de jeu qu’il ait pu en rêver, aidé de toute son expérience et son imagerie mentale, avec en bout de ligne une amitié qui peut être aussi intense que l’amour fou, à moins qu’il opte carrément pour cette deuxième option.

Le Dominant donne le ton, la soumise s’accomplit dans le cadre qui lui est proposé. Il est le génie créateur, elle est sa matrice qui va tout transformer en faits réels et jouissifs.

Entraînement à la soumission

LA SOUMISE

La soumission en BDSM est toujours volontaire, elle est consentie dans un esprit de jeu.

Dans la communauté fétichiste on demande aux soumises de vouvoyer les Top, les Dominants et les Maîtres. Aux deux premiers on dit « Monsieur » plutôt que l’appeler par son nom ou surnom, au dernier on dit « Maître » au lieu de Monsieur. Les trois ne se vouvoient pas entre eux et ils s’interpellent généralement par leur nom ou surnom.

La soumise n’est pas une esclave, elle se distingue de l’esclave du fait que sa soumission est consentie et limitée dans le temps. Et la soumise possède son libre-arbitre, alors que l’esclave véritable en est dépossédée.

LE MAÎTRE

Lui, il est un être à part. Plutôt que le décrire, je te laisse le temps de le découvrir intuitivement. Le plus doux des cadeaux que tu pourras lui faire, c’est de lui faire savoir que tu le reconnais en tant que tel. Cette reconnaissance doit venir de toi, elle ne se commande pas. Lorsqu’un Maître est vouvoyé par une soumise, son cœur en est touché et une connexion s’établit. Lorsqu’elle lui dit « Maître !» avec sincérité, ça le touche car il voit en elle une disciple sincère.

Cette reconnaissance est comme le « Namatse » des adeptes du tantrisme, le « je reconnais le divin en toi » que les deux se disent réciproquement. Ici il est question que l’une reconnaisse le Maître en l’homme, et l’autre la disciple en la femme. Fait avec sincérité, ce bref rituel touche directement l’âme des deux rôles players.

Être reconnu comme un Maître est un cadeau de la vie qui se partage, mais qui se mérite aussi. On ne naît pas Maître, mais on le devient à force d’épreuves et d’ouverture sur les plans invisibles. La plus grande réalisation que puisse faire un Maître, dans l’absolu et pas forcément dans un contexte de jeu, est d’élever une disciple vers les plans supérieurs de l’existence. Le fétichisme n’en est qu’un moyen, mais loin d’être le seul.

Ce point de vue personnel étant exprimée, je ne dénigre aucunement le Dominant qui s’autoproclame Maître, tout en lui reconnaissant la possibilité de posséder toute la science requise pour entraîner une soumise dans la félicité si tel est son but.

LES 4 ARCHÉTYPES EN BDSM

Ici nous allons encore jouer avec la psychologie pour tâcher de comprendre la cause des meilleures affinités, et celle des incompatibilités. Je vais te demander de te concentrer sur un tableau à la fois. Tu peux tous les regarder, mais reviens ensuite au premier et imprègne-toi en.

TABLEAU 5 – LES DEUX PÔLES OPPOSÉS

Le Dominant est un roi ou un poète, dans un cas comme dans l’autre il est un géniteur. Le roi commande pour faire la loi, le poète commande pour embellir. Le roi est autoritaire, le poète est séducteur.

La soumise est une guerrière au service de son roi ou une magicienne au service de son poète. Elle est la matrice qui reçoit les ordres du roi pour les appliquer à la lettre, ou elle reçois les impressions de son poète pour produire des résultats magnifiques.

TABLEAU 6 – LES DEUX COUPLES OPTIMAUX

L’analytique est d’essence masculine, ainsi soit il commande comme un roi, soi il obéit comme un guerrier.

Alors que le créatif est d’essence féminine, car soit il pond de la poésie, ou bien il répond à la poésie avec toute sa magie ensorcelante.

Étant donné leurs affinités communes, la guerrière sera plus heureuse avec le roi qu’avec le poète. À contrario, la magicienne sera plus dans son élément si elle se met au service du poète au lieu de se mettre sous la férule du roi.

TABLEAU 7 – LES QUATRE ARCHÉTYPES

Ce tableau en dit beaucoup sur les deux polarités et permet d’appréhender certaines incompatibilités. Si deux caractères dominants ne vont pas ensemble, ni deux caractères de soumission, il montre également que deux couleurs pareilles ne vont pas beaucoup mieux ensemble.

En électricité on a un fil noir et un fil blanc. Si on oppose deux noirs ou deux blancs on obtient qu’une minuscule énergie statique. Si au contraire on oppose un fil noir et un fil blanc, c’est alors que l’énergie pourra se mettre à circuler dans les câbles.

Examinons les quatre groupes de plus près :

Le roi est un dominant analytique, il est d’essence masculine, il est un géniteur et son commandement est sans équivoque, il est un homme alpha.

Le poète est un dominant créatif, il est d’essence féminine, il est un géniteur parce qu’il pond avec créativité, sa sensibilité féminine lui fait tendre vers androgynie.

La guerrière obéit aux ordres avec soumission, son inspiration est d’essence masculine, par conséquent elle est de nature plus androgyne que féminine.

La magicienne reflète la poésie de son poète, parce qu’elle en est sa matrice, et son essence est féminine.

Je t’invite à faire l’exercice de justifier en quoi la guerrière peut être moins compatible avec le poète et en quoi ce dernier a moins à attendre de la guerrière en te concentrant sur ces tableaux. Ensuite justifier en quoi la magicienne risque de ne pas être dans son élément avec le roi, et pourquoi ce dernier sera réticent à accorder toute sa confiance à une magicienne.

En conclusion, il n’est pas nécessaire d’êtes tous d’accord avec cette pièce de puzzle. Si cela n’aide pas à décrocher du mental, il vaut mieux passer par-dessus. Mais je l’ai mis là pour quiconque cherche à optimiser ses relations au moment qui lui sera propice à ce type de réflexion. Il n’en demeure pas moins qu’il y a des dominants qui commandent comme un roi, et d’autres qui ont la subtilité d’un poète. Comme il y a des soumises qui s’attendent à des directives autoritaires et sans équivoques, et d’autres qui préféreront une guidance plus subtile afin de développer leur force créative dans un esprit de service et de candeur.

LA FÉMINISATION

Maintenant nous allons parler de la féminisation car c’est un truc qu’on voit TRÈS souvent dans les jeux BDSM. Qu’il s’agisse d’exacerber la féminité d’une partenaire de jeux, ou d’entraîner un homme à se travestir, ce fantasme est tellement récurent qu’il va nous servir de base pour étudier certains aspects du BDSM.

Dans le monde ordinaire, et suite à ce qu’on a vu dans la section sur la sexualité, nous sommes bien obligés de constater que la féminité est bafouée, taxée de rebelle, voilée dans certains pays, et punie de mort dans les plus barbares. Tout ça est pour en arriver à produire des vraies esclaves. Parce que dans un monde d’hommes où la féminité est absente, où se trouve l’énergie entre les gens après qu’on ait abolit la polarité? Là où il n’y a plus d’énergie faute de polarités contraires, tout est MORT. Et tout devient mécanique, il n’y a qu’à lever le petit doigt pour que l’esclave mécanique s’active, et baisser ce même petit doit pour qu’elle s’efface dans sa torpeur.

De là sont probablement partis tous les fantasmes d’hommes sur les femmes féminines, et pourquoi pas sur les drags.

Dans l’optique du jeu de la féminisation, le Dominant est celui qui va éveiller la femme en toi, il va révéler ton côté féminin même si pour cela il lui faudra aussi libérer la salope qui dort dans la chambre-forte d’à côté.

La force du Dominant est qu’il possède une imagination qui dépasse celle d’un mental étroit, car son imagination est branchée sur l’inconscient collectif de ses pairs alors que le mental limité est empêtré dans un mental collectif plein de limitations. Il y a une différence entre l’inconscient et le mental. Le mental collectif est une entité stupide car il est la somme des programmes réducteurs de tous les humains qui ont été déconnectés de la réalité. Mais l’inconscient collectif est extrêmement riche et immensément créatif, parce qu’il échappe aux œillères du mental conditionné. Par son imagerie et son imagination issus de cet inconscient, le Dominant conçoit des petits rituels, et peu à peu il emmène sa compagne à s’émanciper avec lui. Je ne parle pas ici du dominant psychopathe que ne cherche qu’à épancher sa maladie mentale, mais de celui qui s’est révolté contre le formatage éducatif et qui voudrait que sa compagne le suive.

Notons que dans la réalité, les Dominants et soumises ne sont pas tous des philosophes, et ils ne se cassent pas la tête avec ces questions existentielles. Mais ils vont souvent y penser lorsqu’ils sont seuls ou lors de discussions pointues sur les forums Internet. Si je m’autorise à mettre de la théorie sur ces pages, il en sera autrement dans mes carnets de nouvelles qui se concentreront sur l’action.

Le grand principe de l’Univers voulant que l’homme soit le géniteur et la femme la matrice, cette différenciation entre l’homme et la femme sur le plan divin, a comme conséquence que la soumise languit de ce que le dominant va lui donner comme nourriture à fantasmes. Elle est prosternée à ses pieds dans l’attente qu’il implante en elle ses désirs et ses attentes.

Note : Regardons les choses en perspective. Lorsqu’une femme jure que « jamais » elle ne s’agenouillera devant un homme, se pourrait-il qu’elle soit dans son aspect mâle et dans la rébellion envers son aspect femelle? À contrario, lorsqu’un homme s’imagine être capable de s’agenouiller devant une femme, se pourrait-il que ce soit une tentative, inconsciente ou non, d’explorer sa contrepartie féminine? Car nous sommes tous androgynes, ne l’oublions jamais. Mais cette explication n’est pas unique, comme nous le verrons sur une autre page où il sera question des comportements limites.

non merci madame

Dans le monde ordinaire, en milieu de travail, familiale, social, nous vivons dans un monde d’hommes. Les femmes qui osent être féminines sont vues comme des rebelles. On domine les femmes en emplissant leur mental d’insanités pour qu’elles demeurent dans leur aspect mâle, et pour maintenir en elle cette polarité de « mâle alpha dominant » on leur donne la mission d’être les gardiennes de la morale. Ainsi la compagne d’ADAM n’est plus Ève, elle est devenue mADAMe.

Si la société était organisée autrement, s’il y avait autant de vrais mâles et de vrais femelles dans les rues, une énergie colossale animerait l’humanité. Mais lors qu’hommes et femmes sont branchés sur la même polarité, c’est comme deux positifs en électricité. Le vivant s’est éteint et nous sommes devenus des âmes mortes.

Une autre avenue est à explorer en matière de féminité des femmes. La femme très féminine peut bien être une soumise exemplaire. Mais lorsqu’il le faut, cette femme se doit d’être capable de se défendre avec dignité. Et pour cela, elle gagne à avoir une contrepartie mâle prêt à bondir si on abuse trop de sa gentillesse féminine. Puisque nous sommes androgynes.

la switch

Si la soumission est souvent la porte d’entrée dans ce monde aussi insolite qu’intense. Lorsque nombre de mises en scène font leur effet cathartique, et que nombre de pulsions sont sublimées, la personnalité se modifie. Il arrivera parfois qu’une femme habituellement soumise décide tout à coup d’explorer son côté alpha, de réveiller l’homme en elle.

Tout autant que la femelle alpha qui s’éveille, un Dominant peut subitement avoir envie de jouer lui-même le rôle de l’objet de ses désirs. C’est la femme en lui qui se réveille, et l’homme ne pourra épanouir sa contrepartie féminine que si sa partenaire de jeux est elle-même bien campé dans sa contrepartie masculine.

Portrait d’une Domina

Culturellement, les Dominants et Dominantes cachent plus de peau dans leur habillement Fetish, ce qui n’est pas le cas pour les soumises qui ont tendance à porter des vêtements plus révélateurs. Mais ce n’est pas un dogme car le contraire se voit souvent dans le nightlife. Car n’oublions pas que le corps de la femme est érotique, pas celui de l’homme. Ce faisant, lorsque les rôles sont inversés, l’homme en quête de sa propre féminité gagne à expérimenter un peu d’érotisme, alors que la femme qui vient de switcher va provoquer un blocage artificiel à l’égard de sa propre sensibilité érotique en se couvrant de cuir ou de caoutchouc.

La féminisation de l’homme, son travestissement, gagne à ce que son organe génital soit bien caché et que le reste de sa peau soit exposée ou stimulée par des matériaux féminins, et des caresses bien posées. S’il porte des vêtements féminin, alors qu’il se laisse aussi gagner par l’inconscient collectif de toute la gente féminine qui lui fera gagner du temps. Ainsi la Dominante, dans cet inversement des rôles, pourra à son tour procéder à une féminisation progressive de son soumis en le conseillant, et en dominant ses pulsions mâles.

Opinion personnelle : Lorsque le corps de la femme est stimulé avec érotisme, la conséquence est que son sexe finira par être trempé. À contrario, lorsque l’homme travesti développe son propre érotisme corporel en dehors de ses zones génitales, il ne faudrait pas le brimer d’avoir une érection spontanée. Car cette érection pourrait être la conséquence de l’éveil de son érotisme féminin intrinsèque. Il peut être opportun de lui interdire de se branler et de laisser son organe gérer lui-même la pression dans le relâchement, quitte à gicler le trop plein sans intervenir physiquement sur l’organe. Agir autrement pourrait instituer un traumatisme subrepticement. Il ne faut pas qu’un rituel devienne une cause d’impuissance car ce serait sadique en mautadit.

sexe et bdsm

Parmi les adeptes, bon nombre d’entre eux ne mélangeront jamais le sexe et le BDSM, alors que d’autres le font allègrement.

Certains considèrent le sexe comme étant une activité sacrée, réservée à l’amour. D’autres profiteront de la grande richesse du BDSM pour tenter de rendre le sexe encore plus attrayant.

Je suis autant pour l’un que pour l’autre, étant particulièrement adepte du tantra tout autant que je le suis en BDSM, deux activités parfaitement séparables comme des vases communicants.

Ainsi la soumise ouverte aux deux pratiques pourra apprécier être dominée sexuellement. Le Dominant n’a, alors, qu’à puiser dans les affaires du kinkster et du spanker pour créer des scénarios où la salope en devenir est ligotée, et bien obligée de se laisser aller sous l’action de son système nerveux parasympathique. Le Dominant peut ainsi lui claquer les fesses, et alternativement lui masser l’entrecuisse en laissant son sexe s’humidifier par ses propres moyens. Avec l’éveille de la salope, la féminité peut tout à coup sortir de sa torpeur comme un volcan qui explose.

Le Maître en Reiki et magnétiseur possède un avantage. Promenant sa main sur certains indicateurs comme un bas ventre qui se crispe, il peut tenter de libérer le blocage en envoyant de l’énergie localement. Il peut aussi provoquer une transe légère, il peut induire une relaxation corporelle ou une baisse de l’activité du mental pour transférer cette énergie vers la sensibilité corporelle.

Les pratiques sexuelles en lien avec le BDSM sont très vastes, et le BDSM lui-même très varié dans ses pratiques. Nous ferons ici abstraction des trucs qui peuvent paraître plus intimidants comme les insertions d’objet, les déjections, les flammes, etc. Je n’en fais ni la promotion ni la démonstration ici, autant par désintérêt que par choix.

Mon style de domination est davantage axé sur le spanking, le kinkyness, la domination de transformation, la sexualité alternative, et la poésie.

l’Éveil de la salope

S’il y a un tabou tenace qui empoisonne la sensualité des femmes, c’est bien celui de la salope qu’on leur a enfoncé entre les deux oreilles par un monstrueux formatage éducatif. Voilà un bon dossier à traiter par un Dominant qui trouve sa partenaire un peu trop scrupuleuse.

D’abord, quelques définitions issues du dictionnaire Google:

Salope – Nom féminin, familier injurieux.

  1. Femme dévergondée
  2. Femme méprisable

Avec une pareille définition nous pouvons reprocher à Google d’être aussi rétrograde que le Larousse de 1968. Mais poursuivons.

Dévergondé – Adjectif et nom.

  1. Qui ne respecte pas les règles de la morale sexuelle admise (traditionnellement, s’est surtout dit des femmes).
  2. Excessif, exubérant.

Cette fois nous avons un terme qui correspond très bien à la nature du kinkster: exubérant. Et qui ne respecte pas les règles de la morale sexuelle admise, en présumant que ces règles sont répressives, nous pourrions en déduire que la dévergondée est une autre façon de dire qu’elle est désinhibée.

Pour le terme kinkster, Google ne nous donne aucune définition officielle, préférant nous égarer dans le bac de sable de ses résultats de recherches.

Il y a donc de la manipulation, et par la manipulation du langage on atteint directement notre mental. Les initiés philosophes savent depuis longtemps que la précision du langage est un signe d’intelligence. Il faut donc faire très attention avec les mots qui possèdent une charge émotive. Mais poursuivons pour voir où notre curiosité nous mènera.

Exubérant – adjectif.

  1. Qui a de l’exubérance.
  2. Qui se comporte ou se manifeste sans retenue.

Exubérance – nom féminin.

  1. État de ce qui est très abondant – l’exubérance de la végétation.
  2. Vitalité, énergie irrépressible, qui se manifeste dans les comportements, les propos – Manifester sa joie avec exubérance.

Ainsi au lieu de nous être arrêtés à la première définition, nous avons examiné les mots utilisés dans une 2eme définition, et fait de même avec une 3eme. Nous avons enquêté pour voir où cela nous mène, pour finalement aboutir à une toute autre définition:

Salope = dévergondée = exubérante : Femme sans inhibition sexuelle qui manifeste sa joie avec exubérance.

Et vlan dans les dents des dictionnaires rétrogrades!

Reste que l’idée de virer comme une salope est un verrou tenace dans le cerveau de bien des femmes. Une explication se trouve peut-être plus loin où nous aborderont le mécanisme des comportements limites. Mais pour l’instant, il serait peut-être opportun de chercher quels sont les déclencheurs impliqués dans le jugement que l’on porte envers les salopes imaginaires.

exercice no 6

Ce sixième devoir consistera à allonger la check-list pour y intégrer tes penchants envers différentes pratiques sexuelles et alternatives, y compris certaines sensibilités corporelles, le type de soumission qui t’allume ou pas, et tes possibilités de switcher éventuellement.

TABLEAU 8 – CHECK-LIST – SEXUALITÉ ALTERNATIVE ET DOMINATION/SOUMISSION

Lorsque ton intérêt à l’égard d’une activité te parait ambigu, indique ce qui est le plus proche de ta réalité dans un contexte optimal. Lorsque tu connaîtras ton futur Dominant tu pourras y apporter des correctifs ou lui donner des précisions.

conseil du maître

Si tu ne te considères pas comme une femme très féminine, que tu es du genre à ne jamais te maquiller, à être toujours en jeans et t-shirt, et que tu n’as aucun dominant pour te coacher, voici quelques instructions venant de « lui-même » :

Choisi un jour de la semaine, un seul jour pour commencer. Les travailleurs sont souvent plus permissifs et décontractés le vendredi, et le code vestimentaire plus flexible. Sinon tu peux choisir une autre journée qui fera mieux l’affaire.

Cette journée-là tu porteras obligatoirement un string sous ton pantalon. Ne procrastine pas et fais-le d’ici sept jours.

Le vendredi suivant, en admettant que cette journée soit celle choisie, tu troqueras ton jeans par un legging noir.

Le vendredi d’après tu adapteras ton haut à ton legging, ça pourrait être un string-léotard noir ou blanc.

Dans l’enchaînement de ces jours consacrés à ta féminité des nouveaux morceaux sont ajoutés à ton garde-robe. Après le string-léotard ce pourrait être l’ajout d’une camisole échancrée avec de fines bretelles.

Le soir lorsque tu arriveras chez toi, tu ne porteras que le string ou string-léotard, avec un chemisier ample et déboutonné.

Chaque vendredi tu te pomponneras le visage et les lèvres, aux heures qui y seront propices.

La féminité doit faire son nid progressivement pour éviter que le mâle en toi se rebiffe, se sente menacé, et se mette à saboter tes efforts. Comme un retour au travail progressif suite à une absence prolongée, c’est progressivement que tu inviteras ta composante féminine à s’établir dans ta vie.

Lorsque la météo le permet, le legging pourra être remplacé par la jupe ample ou près du corps, ou la robe d’été qui aide à se sentir légère et vulnérable.

Lors de balades en tenue sexy il faut savoir se dissocier des badauds, et rester centrée sur soi. Ce qui n’empêche nullement de surveiller ses arrières lorsque la situation l’exige réellement. La gêne disparaît lorsque l’on est dans l’état du témoin, en évitant d’être dans l’identification.

La petite voix intérieure qui marmonne: « si tu fais cela tu es une salope » vient du mental formaté, il fait de l’identification. En te plaçant dans la perspective du témoin, tu n’accordes aucune importance aux réminiscences de cet implant collectif.

Dans l’intimité, tu pourras essayer de te stimuler érotiquement par la littérature ou l’imagerie, en ne te précipitant pas sur ton sexe comme le font les hommes pressés, laissant tes possibilités orgasmiques prendre de la vigueur à travers l’érotisme. Si tu mouilles, essaie de visualiser cette jouissance locale se répandre dans tout ton corps comme un soleil qui étend ses rayons et qui prend de l’expansion.

Une fois ta féminité parfaitement intégrée ce jour de la semaine, tu commenceras à lui consacrer une plus grande plage horaire dans ta semaine, quitte à changer d’emploi ou à modifier ton style de vie.

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