D/s

D/s = domination et soumission

Il n’y a ni Dominant sans soumise, ni soumise sans Dominant. En fétichisme de loisir nous parlons généralement de domination et soumission sous forme de jeux. Mais viendra un temps où l’on se demandera où s’arrête le jeu et où commence l’abus. Procédons pour commencer à un petit examen de « soi ».

le p’tit procès des dominants

Pour cette entrée en matière nous allons illustrer un procès des dominants, à la manière d’un procès tout à fait juste et impartial. La seule différence entre la réalité et cette fiction est que je vais plaider des deux côtés à la fois, et toi seule qui lit tout ceci sera juge.

Dans les pages précédentes, notamment dans mes introductions, j’ai plaidé plusieurs causes qui se rattachent à celles des guérisseurs. Dans la réflexion qui va suivre, je vais tenter d’éliminer ce qui pourrait autrement devenir un terrible malentendu.

J’ai lu plusieurs articles sur le web, récemment, sur le fait que certains thérapeutes tenteraient de guérir l’homosexualité chez les autres, et apparemment que leurs services seraient mêmes couverts par certaines compagnies d’assurances. En tant que témoin virtuel de cette absurdité souvent relayée sur Facebook, j’aimerais poser une question à ces thérapeutes de l’orientation sexuelle : pourquoi guérir l’homosexualité et non l’hétérosexualité, pourquoi l’une serait une maladie mais pas l’autre?

Quoi qu’ils en diront, je possède aussi ma réponse : ces thérapeutes voient les choses sous cet angle parce qu’ils seraient eux-mêmes coincés entre les deux orientations et c’est toujours plus facile de soigner les autres. Mais je vois aussi une toute autre maladie en eux, ils auraient une maladie qui n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. Car sans cette maladie, ils laisseraient les gais tranquilles et se mêleraient de leurs affaires. Il est question ici de la personnalité narcissique. Ne reste plus qu’à imaginer des homosexuels qui soignent les personnes narcissiques aux frais des assurances.

Il y a un autre problème qui est sorti dans certains médias plus traditionnels, qui a peut-être jeter un certain discrédit sur le type de dominant que nous sommes: un personnage riche et puissant aurait invité une subalterne chez-lui, ou une simple connaissance. Dès qu’il a refermé la porte derrière elle, il l’a agrippé par la gorge pour la forcer à avoir des relations sexuelles. Lorsque l’affaire s’est rendu devant le tribunal, le gars s’est mis à plaider le BDSM, comme un joker qu’on sort de la manche pour se tirer facilement d’affaires. Mais pour nous il existe une bonne façon de nous différencier de ces habiles manipulateurs qui se sentent parfaitement capables de tromper les tribunaux, c’est la fameuse check-list que nous avons débuté. La femme avait-il transmise par courriel certains fantasmes, notamment qu’elle aimerait que l’homme prenne le contrôle de manière aussi brutale aussitôt qu’elle serait chez lui?

Une autre sorte de malade risque aussi plaider la cause du BDSM dans le but de tromper tout le monde, c’est le pervers narcissique décrié par certains blogues spécialisés qui les accusent d’être d’habiles séducteurs cherchant toujours à changer l’autre.

Cela nous emmène à une question fondamentale : qu’est-ce qui est intéressant pour une soumise, et où ça commence à l’être moins. Et en quoi le thérapeute homophobe rejoint les autres types de narcissiques? Et comment distinguer le dominant qui nous intéresse des autres qui souffrent d’une maladie? Nous allons tenter d’y répondre.

Oh miroir !

Oh miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est le moins narcissique. Car voici mon histoire. Enfant, il ne m’a jamais été permis d’être moi-même. Et adolescent, on m’a toujours mis des bâtons dans les roues pour que je ne puisse gouter aux joies de l’amour. Ma seule consolation fut de pouvoir dévorer des dizaines livres de psychologie pendant que ma libido se comprimait comme un ressort. Et un jour, paf! La gâchette libéra tout le potentiel de cette énergie accumulée. Dans l’année qui suivit le décès de mon père, je suis devenu naturiste, échangiste, polygame, sadomasochiste, et adepte du tantrisme. Depuis cette année charnière, j’ai la plupart du temps considéré tous les gens que l’on dit « normaux » comme des malades, comme des faibles qui ont été lessivées par l’Église Catholique et endoctrinés par les médias contrôlés par les gouvernements et l’élite mondiale.

Mais ne me juge pas trop vite! Car cet aveu représente seulement la moitié de l’histoire. Voici l’autre moitié maintenant.

Alors oui j’ai lu des dizaines de livres de psychologies, et je m’intéresse aussi à l’ésotérisme depuis plus de quarante ans. J’ai aussi des dons psychiques, et quand je cherche réponse à une question très pointue je parviens toujours à mes fins.

Chemin faisant, j’ai toujours cherché à comprendre le POURQUOI de cette répression du plaisir, par l’Église et par le gouvernement. Eh bien, sur une autre page je parle de la magie sexuelle et je pense qu’elle est là l’explication. J’en ai conclu qu’il existe une relation « Maître – esclave » entre les élites et la population, et que les membres de l’élite agissent comme de parfaits psychopathes. Ainsi par le formatage éducatif obligatoire, on attaque les enfants sur plusieurs fronts : on réduit leur intelligence, on bafoue leur créativité, on les culpabilise envers tout désir naturel, et on les sépare de leur âme. Et pour ce faire, on endort leur intelligence en leur apprenant à raisonner dans un esprit logique, on remplace leur créativité par le conformisme social et la crainte du jugement d’autrui, on oriente leurs désirs vers une carrière qui en fera de bons serviteurs de l’élite, et on éjecte l’âme de la triade âme-corps-esprit par un mental policier qu’on programme pour être le gardien du temple.

Monsieur le juge, madame la juge!

Oui j’ai fait beaucoup de déprogrammation au cours de ma carrière de séducteur, et oui j’en ai convertis des filles de bonne famille après être entré dans leur vie, et vu des pères et mères dans le désarroi et se révolter contre moi en découvrant que leur fille était devenu en peu de temps une parfaite lubrique s’adonnant à des partouze et la magie du sexe.

Et j’ai effectivement joué la même carte que les thérapeutes de l’homosexualité en faisant exactement le contraire de ce qu’ils font. Et j’ai parfois imité le pervers narcissique dans certaines de mes relations. Mais c’était pour guérir ces pauvres filles de la pudibonderie, que j’ai toujours jugé comme étant une limitation mentale. Car j’ai toujours considéré le formatage éducatif comme une agression orchestrée par une élite esclavagiste qui a osé mettre des millions d’enfants dans une prison 5 heures par jour, obligé à s’asseoir à un pupitre pour y subir un lavage de cerveau. En conséquence, je plaide que le narcissisme m’apparaît comme un terme inadéquat, car manquant cruellement de nuance. Employer ce terme serait faire preuve d’une pensée binaire, ce serait mettre un paquet de monde dans le même panier. Il faudra donc trouver un autre descriptif, sinon j’accuse TOUS les professeurs et tous les psychologues, et même tous les juges, d’être de parfaits pervers narcissiques.

Il y a aussi le sens du devoir envers mes semblables. Toutes celles qui sont trop attachées à leur pudibonderie, je les laisse de côté car il faut savoir choisir nos batailles. Mais pour celles qui en ont le potentiel, la connaissance de soi est mon arme ultime. Et de la connaissance vient la lumière. Je suis un travailleur de la lumière, et j’éclair quiconque recherche ma compagnie.

quelques notions sur la polarité

L’homme alpha est foncièrement un dominant, et la femme oméga une soumise naturelle.

L’homme est un géniteur, alors que la femme est une matrice.

Tout géniteur est un génie créateur.

Le géniteur fournit le plan, la matrice le met en forme et en fait naître une merveille.

Mais en tout homme dort une femme, et en toute femme dort un homme.

L’androgynie rend les rôles inversibles.

Une switch est un joueur qui peut intervertir les rôles Dominant/dominé à tout moment.

Ainsi une femme soumise peut décider du jour au lendemain de se faire alpha dominante.

Un Dominant oméga est comme une soumise alpha, le premier peut manquer de poigne et la seconde être rébarbative.

Les tièdes et sont souvent évités, car une polarité diluée est comme un boyau fissuré, on s’en passerait bien.

le dominant

Les Dominant que nous allons découvrir se distingue du Top en bondage et du Top en spanking. Car si le Top en bondage ne fait que répondre aux besoins de sa partenaire de jeu, il n’est pas forcément un dominant. Et le Top en spanking, lui aussi n’est pas nécessairement un dominant s’il ne fait que s’occuper du fessier de l’amatrice de fessées.

Le Dominant (ce mot s’écrit culturellement avec un « D » majuscule ») vise beaucoup plus loin qu’être un simple opérateur de bondage et spanking. Il vise la transformation de sa partenaire en l’objet de ses fantasmes. Il use de tous les moyens consentis par la check-list de sa soumise pour en faire la meilleure partenaire de jeu qu’il ait pu en rêver, aidé de toute son expérience et son imagerie mentale, avec en bout de ligne une amitié aussi intense que l’amour fou, à moins qu’il opte carrément pour cette deuxième option.

Le Dominant donne le ton, la soumise s’accomplit dans le cadre qui lui est proposé. Il est le génie créateur, elle est sa matrice qui va tout transformer en faits réels et jouissifs.

Entraînement à la soumission
LA SOUMISE

La soumission en BDSM est toujours volontaire, elle est consentie dans un esprit de jeu.

Dans la communauté fétichiste on demande aux soumises de vouvoyer les Top, les Dominants et les Maîtres. Aux deux premiers on dit « Monsieur » plutôt que l’appeler par son nom ou surnom, au dernier on dit « Maître » au lieu de Monsieur. Les trois ne se vouvoient pas entre eux et ils s’interpellent généralement par leur surnom.

La soumise n’est pas une esclave, elle se distingue de l’esclave du fait que sa soumission est consentie et limitée dans le temps. Et la soumise possède son libre-arbitre, alors que l’esclave véritable en est dépossédée.

LE MAÎTRE

Lui, il est un être à part. Plutôt que le décrire, je te laisse le temps de le découvrir intuitivement. Le plus doux des cadeaux que tu pourras lui faire, c’est de lui faire savoir que tu le reconnais en tant que tel. Cette reconnaissance doit venir de toi, elle ne se commande pas. Lorsqu’un Maître est vouvoyé par une soumise, son cœur en est touché et une connexion s’établit. Lorsqu’elle lui dit « Maître !» avec sincérité, ça le touche car il voit en elle une disciple sincère.

Cette reconnaissance est comme le « Namatse » des adeptes du tantrisme, le « je reconnais le divin en toi » que les deux se disent réciproquement. Ici il est question que l’une reconnaisse le Maître en l’homme, et l’autre la disciple en la femme. Fait avec sincérité, ce bref rituel touche directement l’âme des deux rôles players.

Être reconnu comme un Maître est un cadeau de la vie qui se partage, mais qui se mérite aussi. On ne naît pas Maître, mais on le devient à force d’épreuves et d’ouverture sur les plans invisibles. La plus grande réalisation que puisse faire un Maître, dans l’absolu et pas forcément dans un contexte de jeu, est d’élever une disciple vers les plans supérieurs de l’existence. Le fétichisme n’en est qu’un moyen, mais loin d’être le seul.

Ce point de vue personnel étant exprimée, je ne dénigre aucunement le Dominant qui s’autoproclame Maître, et je reconnais qu’il peut posséder toute la science requise pour entraîner une soumise dans la félicité si tel est son but.

LES 4 ARCHÉTYPES EN BDSM

Ici nous allons encore jouer avec la psychologie pour tâcher de comprendre la cause des meilleures affinités, et celle des incompatibilités. Je vais te demander de te concentrer sur un tableau à la fois. Tu peux tous les regarder, mais reviens ensuite au premier et imprègne-toi en.

TABLEAU 5 – LES DEUX PÔLES OPPOSÉS

Le Dominant est un roi ou un poète, dans un cas comme dans l’autre il est un géniteur. Le roi commande pour faire la loi, le poète commande pour embellir. Le roi est autoritaire, le poète est séducteur.

La soumise est une guerrière au service de son roi ou une magicienne au service de son poète. Elle est la matrice qui reçoit les ordres du roi pour les appliquer à la lettre, ou elle reçois les impressions de son poète pour produire des résultats magnifiques.

TABLEAU 6 – LES DEUX COUPLES OPTIMAUX

L’analytique est d’essence masculine, soit il commande comme un roi, soi elle obéit comme un guerrier.

Alors que le créatif est d’essence féminine, soit il pond de la poésie, ou bien elle répond à la poésie avec toute sa magie ensorcelante.

Étant donné leurs affinités communes, la guerrière sera plus heureuse avec le roi qu’avec le poète.

À contrario, la magicienne sera plus dans son élément si elle se met au service du poète plutôt qu’être sous la férule du roi.

TABLEAU 7 – LES QUATRE ARCHÉTYPES

Ce tableau en dit beaucoup sur les deux polarités et permet d’appréhender certaines incompatibilités. Si deux caractères dominants ne vont pas ensemble, ni deux caractères de soumission, il montre également que deux couleurs pareilles ne vont pas beaucoup mieux ensemble.

En électricité on a un fil noir et un fil blanc. Si on oppose deux noirs ou deux blancs on obtient pour toute énergie que de l’électricité statique. Si au contraire on oppose un fil noir et un fil blanc, c’est alors que l’énergie peut se mettre à circuler dans les câbles.

Examinons les quatre groupes de plus près :

Le roi est un dominant analytique, il est d’essence masculine, il est un géniteur et son commandement est sans équivoque, il est un homme alpha.

Le poète est un dominant créatif, il est d’essence féminine, il est un géniteur parce qu’il pond avec créativité, sa sensibilité lui fait tendre vers androgynie.

La guerrière obéit aux ordres avec soumission, son inspiration est d’essence masculine, par conséquent elle est de nature plus androgyne que féminine.

La magicienne reflète la poésie de son poète, parce qu’elle en est sa matrice, et son essence est féminine.

Je t’invite à faire l’exercice de justifier en quoi la guerrière peut être moins compatible avec le poète et en quoi ce dernier a moins à attendre de la guerrière en te concentrant sur ces tableaux. Ensuite justifier en quoi la magicienne risque de ne pas être dans son élément avec le roi, et pourquoi ce dernier sera réticent à accorder toute sa confiance à une magicienne.

En conclusion, il n’est pas nécessaire d’êtes tous d’accord avec cette pièce de puzzle. Si cela n’aide pas à décrocher du mental, il vaut mieux passer par-dessus. Mais je l’ai mis là pour quiconque cherche à optimiser ses relations au moment qui lui sera propice à ce type de réflexion. Il n’en demeure pas moins qu’il y a des dominants qui commandent comme un roi, et d’autres qui ont la subtilité d’un poète. Comme il y a des soumises qui s’attendent à des directives autoritaires et sans équivoques, et d’autres qui préféreront une guidance plus subtile afin de développer leur force créative dans un esprit de service et de candeur.

LA FÉMINISATION

Maintenant nous allons parler de la féminisation car c’est un truc qu’on voit TRÈS souvent dans les jeux BDSM. Qu’il s’agisse d’exacerber la féminité d’une partenaire de jeux, ou d’entraîner un homme à se travestir, ce fantasme est tellement récurent qu’il va nous servir de base pour étudier certains aspects du BDSM.

Dans le monde ordinaire, et suite à ce qu’on a vu dans la section sur la sexualité, nous sommes bien obligés de constater que la féminité est bafouée, taxée de rebelle, voilée dans certains pays, et punie de mort dans les plus barbares. Tout ça est pour en arriver à produire des vraies esclaves. Parce que dans un monde d’hommes où la féminité est absente, où est l’énergie entre les gens après qu’on aient abolit la polarité? Là où il n’y a plus d’énergie faute de polarités contraires, tout est MORT. Et tout devient mécanique, il n’y a qu’à lever le petit doigt pour que l’esclave mécanique s’active, et baisser ce même petit doit pour qu’elle s’efface dans sa torpeur.

De là sont probablement partis tous les fantasmes d’hommes sur les femmes féminines, et pourquoi pas sur les drags.

Dans l’optique du jeu de la féminisation, le Dominant est celui qui va éveiller la femme en toi, il va révéler ton côté féminin même si pour cela il lui faudra aussi libérer la salope qui dort dans la chambre-forte d’à côté.

La force du Dominant est qu’il possède une imagination qui dépasse celle d’un mental étroit, car son imagination est branchée sur l’inconscient collectif de ses pairs alors que le mental limité est empêtré dans un mental collectif plein de limitations. Il y a une différence entre l’inconscient et le mental. Le mental collectif est stupide et son imagination est limité, car il est la somme des programmes réducteurs de tous les humains qui ont été déconnectés de la réalité. Mais l’inconscient collectif est extrêmement riche et immensément créatif, parce qu’il échappe aux œillères du mental conditionné. Par son imagerie et son imagination issus de cet inconscient, le Dominant conçoit des petits rituels, et peu à peu il emmène sa compagne à s’émanciper avec lui.

Notons que dans la réalité les Dominants et soumises ne sont pas tous des philosophes, et ils ne se cassent pas la tête avec ces questions existentielles. Mais ils vont souvent y penser lorsqu’ils sont seuls ou lors de discussions pointues sur les forums Internet. Si je m’autorise à mettre de la théorie sur ces pages, il en sera autrement dans mes carnets de nouvelles.

Le grand principe de l’Univers voulant que l’homme soit le géniteur et la femme la matrice, cette différenciation entre l’homme et la femme sur le plan divin, a comme conséquence que la soumise languit de ce que le dominant va lui donner comme nourriture à fantasmes. Elle est prosternée à ses pieds dans l’attente qu’il implante en elle ses désirs et ses attentes.

Note : Regardons les choses en perspective. Lorsqu’une femme se jure que « jamais » elle ne s’agenouillera devant un homme, elle est dans son aspect mâle et dans la rébellion envers son aspect femelle. À contrario, lorsqu’un homme s’imagine être capable de s’agenouiller devant une femme, il reconnait qu’il possède aussi une contrepartie féminine même s’il n’en est pas nécessairement conscient. Car nous sommes tous androgynes, ne l’oublions jamais.

non merci madame

Dans le monde ordinaire, en milieu de travail, familiale, social, nous vivons dans un monde d’hommes. Les femmes qui osent être féminines sont vues comme des rebelles. On domine les femmes en emplissant leur mental d’insanités pour qu’elles demeurent dans leur aspect mâle, et pour maintenir en elle cette polarité de « mâle alpha dominant » on leur donne la mission d’être les gardiennes de la morale. Ainsi la compagne d’ADAM n’est plus Ève, mais mADAMe.

Si la société était organisée autrement, s’il y avait autant de vrais mâles et de vrais femelles dans les rues, une énergie colossale animerait l’humanité. Mais lors qu’hommes et femmes sont branchés sur la même polarité, c’est comme deux positifs en électricité. Le vivant s’est éteint et nous sommes devenus des âmes mortes.

Une autre avenue est à explorer en matière de féminité des femmes. La femme très féminine peut bien être une soumise exemplaire. Mais lorsqu’il le faut, cette femme se doit d’être capable de se défendre avec dignité. Et pour cela, elle gagne à avoir une contrepartie mâle prêt à bondir si on abuse de sa trop grande gentillesse. Puisque nous sommes androgynes.

la switch

Si la soumission est souvent la porte d’entrée dans ce monde aussi insolite qu’intense. Lorsque nombre de mises en scène font leur effet cathartique, et que nombre de pulsions sont sublimées, la personnalité se modifie. Il arrivera parfois qu’une femme habituellement soumise décide tout à coup d’explorer son côté alpha, de réveiller l’homme en elle.

Tout autant que la femelle alpha qui s’éveille, un Dominant peut subitement avoir envie de jouer lui-même le rôle de l’objet de ses désirs. C’est la femme en lui qui se réveille, et l’homme ne pourra pas épanouir sa contrepartie féminine si sa partenaire de jeux n’est pas elle même bien campé dans sa contrepartie masculine.

Portrait d’une Domina

Culturellement, les Dominants et Dominantes cachent plus de peau dans leur habillement Fetish, ce qui n’est pas le cas pour les soumises qui ont tendance à porter des vêtements plus révélateurs. Car n’oublions pas que le corps de la femme est érotique, pas celui de l’homme. Ce faisant, lorsque les rôles sont inversés, l’homme en quête de sa propre féminité gagne à expérimenter un peu d’érotisme, alors que la femme qui vient de switcher va provoquer un blocage artificiel à l’égard de sa propre sensibilité érotique.

La féminisation de l’homme, son travestissement, gagne à ce que son organe génital soit bien caché et que le reste de sa peau soit exposée, stimulée par des matériaux féminins, et des caresses bien posées. S’il porte des vêtements féminin, alors qu’il se laisse gagner par l’inconscient collectif de toute la gente féminine. Ainsi la Dominante, dans cet inversement des rôles, pourra à son tour procéder à une féminisation progressive de son soumis en le conseillant, et en dominant ses pulsions mâles.

Observation personnelle : Lorsque le corps de la femme est stimulé avec érotisme, la conséquence est que son sexe finira par être trempé. À contrario, lorsque l’homme travesti développe son propre érotisme corporel en dehors de ses zones génitales, il ne faudrait pas le brimer d’avoir une érection spontanée. Car cette érection pourrait être la conséquence de l’éveil de son érotisme féminin intrinsèque. Le mieux est de lui interdire de se branler, de laisser son organe gérer lui-même la pression et de se relâcher, quitte à gicler le trop plein sans intervenir physiquement sur l’organe. Agir autrement pourrait instituer un traumatisme subrepticement, et n’être que de la perversion narcissique de la part de la dominante.

sexe et bdsm

Parmi les adeptes, bon nombre d’entre eux ne mélangent jamais le sexe et le BDSM, alors que d’autres le font allègrement.

Certains considère le sexe comme étant une activité sacrée, réservée à l’amour. D’autres profiteront de la grande richesse du BDSM pour tenter de rendre le sexe encore plus attrayant.

Je suis autant pour l’un que pour l’autre, étant particulièrement adepte du tantra autant que je le suis en BDSM, deux activités parfaitement séparables comme des vases communicants.

Ainsi la soumise ouverte aux deux pratiques pourra apprécier être dominée sexuellement. Le Dominant n’a, alors, qu’à puiser dans les affaires du kinkster et du spanker pour créer des scénarios où la salope en devenir est ligotée, et bien obligée de se laisser aller sous l’action de son système nerveux parasympathique. Le Dominant peut ainsi lui claquer les fesses, et alternativement lui masser l’entrecuisses en laissant son sexe s’humidifier par ses propres moyens. Avec l’éveille de la salope, la féminité peut tout à coup sortir de sa torpeur comme un volcan qui explose.

Le Maître en Reiki et magnétiseur possède un avantage. Promenant sa mains sur certains indicateurs comme un bas ventre qui se crispe, il peut tenter de libérer le blocage en envoyant de l’énergie localement. Il peut aussi provoquer une transe légère, il peut induire une relaxation corporelle ou une baisse de l’activité du mental pour transférer cette énergie vers la sensibilité corporelle.

Les pratiques sexuelles en lien avec le BDSM sont très vastes, et le BDSM lui-même très varié dans ses pratiques. Nous ferons ici abstraction des trucs qui peuvent paraître plus intimidants comme les insertions d’objet, les déjections, les flammes, etc. Je n’en fais ni la promotion ni la démonstration ici, autant par désintérêt que par choix.

Mon style de domination est davantage axé sur le spanking, le kinkyness, la domination de transformation, la sexualité alternative, et la poésie.

l’Éveil de la salope

S’il y a un tabou tenace qui empoisonne la sensualité des femmes, c’est bien celui de la salope qu’on leur a enfoncé entre les deux oreilles par un monstrueux formatage éducatif. Voilà un bon dossier à traiter par un Dominant qui trouve sa partenaire un peu trop scrupuleuse.

D’abord, quelques définitions issues du dictionnaire Google:

Salope – Nom féminin, familier injurieux.

  1. Femme dévergondée
  2. Femme méprisable

Avec une pareille définition nous pouvons reprocher à Google d’être aussi rétrograde que le Larousse de 1968. Mais poursuivons.

Dévergondé – Adjectif et nom.

  1. Qui ne respecte pas les règles de la morale sexuelle admise (traditionnellement, s’est surtout dit des femmes).
  2. Excessif, exubérant.

Cette fois nous avons une définition qui correspond très bien à la nature du kinkster.

Pour le terme kinkster, Google ne nous donne aucune définition officielle, préférant nous égarer dans le bac de sable des résultats de recherches.

Il y a donc de la manipulation, et par la manipulation du langage on atteint directement notre mental. Les initiés philosophes savent depuis longtemps que la précision du langage est un signe d’intelligence. Il faut donc faire très attention avec les mots qui possèdent une charge émotive. Mais poursuivons pour voir où notre persévérance nous mènera.

Exubérant – adjectif.

  1. Qui a de l’exubérance.
  2. Qui se comporte ou se manifeste sans retenue.

Exubérance – nom féminin.

  1. État de ce qui est très abondant – l’exubérance de la végétation.
  2. Vitalité, énergie irrépressible, qui se manifeste dans les comportements, les propos – Manifester sa joie avec exubérance.

Ainsi au lieu de nous arrêter à la première définition, on examine les mots utilisés dans la définition pour voir où cela nous mène. Ce qui emmène un changement de perception:

Salope = dévergondée = exubérante : Femme qui s’écoute sexuellement et qui manifeste sa joie avec exubérance.

Et vlan dans les dents des dictionnaires rétrogrades!

Devoir no 6

Ce septième devoir consistera à allonger la check-list pour y intégrer tes penchants envers différentes pratiques sexuelles et alternatives, y compris certaines sensibilités corporelles, l’exhibitionnisme, les goûts vestimentaires qui en révélera beaucoup sur ta personnalité, le type de soumission qui t’allume ou pas, et tes possibilités de switcher éventuellement.

TABLEAU 8 – TRAVAIL SUR LA SEXUALITÉ ALTERNATIVE

Lorsque ton intérêt à l’égard d’une activité te parait ambiguë, indique ce qui est le plus proche de ta réalité dans un contexte optimal. Lorsque tu connaîtras ton futur Dominant tu pourras alors y apporter des correctifs ou lui donner des précisions.

conseil du maître

Si tu ne te considères pas comme une femme très féminine, que tu es du genre à ne jamais te maquiller, à être toujours en jeans et t-shirt, et que tu n’as aucun dominant pour te coacher, voici quelques instructions venant de « lui-même » :

Choisi un jour de la semaine, un seul jour pour commencer. Les travailleurs de bureaux sont souvent plus permissifs le vendredi, et plus décontracté, et le code vestimentaire plus flexible. Sinon tu peux choisir une autre journée qui fera mieux l’affaire.

Cette journée-là tu porteras obligatoirement un string sous ton pantalon. Ne procrastine pas et fais-le d’ici sept jours.

Le vendredi suivant, en admettant que cette journée soit celle choisie, tu troqueras ton jeans par un legging noir.

Le vendredi d’après tu adapteras ton haut à ton legging, ça pourrait être un string-léotard noir ou blanc.

Dans l’enchaînement de ces jours consacrés à ta féminité des nouveaux morceaux sont ajoutés à ton garde-robe. Après le string-léotard ce pourrait être l’ajout d’une camisole échancrée avec de fines bretelles.

Le soir lorsque tu es chez toi, tu ne porteras que le string ou string-léotard, avec un chemisier ample et déboutonné.

Chaque vendredi tu te pomponneras le visage et les lèvres, aux heures qui y seront propices.

La féminité doit faire son nid progressivement pour éviter que le mâle en toi se rebiffe, se sente menacé, et se mette à saboter tes efforts. Comme un retour au travail progressif suite à une absence prolongée, c’est progressivement que tu inviteras ta composante féminine à s’établir dans ta vie.

Lorsque la météo le permet, le legging pourra être remplacé par la jupe ample ou près du corps, ou la robe d’été qui aide à se sentir légère et vulnérable.

Lors de balades en tenue sexy il faut savoir se dissocier des badauds, et rester centrée sur soi. Ce qui n’empêche nullement de surveiller ses arrières lorsque la situation l’exige réellement. La gêne disparaît lorsque l’on est dans l’état du témoin, en évitant d’être dans l’identification.

La petite voix intérieure qui marmonne: « si tu fais cela tu es une salope » vient du mental formaté, il fait de l’identification. En te plaçant dans la perspective du témoin, tu n’accordes aucune importantes aux réminiscences de cet implant.

Dans l’intimité, tu pourras essayer de te stimuler érotiquement par la littérature ou l’imagerie, en ne te précipitant pas sur ton sexe comme le font les hommes pressés, laissant tes possibilités orgasmiques prendre de la vigueur à travers l’érotisme. Si tu mouilles, essaie de visualiser cette jouissance locale se répandre dans tout ton corps comme un soleil qui étend ses rayons et qui prend de l’expansion.

Une fois ta féminité parfaitement intégrée ce jour de la semaine, tu commenceras à lui consacrer une plus grande plage horaire dans ta semaine, quitte à changer d’emploi ou à modifier ton style de vie.

Kinksters

Nous allons étudier nos amis les kinksters de façon à voir clair en matière de relations qui sont tout sauf ordinaires, et tout le contraire de ceux qu’on nomme les vanilles.. Nous tenterons de savoir aussi où les trouver.

Les dictionnaires en lignes ne s’entendent pas tous sur la définition de « kinkster » mais ce terme désigne généralement un adepte de la sexualité non conventionnelle. Cette définition est cependant imprécise parce qu’un bon pourcentage de kinksters ne mélangent pas le BDSM et la sexualité qu’ils préfèrent vivre séparément et parfois avec des partenaires différents.

Le but n’est pas de prendre une liste de tous les rôles pouvant s’attribuer à un kinkster et la recopier ici car il n’y aurait rien d’original. Nous allons nous en tenir à ce que chacun et chacune puisse découvrir le type de partenaire qui convient le mieux à ses fantasmes. Car rien n’est plus démoralisant que de tomber sur quelqu’un qui exploite notre naïveté et qui nous déçoit. Il faut savoir ce que l’on cherche, et connaître ce que l’on cherche.

partenaires multiples

Les kinksters qui sont ouvert à partager leur intimité avec plus d’une personne sont légions. Il est bon alors de savoir faire la différence entre un Don Juan, un polygame et un Casanova.

Don Juan

Le Don Juan est un séducteur sadique sexuel. Son mode opératoire consiste à séduire une femme pour accéder à son intimité sur la base du consentement. Mais une fois la copulation terminée, il prend la poudre d’escampette. Il refuse de revoir la femme qu’il a « fourrée » et se délecte des textos qu’elle lui envoie pour essayer de le relancer. Et s’il en a l’occasion il ne se gênera nullement pour la déshonorer en se vantant devant ses chums de l’avoir rejeté comme une guenille sale après l’avoir baisé comme une cruche. Le pauvre homme a peut-être vécu l’abandon quand il était petit, et une fois devenu adulte il se venge contre sa mère en essayant de faire le plus de victimes possibles.

Le polygame

À l’autre extrémité se trouve l’activité du polygame qui, chaque fois qu’il trouve une femme de son goût, essaye de l’aimer au point de pouvoir vivre maritalement. Et il poursuit son but tant que son lit est assez grand pour pouvoir contenir toutes ses conquêtes. Et pour se tirer facilement d’affaires il espère que toutes ses femmes soient bisexuelles afin de former un ménage à plusieurs où il sera le seul mâle admis.

Le Casanova

La vie d’un Casanova est différente des deux autres, parce que lui il séduit avec l’intention de nouer une relation stable gagnant-gagnant, sans les inconvénients de vivre maritalement.

Ainsi le Casanova peut être le kinkster le plus versatile de tous. Il peut aimer et pratiquer la sexualité conventionnelle avec une partenaire régulière, en aimer une autre de façon platonique, en avoir une troisième pour ses activités de clubbing fétichistes, et une quatrième amatrice de fessées érotiques qui n’est pas attirée par les clubs et le fétichisme social et vestimentaire. Contrairement au sadique sexuel, il est dans l’intérêt du Casanova à ce que ses relation dure le plus longtemps possible, car la compatibilité peut croître avec le temps.

Deux problèmes sont récurrents chez le Casanova. Lorsqu’une femme se sent bien traitée par un homme, elle aura tendance à vouloir former un couple exclusif. Et si ses tentatives de former un couple exclusif échouent, elle finira par se retrouver dans les bras d’un homme plus exclusif et elle mettra fin à sa relation avec le Casanova.

Lorsque le premier problème survient, un Casanova averti peut tenter un rapprochement en proposant une relation de couple ouvert, ce sur quoi 9 femmes sur 10 risquent d’être rebutée. Et c’est ainsi qu’il fini par débusquer la perle rare dans le lot. Et lorsque c’est le deuxième problème qui survient, c’est pour lui une nouvelle occasion de drague pour mettre une nouvelle conquête sur l’espace laissé vacant.

couples ouverts

Il y a plusieurs sortes de couples ouverts, à commencer par les couples dont seul l’homme prétend que son couple est ouvert alors que sa femme ne le sait même pas. La moindre des choses lorsqu’un homme dit que son couple est ouvert, c’est qu’il soit ouvert à ce qu’on communique avec sa douce moitié avant une première expérience intime.

Nos cousins les échangistes

Avant de tout les rejeter du revers de la main il est bon d’avoir l’heure juste sur ce phénomène et d’être libéré de tout préjugé. De même qu’il est bon de savoir que les couples échangistes ne font pas tous n’importe quoi, qu’il y a entente réciproque sur ce qu’ils veulent échanger et sur les exclusivités qu’ils préfèrent garder pour eux.

En principe les couples échangistes se divisent en deux groupes, les mélangistes et les échangistes. Les mélangistes sont davantage axés sur les préliminaires, les câlins et les caresses avec d’autres partenaires, mais se réservent la pénétration. Tandis que les échangistes font tout avec les partenaires d’échange, depuis les préliminaires jusqu’à la relation complète. Tous les échangistes mettent le condom, à plus forte raison lorsqu’ils sont en club.

Certains couples tournent autour du fait que les conjointes respectives sont bisexuelles et s’adonnent à cette activité pour satisfaire la femme d’abord, et une fois les deux femmes satisfaite les conjoints respectifs se joindront à la partie de plaisir.

Il est rare que les couples échangistes fonctionnent séparément ou dans des pièces distincts. Et il est tout aussi rare que des couples mariés ou en union de fait soient à l’aise d’échanger avec un Casanova qui y serait avec une amie avec qui il n’a aucune vie maritale. Quant aux hommes célibataires, y faire sa place en club n’est pas toujours de tout repos car l’offre dépasse largement la demande alors que c’est tout le contraire pour la femme célibataire.

Il est bon de savoir que dans les milieux libertins les femmes sont extrêmement respectées. Et en tout Être érotique qu’elles sont, elles vont porter ce qu’il y a de plus sexy et jamais elle se sentirons traitées de manière inconsidérée.

Les couples vanille / bdsm

Plusieurs aléas de la vie peut emmener un kinkster à vivre en union maritale avec une personne vanille, notamment l’amour qui peut être plus fort que les différences. Un kinster peut avoir choisi de privilégier la stabilité avec une vanille qui l’aime de façon inconditionnelle, et avoir beaucoup trop à perdre s’il voulait recommencer sa vie avec une autre kinkster rencontrée en ligne par exemple. Car le destin ne se montre pas toujours coopératif envers nos fantasmes, même s’il arrive que le BDSM soit un besoin temporaire et se dissipe au bout de quelques années. Mais un couple dont l’un vit dans l’ennui en est un qui risque de se rompre.

Adopter le style du Casanova est souvent une bonne solution pour permettre à un kinster vivant en couple de vivre ses fantasmes avec quelqu’un d’autre. La tromperie n’est pas automatique, car il peut y avoir entente réciproque dans le couple pour que le kinkster voie une autre partenaire pour ses activités BDSM. Pour la confiance, il vaut mieux dans ce cas que sa partenaire apprenne tout de lui-même sur ses nouvelles relations avant de l’apprendre par la bouche de quelqu’un d’autre. Par ailleurs il est inutile que la divulgation rentre dans les détails au point de permettre à la personne non impliquée de se perdre dans les comparaisons, car c’est là qu’un malaise pourrait se produire.

Il y a cependant un piège récurrent qui mérite d’être pris en compte. C’est la jalousie excessive de la personne vanille qui cherche à faire obstacle, cette jalousie peut aussi être le paravent d’un sadisme sentimental dont se délecte la personne jalouse qui tente de tout contrôler par ce moyen. L’arme ultime contre ces rabats-joie est la séparation.

Les couples candaulistes

Le candaulisme est le contraire de la jalousie. Il y en a un qui aime exposer l’autre à la joie d’un tiers ou de toute la galerie. Du point de vue philosophique il y a à comprendre que dans le candaulisme il y en a un qui aime se trouver dans l’état de témoin alors que l’autre prend plaisir à s’identifier à la mise en scène.

Un fantasme courant chez les couples s’adonnant au candaulisme est un homme qui aime voir sa femme porter des vêtements sexy en public.

C’est aussi une bonne solution de rechange pour les kinksters qui sont en couple avec une vanille et qui veulent s’éviter de devoir gérer une relation avec une célibataire qui jouit d’une liberté sentimentale que lui n’a pas. Dans ce cas de figure nous avons deux couples, deux hommes et deux femmes. Nous avons une femme qui ne participe à rien puisqu’elle est vanille, l’autre femme est une soumise qui vit ses fantasmes avec le kinkster, et le conjoint de cette dernière qui s’en met plein la vue en regardant sa femme se faire dominer. Pour les quatre c’est du gagnant-gagnant.

Des candaulistes se retrouvent aussi dans l’échangisme, lorsque par exemple il y en a un qui aime voir sa femme faire l’amour avec une autre femme ou se faire baiser par un jeune taurillon.

Cocufiage en série

S’il est facile d’être célibataire à vingt-cinq ans et de faire toute sorte d’expériences avec d’autres célibataires du même âge, il ne faut pas oublier qu’à cinquante ans il en est passé du monde dans la vie de chacun. Les quinquagénaires ont bien plus souvent à composer avec le fait que les partenaires disponibles dans leur tranche d’âge ont presque toujours quelqu’un dans leur vie même s’ils prétendent le contraire. Cette situation nous fait parfois voir beaucoup d’intolérance issue du formatage éducatif.

Les cocufieurs ne sont pas tous des gens malhonnêtes, et avant de les juger il faut se demander si leur femme n’est pas tout bonnement une manipulatrice jalouse et perverse narcissique. Autrement dit si je vais avec une femme mariée qui m’a invitée, elle est l’unique responsable de la formation de ce triangle sentimental. Sauf si c’est moi qui tente de la séduire par tous les moyens, en la sachant mariée et monogame. Si dans un couple il y en a un des deux qui a des désirs « d’adultères », qui sommes-nous pour les juger et jouer à l’État policier? Ce n’est pas comme si c’était nous qui prenions toutes les initiatives vis-à-vis une personne qui tient elle-même à sa monogamie.

Certes, il y a des gens qui sont prêts à prendre des risques, et d’autres qui préfèrent au contraire en prendre le moins possible.

Les questions d’argent

La vie coûte cher, et le célibat coûte deux fois le prix d’une vie de couple chez ceux qui ont besoin de deux salaires pour vivre. Certains sont en couple par nécessité même s’ils ne se sentent plus attirés. Est-il utile de contribuer là aussi à leur isolement en jouant à l’État policier?

Dans un autre cas de figure on a un candauliste dont l’épouse est rébarbative à l’idée de participer à son fantasme. Il se met alors à acheter des vêtements sexy à une belle jeune femme et lui paie des sorties en club fétiche. Pour moi il n’y a aucun problème d’éthique, notamment parce que ça peut contribuer à sauver le couple.

la prostitution

Ici nous allons faire abstraction de la plupart des modèles de prostitution car pour en décrire tous les tenants et aboutissants de façon honnête, un blogue entier risquerait de ne pas suffire. Toutefois, dans le cadre de cette réflexion sur les relations à partenaires multiples, attardons-nous sur quelques pistes.

Le prix de la discrétion

Certains « clients » seront les plus gentils du monde et n’auront pas la moindre intention d’exploiter ou de faire du mal à qui que ce soit. Le nœud du problème dans ce cas de figure est qu’ils ont une vie et des responsabilités qui ne leur permettent ni de se mettre sur la drague ni de s’investir dans une relation secondaire qui finirait par devenir suspect aux yeux de son entourage. S’ils paie pour passer du temps avec une fille, c’est pour pouvoir replonger dans l’anonymat au moment suivant. Mais ça, les médias qui traitent du sujet ne le mentionneront peut-être jamais.

Le massage érotique

La plupart de ceux et celles qui en font savent qu’ils sont dans les limites de la loi, et que parmi tous les clients qui appellent pour un service se trouvera souvent un policier qui mène des enquêtes. Ces professionnels ont comme parade de ne jamais proposer de services sexuels contre rémunération, car c’est ça qui est précisément interdit par la loi. S’ils offrent un service de massage à un prix dérisoire et que le client demande des extra qui ne font pas partie du cadre normal d’un massage « légitime » on s’attend normalement à ce qu’un pourboire fasse la différence. Mais ça aussi on ne le demandera pas clairement, de peur que le client soit un policier en civil, ce que tout client authentique devrait savoir. Toute personne voulant tenter l’aventure ferait bien de consulter un avocat pour s’assurer d’avoir un modus operandi qui n’attirera pas les problèmes avec la justice, et de bien mémoriser les parties concernées du code criminel.

Le rêve et la réalité

Beaucoup de femmes ont un jour ou l’autre de leur vie eu l’idée de se lancer dans la prostitution à leur compte pour joindre l’utile à l’agréable. Je ne recommande à personne de quitter son emploi en s’imaginant faire des clients à 1,000$ la nuit tout simplement parce que d’autres le font. Ce que vous ignorez sans doute, c’est que les prostituées de haut calibre sont presque toutes des esclaves MK-Ultra avec une programmation qui a débuté très tôt dans leur enfance avec des parents qui sont eux-mêmes parfaitement intégrés dans la pègre. J’en ai connu une qui travaillait à 5,000$ la nuit car je connaissais son frère. Les indiscrétions que ce dernier m’a fait d’une semaine à l’autre ont fini par me donner la certitude qu’une programmation « Illuminatis » existait chez tous les membres de sa famille. Car toutes les formations dont il s’était vanté, et un paquet d’autres indices sortis de sa bouche, je les ai tous découvert vingt-cinq ans plus tard sur le site mk-polis2.eklablog.com et dans les témoignages d’une adepte repentie au surnom de Svali qui ne parlent que de ça. Bien que j’aie eu amplement le temps de perdre la trace de cet ancien bon ami, je ne vais pas en dire plus ni me mêler de ce qui ne me regarde pas. J’en ai connu d’autres aussi, et ma politique personnelle est de les traiter avec amour et sans jugement, tout en m’enrichissant de leur expérience de vie.

la sécurité face à l’inconnu

Nous avons vu jusqu’ici que les trucs de BDSM peuvent servir, inconsciemment ou non, à dédramatiser des vieux souvenirs d’agressions en les recréant dans un esprit ludique et ainsi manier notre mémoire psychologique à l’avantage d’une vie épanouie, jusqu’à faire renaître la candeur originelle de l’enfance bafouée.

Maintenant nous allons nous adresser aux psychopathes et aux pervers narcissiques. Non pas sur un ton accusateur, mais dans une optique de possibilités, avec les soumises comme témoins pour cette partie du blogue.

Alors je m’adresse particulièrement à vous, messieurs, que vous soyez un homme tout en chair ou la contrepartie mâle en la femme qui a retourné sa jupe pour en faire une veste. Que vos fantasmes soient très bénins ou très dangereux, soyez sans craintes, car j’ai aussi des bonnes nouvelles pour vous. Mais tenez-vous bien, car je vais commencer par secouer l’arbre.

Le psychopathe

La principale faille du psychopathe est qu’il n’a aucune estime de soi, ce qui le garde constamment préoccupé par la perception qu’ont les autres de lui-même. Il n’a aucune estime de soi parce qu’il ne connait pas son soi. En contrepartie il possède un ego démesuré.

Cette condition mentale est due à une empathie trop faible pour se sentir lié aux autres. Comme nous l’avons vu dans la section philosophique, l’empathie est comme la racine qui permet à l’arbre de se relier à la terre, et à tous les autres arbres de facto.

Pour combler ce vide, le psychopathe aura tendance à cibler tout individu envers qui il voue une grande estime pour tenter de lui voler cet aura qui l’anime. Ainsi, lorsque le psychopathe en a ciblé un, son action se fera souvent en deux étapes. La première sera de s’en approcher par la séduction pour le mettre en confiance, pour ensuite passer à la deuxième étape dans une entreprise de démolition. Ainsi, après être entré en relation avec un individu qu’il tient en haute estime, le psychopathe tentera de prendre un ascendant sur lui pour le dominer et l’emmener à se soumettre à son ego démesuré. Las d’opérer derrière des masques, il pourra dorénavant se permettre de tirer les ficelles de sa marionnette. C’est ce qu’il pense, mais qu’il ne se fasse pas à l’idée qu’il n’y a pas plus fin que lui.

Les comportements des psychopathes font l’objet d’une documentation abondante sur Internet, il suffit de taper « manipulateur psychopathe » sur Google pour apprendre à reconnaître leurs failles. Je ne vais pas reproduire ici tout ce que l’on peut trouver sur leur compte, mais juste vous dire que ces gens ont des milliers de masques, et qu’ils ne montrent jamais qui ils sont vraiment.

Il est alors facile de comprendre que ces gens haïssent au plus haut point le moment où ils viennent à être découverts, et que la meilleure façon de nous en débarrasser est de lui dire ses quatre vérités.

Le pervers narcissique

Sur la scène, la plupart des soumises préfèrent les vrais dominants, ce qu’elles appellent les dominants naturels. Ne soyons pas surpris que, si des abus rituels sataniques ou illuminatis sont perpétrés par des pervers narcissiques sur les jeunes sans défenses, quelque part dans l’inconscient des soumises se trouve fort possiblement le désir de rejouer la scène avec un autre vrai pervers à qui elle accordera toute sa confiance. Et c’est bien parfait s’il en est ainsi, en autant que le jeu soit sain, consensuel et sécuritaire pour cette fois.

Mais il arrive souvent que le pervers, lorsqu’il tarde à se dénicher une docile partenaire de jeu, se décide à inverser les rôles pour expérimenter ses perversions sur sa propre personne. Dans ce cas il va switcher et partir à la rencontre d’une dominatrice, et s’offrir à elle sans résistance dans le même esprit qu’il a toujours souhaité qu’une soumise s’offre à lui.

Dans cette dynamique, un danger peut surgir. C’est un danger qu’il est sage de savoir reconnaître. Un manque de connaissance en psychologie de base peut pousser ces gens à se retourner contre l’objet de leur fantasmes. Envoûté par leurs fantasmes et torturé par l’anxiété qu’ils génèrent, et baignant dans la confusion par manque de connaissances en psychologie, ces pauvres gens peuvent en arriver à faire une projection vers « sa » partenaire de jeux. Dans ce cas il pète subitement les plombs et c’est bien tant mieux si deux ordinateurs vous séparent et qu’il se défoule à l’aide d’un courriel désagréable. Autrement il pourrait passer aux actes et commettre un crime violent.

Regardons maintenant en quoi le pervers narcissique diffère du psychopathe. Contrairement à ce dernier qui cherche constamment à se glorifier aux dépens de l’autre, le pervers narcissique va encore plus loin. Car lui ce qui l’allume, c’est la souffrance qu’il inflige et il jouit de la déroute qu’il inflige à l’autre, il se délecte de voir sa victime se tortiller de douleur ou se démener dans le désarroi. Et lorsque nous réfléchissons au jeu sain, consensuel et sécuritaire, il faut se demander jusques où ce pervers est capable d’aller et il nous faut des réponses.

Nous verrons bientôt comment ces pervers peuvent être de très bons partenaires de jeux. Mais avant d’aller plus loin j’aimerais vous parler de leur mission de vie, de celle des psychopathes et des pervers narcissiques, qui est de trouver leur équilibre en faisant naître en eux la principale qualité qui leur a le plus fait défaut à la base :

L’empathie

Tout est énergie, tout est information, car tout est indivisé. Seul le mental humain tend à mettre des divisions, parce que lorsqu’il est malade il se sent comme séparé de ce qui l’entoure. Il est dans sa bulle, comme on dit. Rien n’existe en dehors de lui. Mais une fois que le mental a compris qu’il n’est pas seul, que nous sommes dans le tout comme le tout est en nous, c’est là que l’empathie apparaît. Le narcissique peut soudainement avoir une envie immodérée de connaître les arcanes de l’occultisme pour pouvoir étendre sa domination jusqu’à plus soif. Mais la bonne nouvelle est que les dons que l’on dit « occultes » dérivent tous des facultés d’empathies. Et sans l’empathie, aucun pouvoir ne peut se manifester.

Un des effets les plus monstrueux du formatage éducatif, c’est la dislocation de l’empathie naturelle des enfants. Certains résistent, parce qu’ils ont des bons parents ou ils ont un milieu de vie adéquat. Mais d’autres enfants perdent leur empathie, et c’est là qu’apparait les comportements psychopathes chez les uns et la perversion narcissique chez les autres. Toute leur vie doit ensuite être consacrée à rebâtir leur empathie perdu.

L’équilibre

Si nous plaçons sur une droite l’empathie à gauche et l’égoïsme à droite, ma tendance est d’imaginer que 100% de la population se situe, individuellement, quelque part sur la droite. Ce qui a une conséquence intéressante dans notre BDSM.

Pour tout reformuler à l’aide d’une métaphore, imaginons que nous avons deux cerveaux, un dominé par l’âme et un que l’on dit être le cerveau reptilien. Ne reste plus qu’à choisir lequel on va s’efforcer de nourrir en priorité.

Plus un individu est éloigné de l’empathie, plus il est à considérer comme dangereux. Mais plus il est doué pour l’empathie, moins il risque d’être intéressant comme Dominant. Il y a donc une zone relativement étroite sur la droite qui pourra nous intéresser.

C’est la même chose pour la soumise qui aime les jeux d’impacts. Si le Top est incapable de lui claquer les fesses de manière sentie parce qu’il a trop peur de faire mal, mais que l’autre Top lui noirci les fesses à chaque fois en claquant beaucoup trop fort et trop longtemps, elle aura aussi un problème. Le BDSM est toujours une affaire de dosage.

En d’autres mots le développement de l’empathie est ce qui va permettre au pervers narcissique de modérer ses pulsions, et c’est peut-être ce qui va lui éviter de finir ses jours en prison.

Dans la vraie vie, une soumise peut très bien aider son pervers à développer son empathie, et le pervers peut aider quant à lui sa soumise à sublimer ses blocages.

Pour tout résumer ce qui vient d’être dit, je crois que le BDSM aide les pervers à sublimer leurs passions cruelles, et qu’en revanche l’empathie doit se référer à d’autres approches pour se réparer et grandir. Il y a la psychothérapie qui peut contribuer au recouvrement de l’empathie. Quoi qu’en pensent les professionnels je ne vois aucune contradiction entre le fait de donner libre cours à nos fantasmes dans le but de sublimer des perversions parallèlement à une thérapie visant à l’élévation de l’empathie.

Lors d’une première rencontre

Quand on pratique un sport extrême, il faut savoir prendre des risques calculés. Il faut éviter d’être la prochaine victime d’un sadique que les journaux vont parler. Et ce n’est pas une fois ligotée dans une cabane dans le fin fond des bois qu’il faut penser à notre sécurité. Une des précautions les plus basiques à prendre en considération c’est d’évaluer les possibilités de fuite de notre partenaire sans laisser de trace.

Le motel

Ne jamais suivre un inconnu au motel, car il peut enregistrer la chambre sous un faux nom, payer la chambre en argent comptant, et déguerpir deux heures plus tard sans laisser aucune trace de sa visite.

la fourgonnette

Un sadique assassin peut menacer sa victime avec une arme à l’intérieur de son fourgon, l’enfermer dans une pochette de hockey et la transporter dans un endroit beaucoup plus discret comme un boisé.

chez toi

Pire qu’au motel, il peut déguerpir avec moins de trace encore car aucun guichetier n’aura mémorisé sa description physique.

à son chalet

Qu’est-ce qui te dit que son chalet ne ressemble pas à la vieille cabane que tu vois dans l’image d’en haut? Il n’y a peut-être aucun voisin à des kilomètres à la ronde, et le gars possède peut-être des chiens maltraités et inamicaux dont il ne t’a pas encore parlé.

à son domicile

Le risque est moins élevé à son domicile, notamment s’il réside en milieu urbain. Car y faire disparaître un corps n’est pas facile et demande une organisation dont il se passerait bien. Mais observe bien l’individu qui refuse obstinément de t’inviter à son domicile. Peut-être que tu découvrirais dans son domicile qu’il ne vit pas seul alors qu’il t’a dit qu’il est célibataire ou que son appartement pas un standing à la hauteur de ses prétentions. Quelqu’un qui en dit le moins possible sur QUI il est en est un qui a sans doute de quoi à cacher. Insister pour le visiter à son domicile est donc un bon moyen de lui sortir les vers du nez même si tu n’as aucune intention de le rencontrer chez lui.

au donjon public

Aucun prédateur n’a intérêt à mettre les pieds dans un donjon public, c’est la pire place où il pourrait aller. Nous parlons plus en détail de ces lieux de rencontres sur la page Nightlife.

apprendre à le connaître

La meilleure façon de sortir les vers du nez de quelqu’un qu’on apprend à connaître est d’observer ses masques. Car même si un psychopathe est habile avec ce qu’il montre, il y a certaines failles sur lesquelles ils ont tendance à se planter lamentablement face à un empathe à l’œil vif.

Ce sont des bons comédiens, mais si leur personnage change constamment pour s’adapter aux situations qui les désavantagent il peut y avoir anguille sous roche.

Il y a fabulation lorsque leurs histoires sont trop belles pour être vrai, notamment lorsqu’ils y tiennent toujours le meilleur rôle.

Le temps joue contre eux parce que plus on étire le temps plus un manque de constance peut trahir ses masques, et leur double jeu s’il en est un.

Il est bon de savoir comment l’individu réagit dans une frustration, encore une tactique pour voir s’il s’exprimait à travers un masque tant que tout semblait aller bien pour lui.

Présente-le à tes amies! Un sadique qui prépare un crime et cherche à t’attirer dans un guet-apens utilisera toute sa force de persuasion pour qu’il n’y ait aucun témoin de sa liaison.

Méfie-toi de l’homme discret qui a une histoire bien ficelée pour toujours te rencontrer à des endroits qui favorisent l’anonymat. « Je suis un homme d’affaires, je peux juste te rencontrer dans la plus grande discrétion ». À moins que tu sois une femme mariée en plein délit d’adultère, qu’as-tu à attendre de lui?

Pose-lui des questions subtiles qui te serviront à mesurer son empathie. Demande-lui de te parler de ses enfants… ».

DEVOIR NO 8

Ici nous allons préparer le terrain des rencontres, à savoir quelles sont les qualités recherchées dans une relation avec un kinkster.

TABLEAU 5 – STYLES RELATIONNELS DANS LA CHECK-LIST (EXEMPLE)

les dominants doivent aussi se protéger

Bien que ce soit rare, une perverse narcissique peut très bien se cacher sous le masque d’une soumise, pour ensuite tendre un guet-apens et se délecter de te faire passer pour un violeur. Combien d’hommes riches et puissants ont été traînés devant les tribunaux par des menteuses à la recherche d’un coup d’argent facile. Une défense d’agression, ça se prépare par la prudence en tout temps.

Mais nous les kinksters qui vivons à l’heure de gloire du réseau Fetlife, nous avons des bons outils pour nous protéger contre des accusatrices professionnelles. Sur Fetlife nous laissons des traces indélébiles de nos échanges d’intentions et des fantasmes de tous les partenaires impliqués. Et nous avons aussi d’une façon ou d’une autre la check-list de soumise dûment remplit qui pourra servir de preuve si par malheur la police venait nous chercher suite à une plainte sortie de nul part. J’imagine mal une perverse narcissique avouer sur un support quelconque avoir un fantasme de viol, et ensuite aller se plaindre d’avoir été violé par son amant.

Une soumise qui autorise une foule de fantasmes, mais qui en retire la moitié au jour de la rencontre peut être suspecte. Lorsque son consentement devient explicitement aléatoire il est inutile d’aller plus loin et risquer d’avoir des problèmes. J’ai connu une jeune fille de 18 ans qui avait partagé mon lit à plusieurs reprises. Un jour elle m’a dit qu’elle ne voulait pas qu’on se touche au lit. Ce fut pour moi une bonne occasion de la mettre à la porte. J’ai su peu de temps après que son père avait abusé d’elle. Si elle s’était vengée sur moi, SES conséquences auraient été moindre que d’envoyer son propre père en prison.

J’ai entendu dire que la sécurité d’un bâtiment commercial est une science, et que si toutes les procédures sont respectées aucun méfait ne pourra être fait sans que son auteur soit découvert. Je me suis toujours fondé sur une logique similaire pour me protéger. Je pourrais me soumettre à un polygraphe et on ne trouvera aucun fait en moi où j’aurais agis sans un consentement explicite. Le polygraphe sera toujours ma botte secrète, par conséquent je connais la loi et mes droits et je les applique de manière méthodique, scientifique. Car avoir eu plus de 500 partenaires dans un pays où les juges peuvent se faire facilement embobiner par des plaideurs psychopathes et aux visages multiples, c’est comme prendre l’avion 500 fois plutôt qu’une, ça donne autant de fois plus de chance d’être un jour victime d’un crash.

Mais aucun événement fâcheux n’arrivera à qui ne cherche pas à l’attirer par ses pensées, soyons donc toujours positifs!

B/D

b/d = Bondage et discipline

À prime abord la succession des quatre premiers articles du menu n’a pas été choisie au hasard, tout comme ceux qui vont suivre. Nous ouvrons maintenant une nouvelle porte pour aborder le BDSM de plein pied. Cet acronyme se divise en trois parties.

Le sigle BDSM est une abréviation de « Bondage, Discipline, Sado-Masochisme », mais plusieurs y voient d’autres mots :

B – Bondage

D – Discipline, Douleur, Domination

S – Sadisme, Spanking, Soumission

M – Masochisme

Dans un soucis de cohérence nous allons présenter le BDSM en ses trois principales parties et débuter par le Bondage. Mais avant d’aller plus loin nous allons étudier quatre facultés du cerveau pour tenter d’établir un pont entre le BDSM et le détrauma psychique. Nous poursuivrons ensuite avec les bases du bondage.

la GENÈSE d’un trauma psychologique

Cette entrée en matière se fera sur les traumatismes, principalement parce qu’il est très facile de s’en défaire lorsque nous connaissons le fonctionnement de la partie impliquée du cerveau. Cela nous apportera un éclairage très net sur les fantasmes et la sublimation qui leur est imputable.

Le fétichisme pratiqué sous forme de loisir nous aide vraiment à grandir. L’idée ici est de voir comment puiser dans l’énergie de nos fantasmes, dans cette force de l’inconscient, pour s’épanouir au lieu d’être une éternelle victime du passé.

Mais avant de spéculer sur l’utilité des fantasmes, regardons comment un traumatisme sexuel ou psychologique se forme dans notre esprit, comment il s’entretient, et comment il se défait. S’il te vient un exemple note-le, que ce soit une insulte qui t’a traumatisé pendant quelques semaines ou une agression dont tu en portes encore des séquelles. En comprenant le mécanisme qui suit, il te sera facile de travailler sur les déclencheurs pour les réarranger de manière à multiplier les occasions de bonheur.

Le plus simple pour se défaire d’un traumatisme est de reconnaître que deux sortes de mémoires sont impliquées: la mémoire factuelle et la mémoire psychologique.

La mémoire factuelle est la seule qui n’oublie jamais. Mais comme elle n’enregistre que les faits, ce n’est pas dans cette mémoire que résident les blessures.

La mémoire psychologique n’enregistre que les réactions psychologique. Cette mémoire est malléable, car les réactions psychologiques évoluent avec le temps.

Or, la mémoire étant une faculté qui oublie, les deux peuvent être trompées grâce notamment à la visualisation dans de nouvelles perspectives.

En résumé, au moment de l’agression, la mémoire factuelle enregistre les faits. Ce n’est qu’une fois hors de danger que les réflexions psychologiques vont commencer à alimenter la mémoire qui lui est destinée. Tant que ces réflexions se poursuivent dans la négativité, dans la victimisation, le traumatisme est entretenu. Pour s’en défaire, il faut visualiser une scène similaire, y changer quelques petits détails, et là on commence à y greffer des émotions positives. On remplace l’abuseur par une connaissance du même âge, ou par un abuseur imaginaire taillé sur mesure. On s’imagine y jouer le rôle d’une fille enjouée et incassable, que rien ne peut briser. Ou encore, on remplace l’abuseur par un animal imaginaire qui nous veut du mal et on tente de l’amadouer par la rêverie et s’en faire un ami. Progressivement on transpose cet animal sur l’agresseur, on médite sur la maladie mentale qui affligeait l’agresseur au moment des faits. En méditant sur le fait que la maladie se guérit, une dédramatisation se construit peu à peu. Et avec la douleur psychologique qui diminue, on en arrive à pardonner plutôt que garder une rancœur pour le reste de la vie.

En cas d’incapacité à pardonner, une question s’impose: « suis-je moi-même violente? » L’agression n’est-elle qu’un prétexte pour que ma violence puisse éventuellement s’exprimer? Ces souvenirs sont-ils ressassés par ma mémoire psychologique dans le but d’entretenir une violence sournoise dont je ne suis jamais parvenu à me débarrasser? Et si c’était moi la violente et qui avait attiré cet événement par mes pensées de l’époque? Tant qu’on ne résous pas ce problème interne de violence, ce sera toujours difficile d’aimer.

pied de nez au stress

Il y a d’autres facteurs à examiner. Lors d’une situation à haute intensité de stress, deux autres parties du cerveau entrent en action de façon complémentaire. Il s’agit des systèmes nerveux orthosympathique et parasympathique.

L’orthosympathique: dans une situation de stress c’est lui qui prépare le corps à la fuite ou la lutte en dilatant les bronches et les pupilles, et en accélérant l’activité cardiaque et respiratoire.

Le parasympathique: lorsque la situation de stress n’offre aucune possibilité de lutte ou de fuite, il fait exactement le contraire en contractant les bronches et les pupilles, et en ralentissant les pulsations cardiaques et la respiration. Lorsque le parasympathique entre en action, c’est pour favoriser la conservation de l’énergie. Celle-ci est mise en réserve pour pouvoir être libérée dès que survient une occasion de fuite ou de lutte.

Les systèmes orthosympathique et parasympathique sont très impliqués dans un bon nombre de scènes BDSM. On préfère alors l’action du parasympathique qui nous force à la détente et à avoir confiance en notre partenaire. Ce qui a pour effet de programmer des réactions psychologiques différentes de la réalité, lorsqu’il s’agit d’agressions simulées dans une mise en scène ludique. Tout cela concours à défaire nos traumatismes un à un, et à nous reconnecter sur notre soi profond. C’est pourquoi le consentement est d’une extrême importance dans ces activités à haute teneur émotionnelle. Ce n’est pas juste une question de droit, c’est aussi une question de ne pas infliger de nouvelles blessures ou d’en réveiller des anciennes qui avaient mis du temps à guérir.

La fille incassable, que rien ne peut briser, prendra toutes les claques, satisfera tous les fantasmes de son Dominant, sans jamais perdre sa candeur. Statistiquement les soumises kinky sont dotées d’une force volitive supérieure à la normale.

Le bondage

Le bondage est peut-être le pire ennemi de la culpabilité. Car si la culpabilité peut nous inciter à combattre une idée perverse, lorsque nous sommes attachés nous autorisons facilement cette perversité au prétexte que nous n’avons pas le choix, que nous avons transféré le choix à notre partenaire, et c’est le parasympathique qui fera le reste.

Il est facile de comprendre que lors d’un truc kinky non-conformiste, si nous ne sommes pas attachée nous devons y collaborer en se laissant faire, en lui facilitant la tâche. Ça revient à y prendre part, et ça implique notre responsabilité. Mais quand on est ligoté c’est une autre histoire.

Le bondage ne se limite pas aux cordes, aux bracelets rembourrés, aux menottes d’acier. Le bondage peut aussi être le jeu de la volonté, d’une volonté persistante à n’opposer aucune résistance, aucune lutte échappatoire, à annuler tout désir de fuite. Ainsi la chimie du cerveau peut être mise au pas par la conscience et la volonté. Ainsi la conscience, par le pouvoir de la volonté, force le système nerveux à se brancher sur le parasympathique, pour tout encaisser dans le calme et le lâcher-prise. Dans le monde vanille, le même phénomène est mis en action, par exemple lors d’une entrevue où l’on se force à évacuer le stress pour être à notre meilleur. Il en va de même lorsqu’en pleine lecture de ces textes tu as pris le temps d’instauré en toi le calme mental.

le bâillon

Dans le contexte privé, c’est-à-dire hors donjon, la pratique du bondage exige une confiance absolue en notre partenaire. Plusieurs rencontres sont nécessaires pour bien connaître un nouveau partenaire. Mais une fois ligotée, une soumise peut encore demander d’arrêter le jeu. Elle peut aussi alerter les voisins avec des cris de détresse. C’est pourquoi le bâillon-boule est un des instruments les plus intimidants. Parce qu’une fois bâillonnée, la soumission au moment sera totale.

Le bondage peut être un bon moyen de s’entraîner à chasser toute angoisse, et à établir une profonde connexion avec l’instant présent. Le bâillon-boule transpose cet exercice à un niveau supérieur. Parce qu’une fois ligotée et bâillonnée, la soumise n’a qu’un seul refuge. Ce refuge d’où la soumise ligotée et bâillonnée ne peut s’échapper, c’est sa respiration et toute sa chimie intérieur avec les endorphines.

Toujours vérifier si la soumise respire bien par le nez, s’il y a risque de blocage respiratoire, et pour combien de minutes elle sera à l’aise avec cette boule de caoutchouc entre les dents.

L’utilisation du bâillon doit toujours avoir été négociée au préalable. L’entente entre les deux partenaires devrait en limité le temps d’utilisation et prévoir des moments de vérification. Il est important de vérifier si elle pourra respirer facilement par le nez, par exemple s’il s’agit du bâillon-boule – Gag Ball dans le jargon – puisque la respiration par la bouche ne sera pas facile.

Bien que le bâillon interdisse toute communication d’urgence, il est possible d’établir un code visuel. Voici un exemple:

Tout va bien : main ouverte

On approche mes limites : poing fermé

Arrête et enlève le bâillon : main qui ouvre et ferme en alternance

Beaucoup de soumises chercheront à se surpasser et seront réticentes à arrêter le jeu de façon intempestive, sauf pour tester un nouveau partenaire. Le Top doit exercer un maximum d’empathie pour évaluer de lui-même si certaines limites approches, car nombre de soumise préféreront que le Top sache lui-même s’arrêter à temps et auront un sentiment d’échec si elles le font avant lui. Et par le fait-même, une soumise qui fait tout son possible pour ne pas arrêter le jeux le fera souvent pour tester son Top.

le masque

Si le bâillon-boule est une bonne punition à infliger à celle qui parle trop ou qui brise un vœux de silence, le masque est une bonne punition à celle qui se montre trop rébarbative aux yeux de son Dominant. Car contrairement au bâillon qui agit sur la dernière liberté de la soumise, le masque de privation sensoriel agit quant à lui directement sur le mental.

As-tu oublié de plonger dans le calme mental avant d’aborder ce paragraphe?

Bien que ce masque puisse sembler très intimidant, son bon côté est qu’il peut être un agent anti-stress imbattable. Il permet de marquer un temps d’arrêt. Et lorsque le mental est arrêté, l’âme se révèle à la conscience et on le sent se promener dans les dédales son temple qui est notre corps.

shibari et suspension

Attention! Tout ce qui est cordage et suspension est une affaire de spécialiste, car le danger est omniprésent. Mon exposé à leur sujet ne se veut qu’une mise en garde. J’ai hésité à en dire plus parce que ce n’est pas ma spécialité.

Lorsque l’on magasine pour des cordes à ligotage il faut savoir choisir le bon diamètre pour diminuer le risque de pénétration dans la chair, il faut aussi savoir optimiser le serrage pour ne pas entraver la circulation sanguine. Il y a des médecins qui se sont impliqués dans le développement de ce « sport extrêmes » si l’on peut utiliser cette expression. Il existe une littérature abondante sur l’art du bondage, mais je ne mentionnerai rien ici afin de rester centré sur ce que je connais le mieux : les sangles, les stations de jeux et les fixations mécaniques.

La suspension est un autre extrême à ne pas prendre à la légère. Si vous n’avez pas le jugement d’un ingénieur en bâtiment, ne vous risquez pas à installer des crochets au plafond pour ensuite y suspendre quelqu’un. Dans toutes les grandes villes des pays libres il existe des clubs de bondage plus ou moins extrême, eux sauront conseiller quiconque veut se lancer dans ce genre d’expérimentations.

le donjon

Qui parmi celles qui portent la graine en elles, ne s’est jamais promené dans les dédales d’une quincaillerie sans avoir des idées de cochonne, s’amusant à pervertir toute sorte de trucs « grand public » pour les détourner de leur usage prévu? Qui n’a pas pensé à installer des anneaux sous la base de bois de son lit? Et qui ne s’est pas acheté un set de lit à barreaux sans se figurer qu’avec le bon partenaire elle pourrait à tout le moins se faire menotter à ces barreaux.

Comme nous le verrons dans la section « Cosplay », les donjons publics sont très bien équipés pour les mises en scène impliquant le bondage sur ce que nous appelons dans le jargon : les stations de jeu. Mais pour celles qui n’oseraient pas sortir de leur chambre à coucher pour faire ce genre de truc, il y a toujours une possibilité de détourner l’usage régulier des meubles en y dissimulant certaines pièces de quincaillerie, ce qui les transforment en stations de jeux en quelques tournemains. Il existe une pièce miraculeuse à connaître, c’est l’écrou de type D.

L’écrou de type D se vis dans une structure de bois, ça peut être l’arrière d’une commode, le dessus d’un lit ou sur le cadre d’une table de massage, pourvu qu’un trou du bon diamètre y soit percé. À l’intérieur de l’écrou se trouve une cavité munie de filets de vissage, et à une extrémité se trouve des parois à six côtés permettant de visser l’écrou dans le meuble. Une fois en place cet écrou est pratiquement indétectable, notamment si on a coloré la partie visible de la même couleur que le bois. À l’intérieur de cet écrou de type D nous visseront une vis à œillet qui, à son tour, recevra un mousqueton, lui-même fixé à une chaîne dont l’autre extrémité est fixée aux bracelets porté par la soumise muni d’une attache métallique en forme de « D ».

Photo Écrou de type D

Photo Vis à Œillet

Photo Mousqueton

Photo Chainette

Photo Bracelet

restrictions vestimentaires

L’art de restreindre ne se limite pas aux outils du parfait kinkster que nous venons d’énumérés. Il y a aussi certains types de vêtements « Fetish » qui peuvent être limitants. On a qu’à penser à la camisole de force des psychiatres férus de nazisme. Mais en beaucoup moins barbares que nous sommes, tout créateurs fétichistes est capable d’imaginer des moyens plus subtiles, mieux dosés, pour exercer une contrainte douce sur la soumise en formation. On a qu’à penser à la jupe bien ventilée et très courte qui peut forcer une certaine vigilance, combinée avec le goût du risque, si elle est portée sans le moindre dessous lors d’une petite commission au dépanneur du coin de la rue.

Le bodysuite de latex peut, tout en paraissant extrêmement provocateur, faire en sorte que l’on se sente nu à l’intérieur sans l’être à l’extérieur. Les formes sont montrées, mais pas la texture de la peau. Des caresses manuelles par-dessus cette peau caoutchouteuse limite la sensation de contact comme un filtre qui ne laisse passer que la pression et l’énergie. La sensualité d’une telle caresse se fait sentir autrement que si elle était prodiguée directement sur la peau.

Une petite démangeaison ?

Le bodysuite en pvc est une alternative au latex. Beaucoup moins coûteux, plus résistant aux déchirures, il s’ajuste parfaitement au corps tout en épousant mieux les plis de peau que sa soeur de caoutchouc. Le pvc te permettras de passer toute une soirée dans la peau d’une catwoman et tout enlever à la fin de la soirée sans sentir le poisson. Sa principale contrainte est qu’en public ça risque d’attirer les regards et t’obliger par ricochet à exercer ta confiance en soi et d’assumer ta féminité avec dignité.

Le kit tout en cuir est parfait pour les mâles dominants tout autant que les femelles alpha dominantes. Avec cette deuxième peau on se sent plus animal, et le blocage de la sensualité est tout autant ressenti par la soumise, notamment lors d’une prise de corps ou lorsqu’on la couche sur nos genoux.

devoir no 5

Une des précautions de base lors d’un échange de pouvoir est d’avoir fait une liste de que nous considérons comme acceptable ou non acceptable. C’est ce qui permet au kinkster d’exercer sa domination sans pour autant bousculer tes limites du consentement. Il est aussi question de démontrer ton intérêt en qualifiant le désir que tu portes sur un lot de fantasmes.

Le devoir no 5 sera donc un important travail sur les listes. Il te faut maintenant faire la liste des choses que tu aimerais faire sous les ordres d’un kinkster.

C’est à partir de cette liste que le kinkster conçoit ses scénarios et rituels. Ainsi, si tu as indiqué un intérêt prononcé pour les attouchements génitaux dans une autre section à venir, ne soit pas démontée si en cours de séance il te prend les couilles par surprise. Ces listes vont constituer un cadre dans le quel ton consentement est effectif, par conséquent tu feras des mise à jour à la mesure de l’évolution de ta relation.

Nightlife

Le fétichisme est une culture au même titre que la culture punk, avec quelques différences notables. Nous partageons avec les punks certains styles de musique comme le EBM, le Old Shool Industrial, le Dark Gothic. Nous aimons certains styles vestimentaires se rapprochant un peu plus du glamour, mais avec une touche parfois plus futuriste ou plus minimaliste. Les fétichistes vivent des relations intenses où les besoins entre eux sont très clairement exprimés, et par le fait même très variés. Lorsque nous sommes en groupe dans un événement public, les femmes se sentent beaucoup plus respectées que dans les bars ordinaires. Et chose frappante, plus une femme est audacieuse dans son habillement Fetish, plus elle est estimée et cela peu importe qu’elle soit de nature soumise, switch ou dominante.

Avant d’aller plus loin… il est bon de savoir que sur 100 fétichistes, au moins la moitié ne seront pas attirés par les jeux d’impact, une autre moitié qui ne le seront pas par le bondage, et encore une autre moitié qui ne font ni de domination ni de soumission. Tout comme il existe beaucoup d’amateurs de jeux d’impacts qui ne sont pas fétichistes pour autant.

Qu’est-ce que ça veut dire?

Chacun pourra y trouver son compte même s’il ne s’intéresse que partiellement à un seule de ces fétiches. Nous ne sommes pas une religion, et nous n’avons aucun dogme à part celui du jeu sain, consensuel et sécuritaire.

Les sans costumes fétiches peuvent toujours être les bienvenus dans la plupart des événements fétiches en autant qu’ils s’habillent tout en noir, et à condition de se sentir en affinité avec l’une ou l’autre de nos activités de prédilection. Toutefois, faire un effort pour se vêtir en fétichiste sera toujours récompensé. Autrement dit, il ne faut pas s’attendre à prendre rapidement les devants de la scène sans fournir l’effort vestimentaire.

C’est comme je disais sur la page philosophie. Aucune prière ne portera fruit à celui qui ne prend pas la peine de vitaliser l’entité évoqué par un lien affectif très fort. Pour être aimé des fétichistes, il faut être comme eux, il faut se jeter dans le courant au lieu de le regarder passer.

le décorum

Lorsque l’on a pris la décision de donner libre cours à nos fantasmes, si on veut mettre de la suite dans nos idées, il va falloir accorder une grande importance au décorum. Si on veut consacrer un espace temporel à cette activité, et avoir une facilité à switcher entre la vie de tous les jours et nos moments de détente dans nos jardins secrets, il y a deux bonnes méthodes pour mettre une séparation.

La première consiste à se procurer quelques costumes réservés à cette fin, qui nous permettra au moment voulu de décrocher de notre rôle habituel pour plonger dans notre personnage et donner libre cours à nos fantaisies.

La deuxième méthode consiste à fréquenter un club Fetish et à se dire que tout ce qui va se passer là-bas restera là-bas, que nous n’apporterons rien avec nous à part quelques bons souvenirs. Mais cette perspective de sortir dans un endroit où nous ne serons pas seuls peut apporter son lot de questions si nous ne sommes pas prêts à partager notre intimité à ce point.

par où commencer?

Commence par inviter le démon dans un tiroir.

Certains costumes coûtent cher, et ce n’est pas de quoi que nous portons à tous les jours. Mais grâce aux achats en ligne de vêtements fabriqués en Chine, ce luxe tend à se démocratiser, à devenir très accessible. Commençons par emplir un tiroir secret en commandant sur Wish ou Amazon.

Si vous commandez sur Wish, faites attentions aux grandeurs. Les chinoises sont plus petites et menues que leurs consœurs occidentales. Choisissez des produits qui affichent une grille de grandeur en pouces ou en centimètre. Car une grandeur moyen ou large n’est pas la même pour le marché chinois ou occidental.

Sur Wish et Amazon la plupart des vêtements de cuir sont en similicuir. Si vous avez un gros budget, profitez-en pour encourager nos artisans locaux. Le latex sur Wish en est également du faux, mais l’effet visuel est très réussi. Encore-là, si votre budget vous le permet, mieux vaut encourager nos artisans locaux en achetant des vêtements de vrai latex. Le PVC est un matériau peu coûteux et visuellement saisissant, et donc un bon point de départ pour se monter une section de garde-robe réservé à notre futur personnage. Sur Wish vous aurez aussi des vêtements cosplay pour une bouchée de pain, notamment la mini-jupe d’écolière. Mais vous pouvez aussi l’acheter dans une boutique locale pour quelques dollars de plus.

Pour les adeptes des jeux d’impacts et du bondage, les économies fait sur les sites d’achat en ligne en matière de tenues vestimentaires devraient vous permettre d’acheter des bons fouets et des bonnes menottes en vrai cuir auprès des artisans locaux.

La meilleur manière de commencer, c’est de commencer par emplir un tiroir ou une section de garde-robe. Les occasions apparaîtrons mieux par la suite. Attendre d’avoir un ou une partenaire avant de magasiner, c’est comme mettre la charrue devant les bœufs, l’occasion risque de ne jamais venir.

echangisme et libertinage

Je n’ai rien contre l’échangisme et le libertinage, j’en ai même déjà fait. Mais il est bon de savoir que les clubs Fetish sont très différents des clubs échangistes. Le taux d’échangistes parmi les fétichistes n’est pas plus élevé que dans la population ordinaire. Bien que certains clubs tentent parfois le coup de faire un mixte, l’expérience nous démontre que les fétichistes sont souvent réfractaires à s’adonner à l’échangisme. Tout d’abord parce que ce n’est pas tous les fétichistes qui mélangent le BDSM avec la sexualité. Et le fétichisme dans son ensemble est très sensuel et féminin, alors que l’échangisme est davantage axé sur la sexualité masculine comme on en voit dans les films pornographiques.

Il est un fait à souligner, c’est que lorsque les clubs échangistes se sont battus à la Cour Suprême, ils ont gagner parce qu’ils ont pu démontrer que la société canadienne en générale ne considère plus l’échangisme comme une activité offensante. Nos clubs fétiches profitent maintenant des retombées de ce jugement de la Cour Suprême qui leur a permis de sortir de la zone grise de la loi, notamment en ce qui concerne les scènes de nudité qui peuvent être permises dans certains clubs.

Mais en matière de loi il faut aussi comprendre la portée de l’article 174 du Code Criminel avant de se décider à sortir sur la rue dans une tenue visant à briser les tabous encore existants. Nul ne peut le faire sans excuse légitime. Sur ce point je peux vous dire que les centres naturistes sont légaux parce que le bronzage intégral est une excuse légitime pour être nu. De même que ces centres perdraient leur privilège d’être familiaux s’ils permettaient à leurs membres de s’adonner à des activités sexuelles à la vue des jeunes. Tout l’art d’être conforme à l’article 174 réside dans l’absence d’intention illégitime, qu’il s’agisse d’être à demi-nu dans un club ou en tenue provocante sur la place public. Ainsi il est certainement possible de porter un string-bikini avec une excuse légitime à la piscine, mais l’excuse légitime risque d’être plus difficile à démontrer si c’était pour aller se dandiner en face d’une mosquée.

fétichisme social

Lorsque le désir nous prend de se constituer une garde-robe de vêtements fétiches, comme le kit complet tout en cuir emprunté aux motards ou les ensembles tout latex qui te fera ressembler à une cyborg futuriste, le salon du domicile risque de commencer à te faire sentir bien à l’étroit. Viendra donc un temps où il te faudra sortir prendre de l’air, et partir à la rencontre de tes semblables.

Au printemps 2019 s’est tenu à Montréal un événement de danse et musique électronique au sommet de la Tour du Stade Olympique. Ne soit pas surprise si je te dis que des femmes habillées comme sur la photo il y en avait. Je les ai vu sortir de leur voiture dans le parking souterrain et se dandiner le fessier dans les dédales du stade, passer par la sécurité et les détecteurs de métaux, et monter par le funiculaire jusqu’à la salle de danse qui nous attendait à 540 pieds dans les airs. C’est alors qu’on se rend compte que la pudeur appartient au passé. Le truc est d’être bien accompagné. Et chose remarquable, il n’y a pas un bar en ville où une femme va se sentir aussi respecté que dans « notre » gang.

Cette soirée était dansante, et servait en même temps à amasser des fonds pour la lutte contre les cancers féminins. Il n’y avait aucune station de jeu, pas de sexe, pas de fessée, juste de la danse, dans une ambiance de discothèque avec vue panoramique de nuit sur la Métropole, et un code vestimentaire fétiche obligatoire pour tous. Chez les fétichistes sociales nous sommes un petit monde, et les anciens de la première heure se connaissent presque tous. Mais la nouveauté est toujours la bienvenue.

les donjons publics

Parlons maintenant d’un tout autre aspect du fétichisme très en vogue : les donjons publics. Ce sont des clubs où le code vestimentaire est strict, et où les gens y vont surtout pour faire du BDSM social. Remplaçons l’exposé par un petit lexique et tout aura été dit, ou presque…

Donjon

C’est un local spécialement équipé pour le bondage avec des bancs de fessée et autres structures de jeux. Différents types d’instruments de fessée comme les fouets, martinets, cravaches, sont fournies. Mais aussi le nécessaire de nettoyage d’après usage.

Stations de jeux

Ce sont des structures généralement fait en bois, mais parfois en métal, munis de plans de contact rembourrés, sur lesquels nos partenaires de type soumises vont être attachées pour y recevoir toutes sortes de traitements et stimulations corporelles. Bien sûr qu’il y a des soumis aussi, mais souviens-toi…

Soirées protocolaires

Certaines soirées sont de type protocolaire. Elles comportent des règles annoncées d’avance, et elles doivent être suivies à la lettre sous peine d’expulsion. C’est du genre : Les Dominants portent le tuxedo ou sont très bien vêtus, les soumises sont soit entièrement nue ou très légèrement vêtues, elles servent le repas, s’occupe du rangement après repas, doivent être silencieuse en tout temps sans droit de parole, s’asseoir par terre, etc. Si elles fautent elles seront punies à la vue de tous, si le couple faute de manière non accidentelle il risque d’être invité à partir. Les soirées non protocolaires sont plus nombreuses, et leur code vestimentaire ajusté en conséquence.

Code vestimentaire

Histoire d’éloigner les curieux et de maintenir un décorum respectable, un code vestimentaire est de rigueur dans pratiquement tous les événements fétiches. Ce code est normalement affiché en prévision de chaque événement.

Le collier

Celle qui porte le collier est déjà prise, elle appartient à quelqu’un. Alors on ne la drague pas, sous peine de paraître extrêmement impoli. Il est possible de demander une permission à son accompagnateur lorsque la situation laisse à penser qu’une discussion ou une scène est opportune.

Safe Code

Nous en parlerons de façon plus détaillé à la dernière page portant sur la sécurité. Pour résumer, le safe code est composé de trois signaux permettant de gérer une scène lorsque la soumise subit un inconfort important. La soumise possède un code pour demander l’arrêt du jeu, un code pour dire que sa limite est proche, et un dernier pour dire que tout va bien pour le moment.

Le DM

Pour les novices qui n’y ont jamais mis les pieds, il est bon de savoir que dans un donjon respectable il y a des moniteurs de jeux qui sont spécialement formés pour veiller à la sécurité de tous. Dans le jargon on les appelle les Donjon Master, d’où l’abréviation « DM ». Lorsque les DM remarquent qu’une scène semble particulièrement louche ou non sécuritaire, ils vont s’approcher pour surveiller le jeu, et intervenir si la situation le requière pour arrêter le jeu et le Dominant devra s’y conformer. Les DM répondent du propriétaire des lieux et ils ont toute l’autorité requise pour intervenir. D’ailleurs un Dominant ayant comme projet d’effectuer une scène particulièrement intense aura intérêt à en aviser les DM avant de l’entreprendre et se conformer aux directives s’il en reçoit.

L’utilité des donjons

Comme on vient d’en reconnaître la teneur, il est facile d’en déduire qu’en plus de faciliter les rencontres, les donjons publics sont un atout important pour pratiquer sainement le BDSM, en toute sécurité.

Les « Fetish Nights »

Les donjons ne conviennent pas à tous, car ce n’est pas tous les fétichistes qui aiment voir des scènes d’impacts et autres stimulations corporelles. Certains ont plus de plaisir sur un plancher de danse qu’en regardant les autres jouer. Là aussi il faut surveiller le thème de la soirée dont l’emphase est mis sur le costume qu’on veut le plus extravagant possible.

le cyberespace

L’auteur de ces lignes profite de l’Internet depuis l’époque de MsDos et les babillards électronique sur écrans monochromes. Ses premiers GT avec la communauté fétichiste remontent à 1992 grâce à ce babillard. C’est de là que tout est parti sur le plan communautaire, mais le GRAND départ s’est fait en 1987 avec sa deuxième blonde et toute première partenaire fétichiste. Revoir l’histoire de ces réseaux depuis 1992 à nos jours, en passant par les newsgroups serait redondant. Pour t’inciter à l’action nous allons nous concentrer sur l’époque actuelle et sur le plus facile.

Le réseau FetLife

C’est là que tout se passe actuellement, depuis une bonne décennie. Environ 100,000 nouveaux membres rejoignent FetLife à tous les mois. Il est un incontournable pour l’industrie des clubs fétiches, et il est absolument rare qu’un événement fétiche puisse se permettre de ne pas s’annoncer sur FetLife. Ce réseau est extrêmement bien fait, et sa version gratuite laisse passer toute l’information entre les membres et les promoteurs locaux. La version payante ne procure que quelques petits avantages supplémentaires comme l’accès aux fichiers vidéos, et elle ne coûte vraiment pas chère.

FETLIGHT

Le portail que tu lis en ce moment n’est aucunement relié à FetLife, d’aucune façon. Il a une vocation purement éducative. Le choix du domaine FETLIGHT a été motivé par une raison toute simple : Il est un assemblage de FET pour Fetish, et LIGHT pour lumière. Autrement dit, il sert de relais pour retransmettre la connaissance de soi sur fond de fétichisme. Travailleur de lumière à ses heures, tout en étant bien ancré dans le fétichisme, le choix de ce domaine s’imposait pour sa simplicité descriptive.

DEVOIR NO 9

Passons maintenant à l’examen de tes fantasmes hors chambre à coucher.

TABLEAU 6 – LE NIGHTLIFE DANS LA CHECK-LIST (EXEMPLE)

la « vraie » vie

Beaucoup de pièces de puzzle ont été décrites et étudié. Il n’est pas nécessaire de toutes les inclure dans notre tableau intérieur pour devenir actif dans le fétichisme.

Les fétichistes ne sont pas tous adeptes des jeux d’impacts.

Les fétichistes ne sont pas tous adeptes du Bondage.

Les fétichistes ne sont pas tous adeptes des jeux de Domination / soumission.

Les fétichistes ne sont pas tous adeptes du latex et du cuir.

Les fétichistes ne sont pas tous adeptes du Nightlife et du fétichisme social.

D’ailleurs les fétichistes ne sont pas tous attirés par les réflexions sur la psychologie, la philosophie et la métaphysique.

Autrement dit le fétichisme est vaste. Et entre eux, les fétichistes peuvent être très différents. En écrivant sur les abus rituels et la détraumatisation sur un blogue de BDSM, j’ai pris beaucoup de liberté parce que, à ce que je sache, personne ne l’a fait avant moi. Mais dans la vraie vie, nos partenaires de jeux ne se cassent pas la tête avec des délibérations métaphysiques et la psychologie des traumatismes. Le but d’une rencontre entre partenaires de jeux, c’est le jeu. Et à travers le jeu, nos relations se développent et nous passons par des expériences qui nous en apprennent beaucoup sur nous-mêmes. Mais je crois que la plupart des adeptes vont se poser mille questions en leur for intérieur, et tôt ou tard ça va déborder dans certains forums de discussion sur FetLife. Car c’est normal que les adeptes passent certains moments à faire toutes sortes de réflexion sur les fantasmes qui les animent.

Dans la vraie vie, dans la réalité du jeu, les adeptes vont se glisser dans la peau de l’écrivain et l’écrivaine qui conçoivent des scénarios, ils vont ensuite négocier les scènes qu’ils veulent jouer. Ce faisant, leur relation se colore, leurs désirs respectifs se fraient un chemin, et ils vivent peut-être les parties de plaisirs les plus intenses de leur vie.

Pendant ce temps, alors que les vanilles, freinés par l’habitude et la monotonie, dépérissent en s’efforçant de se conformer aux règles traditionnelles de la morale sexuelle admise, les kinksters se libèrent d’un tas de blocages, Nous n’avons qu’à nous laisser aller lousse, et notre créativité se libère, ainsi que notre candeur et nous devenons comme des jeunes enjoués. Il suffit simplement d’être soi-même.

La vie n’a de sens que le sens qu’on lui donne

ebooks

Dans ces carnets nous allons passer à un style d’écriture totalement différent. Il s’agit en faits d’histoires courtes faisant interagir un kinkster avec différentes partenaires rencontrées en chemin en différents contextes.

Sexualité

La magie sexuelle

Chez les grands de ce monde, la principale raison de vivre est de se la couler douce, avoir du plaisir, aimer les siens et ses pairs, partager des belles expériences dans des salons somptueux avec les plus belles femmes de la Terre, et des serviteurs tellement bien éduqués que tout leur bonheur se fonde sur leur dévouement à offrir le meilleur service en toute chose, dans la bonne humeur.

Avec le désir de conservation de ces privilèges arrive l’obsession du pouvoir sur les masses, et la mise en esclavage de l’humanité par la réduction des libertés et des possibilités infinies de l’intelligence collective.

Il y a donc eu une division au cours de l’histoire : tout ce qui donne le pouvoir est réservé pour l’élite, notamment la vraie connaissance, l’argent, l’amour, et différentes sortes de magie. Aux masses on a répandu l’ignorance, la pauvreté, la haine et la superstition.

Comme je l’ai dit précédemment, mon approche est élitiste. Par conséquent je me suis permis de divulguer quelques secrets dans un soucis de cohérence, mais partiellement et sans vouloir fragiliser les fondations du monde.

La vraie magie sexuelle n’a rien à voir avec les livres qui se vendent en librairie ésotériques qui te montrent, à l’aide de certains rituels, comment provoquer un retour d’affection ou comment faire tomber amoureux un collègue de bureau. La vraie magie sexuelle est une opération magique qui vise à provoquer des événements qui peuvent n’avoir rien à voir avec les affaires sentimentales. Manipuler un journaliste à distance, faire plier un politicien récalcitrant, influencer un juge en exerçant du contrôle mental à distance, pour ne citer que ces exemples, sont des opérations relativement faciles à mener par ceux qui en possèdent le secret. Mais eux vous diront toujours que c’est de la superstition, qu’il ne faut pas croire à de telles sornettes.

Tu sais maintenant quelque chose de plus sur la magie sexuelle, quelque chose que les livres n’enseignent pas. Est-il utile que je livre en plus le procédé opératif?

Pour répondre à cette question, changeons de perspective et voyons s’il est vraiment utile de mettre un tel set de clés en circulation en entrant dans la tête des pires psychopathes présentement en vie. Serait-il sage de leur fournir une clé opérative qui leur permettrait de réaliser tous leurs fantasmes? N’en avons-nous pas eu assez d’un seul Adolphe Hitler? Qui voudrait être le suivant?

Cette réflexion étant soulevée, qu’est-ce que les princes de la terre peuvent bien penser de l’idée de distribuer un pareil set de clés à toute l’humanité? Autrement dit je préfère me taire sur le mode opératoire. Car le but de ce propos n’est pas de t’impressionner avec un bar ouvert de l’occultisme, mais d’introduire une réflexion sur le rôle exact de la pornographie qui fera l’objet de notre prochaine réflexion.

Mais avant d’aller plus loin, chatouillons encore un peu ce procéder de magie sexuelle.

Le pouvoir magique se manifeste dans le monde par deux procédés majeurs: la magie du sang et la magie sexuelle. La magie du sang est la plus puissante, la magie sexuelle arrive en deuxième en termes de puissance opérative. Je ne vais pas révéler comment, parce qu’avec ces pouvoirs viennent aussi des responsabilités colossales.

Imaginons maintenant que 10 personnes soient réunies pour prier sur une affaire dont ils veulent en obtenir l’avantage, et que 100 autres personnes prient sur la même affaire pour monopoliser les avantages à leur propre compte. Quel groupe risque-t-il de gagner?

C’est là qu’intervient la notion de force dans les rituels de prière. Plus le rituel est puissant, plus il procure du pouvoir d’influence. Ainsi, si 10 personnes prient sur une affaire et qu’un autre groupe de 10 a recours à la magie sexuelle pour prier sur la même affaire, qui risque le mieux de l’emporter? Et si 10 personnes tentent d’influencer un décideur par la magie sexuelle, et que 10 autres le font avec un rituel par le sang en sacrifiant un animal, qui aura le plus de chances de gagner?

Bien que ces connaissances soient gardées le plus secrètes possible, on en trouve des bonnes traces dans la Bible. Essayons maintenant de comprendre pourquoi la sexualité est censurée dans les médias de masse, mais pas les effusions de sang. Je donne ici mon opinion personnel de façon purement déductive.

Pourquoi on en met plein la vue sur les effusions de sang au cinéma et qu’on en montre le moins possible sur la sexualité? C’est parce que pour reproduire des rituels qui mettent en scène des effusions de sang, il faudrait être capable de le faire. Mais aucun humain n’est capable de commettre des crimes atroces s’il n’a pas d’abord été programmé pour le faire. Et ce n’est pas une programmation facile, c’est une programmation qui exige des moyens que seules des puissantes organisations ont les moyens de mettre en place. Mais la magie sexuelle est une autre histoire, parce que faire l’amour est tellement naturel qu’il ne faut pas une grosse programmation pour en être capable. Et de là à faire de la magie sexuelle, il n’y a qu’un pas à franchir. Car une fois divulgué, ce procéder n’exige aucune programmation et nous avons tous la capacité de le faire facilement.

Regardons maintenant ce qui embête les élites au pouvoir. Si toute une population s’adonnait collectivement à la magie sexuelle, elle pourrait soumettre le gouvernement à tous ses désirs collectifs quelque soit le parti au pouvoir. Et ce n’est pas quelques dizaines de satanistes sanguinaires qui pourraient combattre les désirs de plusieurs millions de personnes s’adonnant à la magie sexuelle. Une telle population pourrait empêcher l’armée de mener les guerres d’agression qu’elle désapprouve, elle pourrait décourager tous les soldats à distance en interférant dans leur programmation.

Je ne vais quand-même rien révéler de pointu. Car même si à prime abord ça peut bien paraître pour la démocratie qu’une population entière puisse soumettre son gouvernement par la magie sexuelle collective, les petits chefs seraient de plus en plus nombreux à sortir de leur tanière et à abuser de leurs pouvoir « paranormaux » pour former des petites sectes autour d’eux, et s’en servir pour tenter de monopoliser les intentions collectives. L’anarchie finirait par arriver, et, avec la loi de l’entropie, les jours de toute civilisation seraient comptés. C’est là que réside le danger. L’idée est donc de choisir le moindre mal.

Le principal point que je désapprouve chez nos élites, est qu’ils se servent des effusions de sang pour nous envoyer leur propre magie, pour faire de la manipulation de masse. Comme le commun des mortels est effrayé par le sang, ces magiciens satanistes profitent de leur quasi monopole pour nous malmener. Ils tentent par ce moyen de préserver leur civilisation moribonde contre la nouvelle qui s’en vient lui damner le pion. Il est facile de comprendre, dans cet perspective, comment il se fait que 60% de la population a tendance à voter pour les pires partis politiques. Je ne suis pas sans m’imaginer que la magie noire a toujours été la botte secrète des partis de voyous qui se maintiennent longtemps au pouvoir de façon imméritée.

Tout ceci exprimé de cette manière ne te révèle en rien ce qu’un mage doit savoir pour être opératif avec la magie du sang ou la magie sexuelle. Mais l’objectif de cette dissertation était de spéculer sur le pourquoi de cette répression massive de la sexualité.

Maintenant, si tes croyances sont bousculées, attend un moment avant de lire la suite et va prendre de l’air. Car il est important d’être dans la sérénité et le calme mental pour appréhender des information de cette teneur. Il faut prendre le temps de les absorber, et les digérer. Mais si tu te sens prête, alors vas-y.

l’école pornographique

Toutes les religions ont détruit le caractère sacré de l’amour, ils l’ont condamné comme un péché et le conditionnement est allé si profond dans l’esprit humain que les gens font l’amour dans une telle hâte comme s’ils voulaient le finir le plus vite possible. Naturellement que si c’est un péché, c’est mieux de finir rapidement. (Osho)

Maintenant que nous savons de quoi l’élite a le plus peur, regardons ensemble par quel moyen elle parvient à étouffer le plaisir sexuel entre un maximum d’hommes et de femmes.

Il faut d’abord retenir que toute opération de magie sexuelle se fait dans le cadre d’une union charnelle entre un homme et une femme. C’est une question de polarité. De là vient l’urgence pour les élites de diviser pour régner, faire en sorte que les relations sexuelles entre hommes et femmes soient décevantes en les dénaturant.

Souviens-toi: Le corps de la femme est érotique, pas celui d’un homme. La sexualité de l’homme est locale, pas celle de la femme. Il ne restait plus qu’à jouer sur cette différence pour diviser.

Lorsqu’un gouvernement veut détourner un cours d’eau, il doit travailler sur les deux rives, n’est-ce pas? Or les deux rives de la répression sexuelle, c’est d’un côté la censure au nom d’une religion d’État pour les moutons sans intelligence, et de l’autre côté on a la pornographie pour ceux qui sont assez intelligents pour se rebeller. Mais il fallait être encore plus intelligent pour détecter la supercherie, pour ne pas s’empêtrer dans ni l’un ni l’autre.

Pour nous diviser et contrôler l’autre rive, nos gouvernements se sont montrés assez permissifs pour « tolérer » une certaine pornographie en autant qu’elle contribue à séparer le féminin du masculin. Ce qui est très brillant, n’est-ce pas? Voici comment ça se passe.

La pornographie enseigne aux hommes comment faire de la sexualité. Ensuite, ces hommes l’enseignent eux-mêmes à leur copine en se basant sur ces films porno qu’ils ont vu. Ainsi pratiquement tout le monde sont passés par cette école de la sexualité. Mais comment sépare-t-on le féminin du masculin?

On part du fait que la sexualité de l’homme est locale et mécanique, et on fait comme si la sexualité de la femme était identique. Qu’est-ce que ces films nous enseigne de la sexualité féminine? Rien. C’est ainsi que le torrent des amours passionnés est détourné vers la sexualité mécanique. Autrement dit on vous ment par omission.

Car on a oublié de vous montrer à quel point des câlins enveloppants et prolongés représentent l’une des meilleures façons de réchauffer une femme, car son corps est érotique et sa sexualité n’est ni locale ni mécanique. En omettant cette partie-là on fait disparaître de l’écran la partie féminine pour isoler la partie masculine. Aucune magie sexuelle ne pourra se faire de cette façon, sans l’union des polarités masculine et féminine. Et en plus, à force de ne pratiquer que la sexualité locale, les femmes finissent assez vite par se sentir blasées par le sexe.

Depuis que la technologie le permet, tout jeune homme qui veut apprendre à baiser n’a qu’à entrer dans un club vidéo et à s’installer dans une cabine. Maintenant c’est encore plus facile avec Internet.

Mais comment se fait-il que, selon toute vraisemblance, personne n’a jamais pensé qu’on pourrait créer des films de fesses qui émoustillent les femmes? Ici encore je soupçonne que de la magie noire a été envoyée pour ruiner dès le départ tout projet de faire des films sur la dimension purement féminine de la sexualité.

Je suis quand-même parvenu à déjouer ce système d’éducation corrompu en étudiant la sexualité tantrique qui date de quelques millénaires. Mais avant de l’aborder nous allons d’abord faire une petite réflexion sur un fait métaphysique.

l’union cosmique

Le corps humain est une machine merveilleuse. Toute sa physionomie est réglée par les hormones, ou déréglée si celles-ci sont en déséquilibre. Toutes les hormones, une cinquantaine en tout, sont gérées par nos 7 glandes endocrines. Les glandes endocrines sont, quant à elles, reliée chacune à un chakra. Et pour terminer le tableau, nos pensées agissent sur nos chakras qui sont des centres énergétiques. Tout est énergie dans le cosmos, et le corps humain est une représentation du cosmos. Pour ainsi dire, absolument tout est relié dans l’Univers.

Il est facile de comprendre que la pensée influe sur la santé, et qu’une mauvaise pensée répétitive peut malmener une glande et faire en sorte que celle-ci nous causse un problème de santé.

En chaque chakra existe un aspect émotionnel qui lui est attribué. Dans l’exposé précédent sur la philosophie nous avons discuté des listes de déclencheurs qui provoquent les émotions, qui à leur tour nous donne des passions correspondantes. Un nouvel éclairage sera projeté ici.

Le premier chakra est responsable de notre sentiment de sécurité, et son blocage peut nous rendre sujet à l’angoisse. Il tire son énergie de la Terre.

Le deuxième chakra est situé dans la région pelvienne, ce centre d’énergie est responsable de nos désirs. S’il est bloqué l’énergie ne passera pas, ce qui peut causer des problèmes sexuels. L’énergie peut aussi bifurquer vers des fantasmes et les nourrir par effet de compensation.

Le troisième chakra se loge dans le plexus solaire, il est responsable du pouvoir et la satisfaction des besoins. Si l’énergie bloque à ce niveau, il peut en découler un manque de pouvoir personnel, ou une arrogance due à une surabondance d’énergie par rapport aux autres chakras.

Le quatrième chakra se situe dans le région du cœur, c’est le chakra de l’amour. S’il est fermé il est facile de comprendre que l’amour véritable sera bloqué et l’individu ainsi affligé aura tendance à utiliser des moyens artificiels pour se sentir amoureux et aimé.

Le cinquième chakra est situé au niveau de la gorge, il influe sur la communication. Si l’énergie est coupée-là, la communication sera difficile.

Le sixième chakra est logé au niveau de la glande pinéale. Lorsqu’il est ouvert nous devenons capables de voir au-delà des apparences. Mais s’il est fermé, beaucoup pourront abuser de notre naïveté sans être détecté.

Le septième chakra se trouve au-dessus de la tête pour nous relier au cosmos. Lorsque l’énergie s’y rend nous nous sentons en communion avec le tout, nous ressentons alors une grande attirance vers le spirituel. Mais si l’énergie ne s’y rend pas, nous risquons d’être incrédule et séparé de tout, et notre mental sera pour nous une prison.

Dans un travail énergétique, l’augmentation de la charge énergétique doit absolument se faire sur les 7 chakras à la fois pour éviter les perturbations.

L’union cosmique progressive

Regardons ce que nous pouvons en déduire maintenant. Je ne l’ai copié nul part, je ne l’ai emprunté de personne. Par conséquent je prétend l’avoir découvert par ma propre réflexion et cela n’engage que moi-même.

Il me semble logique que toute relation équilibrée suive un cheminement précis, par étapes. Si ces étapes se font dans un ordre différent, il y a de bonnes chances que la relation devienne un échec. J’expose ici le chemin qu’il faut, ou qu’il fallait suivre.

1- La première chose qui doit nous préoccuper lorsque l’on rencontre quelqu’un c’est de nous sentir en sécurité. Il faut se poser les bonnes questions: cet individu représente-t-il un risque pour moi, risque-t-il de me causer des problèmes, va-t-il me trahir ou m’utiliser, va-t-il s’amuser à détruire ma réputation si je lui fais confiance? Va-t-il me blesser, physiquement ou psychologiquement? Entre une première rencontre et une première relation, la première chose qui devrait nous préoccuper est de savoir si nous serons en sécurité avec ce partenaire.

2- Une fois que la confiance est gagnée, la deuxième étape va concerner les désirs réciproques. Arrivé à ce stade les désirs se manifestent, se consomment, et on voit si nous sommes bien avec ce partenaire. On voit si nos désirs sont réciproques, s’ils suscitent en nous le désir de nous revoir, de nous fréquenter. Quand ça va bien au lit, tout le reste va bien. Mais ne l’oublions pas, c’est aussi lorsque nous sommes en sécurité que le va bien au lit fait tout bien aller.

3- Ensuite arrive l’étape où les ruptures surviennent, là où les duels de pouvoir éclatent. Ce sont nos besoins qui ont besoin d’être satisfaits, et personne n’est identique. Quelqu’un qui subit des échecs à répétitions dans les premiers mois de ses relations doit bien examiner comment il gère les différences dans les besoins respectifs. Parmi les besoins à considérer, ça peut être le besoin de liberté, ça peut aussi être un fétichisme que l’autre n’a pas, ça peut être une libido différente, car nous venons tout juste de franchir le stade des désirs partagés. Si la monogamie est au nombre des conditions souhaitées, elle ne se gérera pas de la même façon si l’un ou l’autre est bisexuel.

4- Ce qui aide à démêler la différence des besoins, c’est l’amour. Les grandes concessions surviennent souvent lorsque le partenaire le plus rébarbatif en vient à perdre la tête, en « tombant » en amour. Ce qui correspond au quatrième chakra qui, lorsqu’il s’ouvre, un amour sincère apparaît. C’est ce qui aide à faire des compromis pour éviter qu’un seul des deux fasse tous les sacrifices. Il peut être question pour l’un de supprimer les comportements de jalousie pour que celui qui a une passion puisse s’y adonner à sa passion en dehors de son couple, séparant nettement les passions et l’amour pour préserver la relation devenue amoureuse. Un seul des deux peut être passionné par la danse, par exemple.

5- Ensuite, une fois l’amour bien installée dans le couple, la communication va devenir de plus en plus authentique. Les deux vont devenir capables de tout se dire et de devenir rigoureusement honnêtes l’un envers l’autre.

6- Lorsqu’il n’y aura plus rien à se cacher, le troisième œil va emmener la communication à un autre niveau. Là nous allons commencer à voir au-delà des apparences. Les apparences ne nous irriteront plus, car elles auront été transcendées par cette nouvelle vision qui voit l’Être en l’autre et qui en découvre toutes ses richesses.

7- À l’étape ultime, arrivé au septième chakra, un mariage cosmique s’est opéré. Même si les deux choisissaient ce moment pour se séparer, ils ne seront jamais séparés sur le plan cosmique. Il s’agit, d’après mon entendement, d’un mariage réalisé cosmiquement. Il ne découle ni de notre volonté ni d’un rituel, mais d’un cadeau qui nous vient du ciel au moment qui aura été décidé par le cosmique.

Les amitiés cosmiques

En voulant nous marier avant le premier rapport sexuel, l’Église a fait exactement ce qu’il fallait pour qu’un fort pourcentage ait en maximum de problèmes, de déséquilibres, et se retrouve avec un partenaire qui ne lui convient pas à différents niveaux.

Les rebelles sont ceux qui ont gagné, car ils n’ont pas écouté. Et qu’advient-il de nos amis, et de nos partenaires de sexualité récréative vécues sans engagement?

Dans cet ordre d’idée, je crois que toutes ces étapes vont se vivre à un niveau plus léger, car nos amis se doivent d’être fiables eux aussi, il faut bien qu’ils nous plaisent aussi ou que nous ayons une passion commune. Les besoins contradictoires seront faciles à surmonter car ce n’est que de l’amitié, tant qu’aucune cohabitation n’est envisagée. L’amour fera place à la sympathie, car l’amour peut se manifester de manière différentes en différents contextes. La communication devient de plus en plus effective, surtout à l’ère des réseaux sociaux. Et mêmes avec les bons amis nous pouvons être emmenés à les voir au-delà des apparences. En fin de parcours nous devenons des âmes qui se sont rencontrés et qui ont tissés des liens si profonds qu’ils ne se rompront peut-être jamais dans l’au-delà.

En résumé, ce guide nous indique les étapes essentiels et les points importants à travailler dans toute relation, quelques soient les passions qui nous ont réunies.

la méditation sexuelle

Ici nous allons restaurer ce que la pornographie nous a enlevée, en faisant sauter quelques verrous.

Premier verrou

Considérant tout ce que nous venons de lire depuis la première phrase sur la magie sexuelle, nous avons tout un formatage à combattre parce que la sexualité a été complètement dénaturée pour nous affaiblir.

En tout homme il y a une femme, et en toute femme il y a un homme, car nous sommes tous de nature androgyne. Notre créateur lui-même serait androgyne. Et pourquoi pas un queer, si nous traduisons ce verset de façon plus actuel?

Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. (Genèse 1, 27)

Il y a une méchante tournure de phrase qui semble accorder plus d’importance à l’homme qu’à la femme. Mais qui sait lire entre les ligne aura peut-être détecté une troncature astucieuse que voici : … à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.

Un écrivain qui formulerait son idée avec de telles tournures de phrases passerait pour un manipulateur, soyons donc vigilants.

Lorsque nous admettons notre nature androgyne, les divisions entre hommes et femmes commencent à s’estomper. Car en l’homme cohabitent les polarités mâle et femelle, bien que la nature masculine puisse être sa spécialité. Dans le même ordre d’idées, en la femme cohabitent les polarités mâles et femelles. Sa nature féminine serait sa spécialité dans la plupart des cas. Mais la spécialisation peut être plus ou moins affirmée, tout comme nos chakras peuvent avoir été déréglés par différents traumatismes.

Regardons comment cette double nature va se répercuter dans la sexualité une fois qu’elle s’est éveillée. Si le corps de la femme est érotique, comment se sent l’homme qui joue la carte de sa féminité? La femme le fait si bien avec son côté mâle à chaque fois qu’elle expérimente la sexualité locale. Alors qu’est-ce qui empêche un homme de développer son érotisme? C’est autant faisable que la femme dont ses facultés de jouissance avec la sexualité locale et mécanique ne sont pas toujours fausses.

Deux moyens me sont connus pour qu’un homme éveille la femme en lui, et pour qu’une femme éveille l’homme en elle. Le plus plus superficiel est de s’identifier au sexe opposé, notamment par le travestisme. L’autre moyen est d’y parvenir au moyen de relations hétérosexuelles comme nous le verrons bientôt. D’une manière ou d’une autre, tout homme ou femme qui découvre sa dimension opposée vient de faire sauter un premier verrou.

Deuxième verrou

Tout mâle est un géniteur, et toute femelle est une matrice. Par conséquent le mâle est actif et la femelle passive. Mais ces rôles sont parfaitement intervertibles. Pour satisfaire les deux polarités, une relation sexuelle devrait toujours se faire en deux phases. Les films pornographiques ne nous montrent que la deuxième phase, jamais les préliminaires.

Lors des préliminaires, l’homme se fait femme et il est actif, alors que la femme est dans son essence féminine et elle est passive. Ainsi l’homme est actif, mais il se fait femme pour se mettre au niveau de sa partenaire. La femme est passive et dans son essence féminine, et elle vie l’expérience comme si elle était avec une autre femme. Dans cette phase, toute la relation est vécue dans l’érotisme puisque les deux sont comme deux femmes ensembles. C’est ce qu’on appelle les préliminaires. La sexualité locale est délaissée au profit de câlins enveloppants et prolongée, avec quelques caresses sur certaines zones sensibles sans pour autant être génitales.

Rendu à l’interversion des rôles c’est au tour de la femme de changer de nature pour se faire mâle et devenir active, alors que l’homme revient dans sa nature masculine et se laisse aller comme une femme passive. Après que l’homme ait tant donné d’érotisme, c’est au tour de la femme d’exprimer son côté mâle. les deux vont alors verser dans la sexualité locale, mais c’est le mâle en la femme qui gère tout. Dans cette phase il n’y a plus deux femmes, mais deux hommes.

Vus sous cet angle, c’est toujours le travesti qui est actif et la vraie nature qui est passive. Je sous-entends ici que le travesti est celui qui abandonne sa première nature pour adopter celle de sa polarité opposée, ce qui n’a rien à voir avec le port d’une guêpière ou du kit parfait d’une salope de haute voltige. Mais rien n’empêche d’essayer, si ça peut en aider un à se mettre dans les fesses de l’autre.

Troisième verrou

Le moment présent est la clé de l’intensité du plaisir. Par conséquent nous devons nous intéresser à la méditation car elle seule peut aider le cerveau à se « verrouiller » sur le moment présent, le temps d’une relation charnelle.

Il existe une centaines de techniques de méditations qui ont traversé l’histoire. Elles sont tous millénaires, car chacune d’elles sont destinées à guérir un problème type correspondant. Elles visent chacune à faire taire le mentale pour intensifier la conscience du moment présent. Cependant, le mental ayant plus d’une seule ruse pour prendre le dessus, il a fallu à nos lointains ancêtres concevoir une méditation pour chaque problèmes spécifique, pour chaque type de mental.

Toute méditation vise à faire taire le mental. Lorsque le mental se tait, l’âme peut enfin habiter ce corps qui est son temple. La sexualité peut alors être divinement vécue.

Mais le mental non entraîné à se taire peut être rusé. Ainsi celui qui essaie toute sorte d’acrobaties sexuelles pour tenter d’impressionner sa copine, s’il vise un but, il est hors du moment présent. De même que la femme qui manœuvre pour tenter d’être meilleur que celle qui l’a précédée est également hors du moment présent.

Le Tantra est simplement une technique de méditation qui se pratique à deux, où l’érotisme et la sexualité sont utilisées pour nous faire perdre la tête et nous garder dans le moment présent.

La sexualité sacrée

Une fois que le mental a appris à se taire, l’âme peut se réapproprier son corps qui est son temple. Ainsi lorsque Joe se prépare à baiser avec Jane, les choses seront faites un peu différemment de ce que font les autres Joe et Jane de ce monde.

Dans le Tantra il est coutume de faire un petit rituel juste avant d’entreprendre une relation. Les deux se font face, et se regarde dans les yeux. Ne dit-on pas que les yeux sont le miroir de l’âme? Ainsi l’un en face de l’autre, en se regardant dans la prunelle des yeux, l’un et l’autre se dise réciproquement : Namaste. Ce qui signifie en Hindi « Je salue le divin en toi ».

Lorsque deux initiés se font face à une cinquantaine de centimètres, chacun avec les mains jointes devant le cœur, en saluant le divin en l’autre, ça fait très chaud au cœur de ressentir la connexion d’âme à âme.

Un quatrième verrou se prépare alors à sauter à son tour.

Lors des préliminaires nous ne sommes pas deux, mais quatre. Il y a la femme en l’homme qui est active et l’homme qui en est témoin. Il y a aussi la femme qui est passive, et la femme en la femme qui est témoin. Lorsque le temps est arrêté, parce que le mental est absent, il n’y a plus aucune raisons pour finir ce qui est agréable, alors le plaisir érotique se prolonge.

Lorsque l’homme a tout donné pour que sa partenaire s’érotise, cette dernière arrive à un point où tout bascule. L’énergie de la femme monte, sa kundalini s’échauffe, son vagin se lubrifie en même temps que l’homme en elle se réveil. Ensuite il y a interversion des rôles.

Virtuellement nous sommes toujours quatre dans la relation, deux qui s’ébattent et deux qui observent. Lors des préliminaires, l’homme est témoin de la femme en lui qui travaille. La femme qui reçoit ces préliminaires s’identifie à l’expérience érotique alors que la femme en elle en est témoin. Après le revirement, le témoin chez l’homme devient actif et vice-versa. De même que le témoin en la femme s’active alors que sa contrepartie se retire de l’action pour devenir témoin à son tour.

Si cela peut sembler déroutant, il n’est pas utile de le mémoriser. Tout s’éclaircira en temps et lieu par l’expérience de la sexualité consciente. Ainsi ritualisée, cette sexualité androgyne – si je peux me permettre de l’appeler de cette façon – procure des orgasmes infiniment plus merveilleux que les fake orgasm que l’on voit à profusion dans la pornographie.

Si un homme a bien éveillé la femme en lui, son toucher devrait être aussi doux que celui d’une femme. Si au contraire, l’homme n’a pas éveillé la femme en lui au cours de sa vie, son toucher et tout son corps risquent d’être durs comme de la pierre.

Cinquième verrou, et non le moindre. Les fantasmes ne sont pas là pour rien.

L’homme est non seulement une femme, mais il est aussi une semence. Tout comme la femme n’est pas seulement un homme, mais aussi une matrice qui sait transformer ce qu’on lui donne de façon tellement merveilleuse. Qu’il s’agisse de la conception d’un enfant, ou de tenir le rôle d’une charmante compagne, une femme à l’état naturelle, non formatée, qui n’a jamais été brisée ni traumatisée, fera toujours des merveilles à partir de ce que l’homme lui soumet. Il en va de même avec la sexualité, si l’homme lui donne toute la tendresse et la sensualité dont la femme en elle a besoin, tout homme a intérêt à découvrir ce que fera le mâle en la femme lorsqu’elle commenceras à décharger sexuellement le trop plein de tendresse accumulée. Aucun aphrodisiaque ne fera une aussi belle job.

Sauf que… des traumatismes on en subi à la tonne dans ce bas monde. Si ce qui vient d’être exprimé ici est trop beau pour paraître vrai, nous devons nous intéresser à la détraumatisation. Et ça, c’est la grande spécialité des fantasmes. Le corps devrait être libre de laisser passer toute la chimie librement, aucune crispation ne devrait faire obstacle au plaisir. Mais si tel n’est pas toujours le cas, nous regarderons bientôt ce que les trucs kinky peuvent apporter sur ce plan.

devoir no 4

Nous allons débuter un important travail d’orientation et de discernement. À l’opposé de la sexualité « vanille » qui se résume bien souvent à pas grand chose, le fétichisme offre de grandes possibilités. Par conséquent, les fétichistes ont tendance à bien exprimer leurs besoins respectifs entre eux, ce qui n’est pas toujours le cas chez les couples ordinairement pressés avec la sexualité mécanique. Le discernement des besoins respectifs se fait bien souvent à l’aide d’une grille comprenant plus de cent questions touchant à différentes pratiques. Certain l’appellent la check-list de soumise, d’autres la liste d’épicerie.

TABLEAU 2 – CHECK-LIST – PARTIE SEXUALITÉ (avec exemples)

Dans le fichier Excel du dernier exercice, à l’onglet suivant tu vas reproduire ce tableau en cinq colonnes. Les contenus des trois dernières colonnes seront laissées vides, car les entrées du tableau 2 ne sont que des exemples. À moins que tes conditions soient identiques.

Si les activités proposées ne sont pas assez nombreuses, tu pourras en ajouter. Mais je te conseille d’attendre d’avoir tout fini tes devoirs car il y a d’autres tableaux plus loin qui viendront compléter celui-ci.

TABLEAU 3 – NOMENCLATURE

La nomenclature sera la même pour tous les tableaux qui composeront cette check-list, car tu les reproduiras tous l’un à la suite de l’autre. Par conséquent, je t’invite à le reproduire dans le troisième onglet si tu trouves cela plus commode.

CONTEXTE: Il faut faire attention au contexte, dépendamment si le formulaire est rempli par une soumise ou un dominant.

CONDITIONS: Les cases de la colonne des conditions seront seulement rempli le cas échéant, les autres seront laissées vides.

EXPÉRIENCE: Inutile de décrire si tu as aimé ou pas, juste dire si oui ou non si tu l’as déjà fait dans un contexte consensuel. La numérotation, 0 pour « jamais fait » et 1 pour « déjà fait », est utile pour qui aimerait s’amuser à faire des croisements et des trucs de psychométrie faisant intervenir les math.

INTÉRÊT: Encore ici la notation numérique est utile pour qui veut s’amuser à évaluer le pointage d’une soumise. Il peut être captivant d’obtenir un pointage élevé, mais en contrepartie il faudra par la suite assumer la part qui nous revient s’il y a des malentendus. D’une manière ou d’une autre, chaque point pourra être discuté de vive voix en cas d’imprécision ou de difficulté d’interprétation.

ASTUCE: Après avoir distribués toutes les annotations comprises entre 0 et 3, s’il reste 5 cellules vides par exemple, au lieu d’écrire 4 dans toutes les autres tu pourrais les annoter de façon croissante en fonction de l’intérêt de chacune, notamment 4, 5, 6, 7, 8 pour déterminer l’ordre des préférences. Il peut donc y avoir plusieurs « 0 », « 1 », « 2 » et « 3 », mais un seul des autres chiffres pour déterminer l’ordre des préférences.

Comme il existe une infinité de façon de monter une liste, c’est souvent le dominant qui envoie sa propre liste à faire remplir par celle qui postule à devenir sa soumise. Profitons quand-même de l’occasion pour étudier les listes proposées, et fais-en un examen d’introspection pour prendre de l’avance.

S/M

S/M = sado masochisme

Avant d’aborder le sujet de plein fouet, nous allons tenter de remonter à ses origines parce que les dictionnaires ont tendance à nous cacher beaucoup de choses sur le sadomasochisme tout en insinuant que ce serait une maladie. Il nous est facile de croire que le terme sadisme a été inventé par le Marquis de Sade, et le masochisme par un certain Sacher Masoch, deux écrivains du dix-neuvième siècle.

La réalité est que les pratiques sadomasochistes n’ont pas été inventées par le marquis de Sade ni par Sacher Masoch, car elles existaient déjà à l’époque babylonienne. Elles avaient pour but d’éduquer les esclaves, non seulement pour l’obéissance, mais aussi pour les rendre capable d’effectuer des prouesses de toute nature, que ce soit sur un champ de bataille ou comme domestique pour ne nommer que quelques exemples. Il s’agissait de pouvoir infliger des punitions qui ne laisse aucune trace, car le but est de forger le caractère et non de mutiler. Et cela se fait encore aujourd’hui, mais avant de poser un jugement il vaudrait mieux examiner toute l’affaire dans son ensemble avec un esprit très ouvert.

« Mind-kontrol »

Il existe dans le monde interlope ce que certains appellent des abus rituels « illuminati », où des jeunes enfants, et des adultes aussi, subissent des violences physiques, sexuelles, psychologiques et spirituelles. Le but de ces rituels est de provoquer toutes les conditions nécessaires pour pouvoir les soumettre notamment à du contrôle mental, avec une loyauté sans faille, et leur inculquer des capacités hors commun dans une douzaine de branches y compris la prostitution de haute voltige et les activités militaires. Lorsque j’ai évoqué les sacrifices et la programmation requise qui est d’une certaine complexité, dans l’article sur la magie sexuelle, c’est d’eux que je parlais.

Ce « mind-control » est une arme à double tranchant. Car si les abus rituels peuvent contribuer à programmer un policier pour qu’il soit capable d’intervenir dans une prise d’otages, ils peuvent aussi servir à programmer des assassins, des tireurs d’élite, et des pilotes de bombardiers capables de commettre des assassinats de masse le plus froidement du monde du moment qu’ils en ont reçu l’ordre.

Dans certaines sociétés secrètes on programme des jeunes enfants au moyen d’abus ritualisés, pour développer leurs capacités dans six branches précises. Ces six branches d’entraînements sont les sciences, les opérations militaires, la politique, le leadership, la spiritualité ainsi que les sciences de l’éducation.

Toujours en se fondant sur des punitions extrêmes, on les entraîne à acquérir des compétences dignes des athlètes olympiques. Et bien que l’on puisse programmer des sportifs de haut niveau, il est tout à fait possible de créer des super-policiers, en les entraînant à la force musculaire, à la résistance à la douleur (chose que l’on voit souvent dans le BDSM de salon), au développement de la mémoire photographique, à l’absence de peur, et plusieurs autres capacités. Notamment on les entraîne à pouvoir se dissocier facilement pour permettre le développement de certains pouvoirs psychiques. Après ça, quand on se retrouve avec un tireur actif dans une université, on est bien content de pouvoir compter sur ces super-policiers.

À l’autre bout du spectre on a des sadiques qui engendrent des enfants pour les plus mauvaises raisons du monde, pour en abuser jusqu’à plus soif. En retour de leurs souffrances, lorsque ces enfants ont grandi, ils n’ont reçus aucune compétences ni aucune éducation qui leur aurait permis de bien se débrouiller. Ils alors condamnés à une existence minable.

Et entre les deux extrêmes on a tout une population qui a souffert dans des pensionnats où l’abus ritualisé était la norme. Et au lieu de leur donner une formation de haut niveau comme dans le premier groupe, on a cherché à en faire du bétail facile à exploiter par des entreprises aux ambitions oligarques. On leur a inculqué une éducation, mais volontairement limitée à l’obéissance servile et à l’absence d’ambitions.

Petite note : Malgré la monstruosité apparente des organisations impliquées dans les abus rituels, « sataniques » ou « illuminati », peu importe la dénomination, je n’entretient aucun sentiment d’hostilité envers les adeptes. Je suis absolument certains d’en avoir connu plusieurs, et je ne suis pas du genre à tenter une déprogrammation inopportune. Ils ont leur vie, et moi la mienne. Et qui suis-je pour vouloir sauver de ces âmes alors que je ne suis jamais certain de pouvoir moi-même sauver la mienne? Oh! Je suis certains d’en avoir compté parmi mes bons amis à une certains époque de ma vie, y compris une ou deux esclaves de type MK-Ultra, mais les connaissances qui m’ont permis d’en avoir la puce à l’oreille sont récentes et ces gens n’ont pas été éduqués pour se mettre à nu facilement. En d’autres mots, je me suis rangé derrière la Loi de l’amour.

les traumatismes

Ces méthodes d’éducation ne sont pas sans conséquences à long terme, lesquelles se fondent sur l’infliction volontaire de traumatismes. Il en reste donc des séquelles chez ceux et celles qui ont subi ces sortes d’abus. Est-il étonnant que la moitié d’entre eux développent des fantasmes sadomasochistes une fois devenu adulte, alors que l’autre moitié trouvera toujours ces pratiques dégoûtantes? Intéressons-nous d’abord au premier groupe. Pour expliquer ce qui fait que d’anciennes victimes d’abus vont devenir adeptes du sadomasochiste, ma première hypothèse est que ces gens ont choisi l’adaptation au lieu de la fuite. La deuxième hypothèse est que l’inconscient individuel se serait senti en affinité avec l’inconscient collectif de toute l’affaire des abus rituels, concept qui sera détaillé plus loin.

Plusieurs autres situations peuvent se produire. Dans un cas de figure on a été abusé sans rien recevoir en retour, aucune éducation qui nous fasse accepter les épreuves comme étant un prix dérisoire en regard des gains obtenus dans une brillante carrière. Mais lorsque nous sommes devenus adultes, et qu’on s’adonne tout à coup à des jeux d’impacts, le fessier va rapidement s’adapter en perdant progressivement de sa sensibilité. Avec un partenaire qui connait bien son affaire, la douleur se transmutera en plaisir. Qu’arrivera-t-il alors? Souviens-toi, dans la section du bondage, j’ai mentionné qu’on peut se défaire d’un traumatisme en tordant la mémoire des faits pour réarranger la mémoire psychologique. Ainsi ce qui était autrefois douloureux et humiliant est devenu jouissif et ludique. Ce n’est qu’un exemple.

Dans un autre cas de figure, l’adepte du sadomasochiste va reproduire ces rituels dans un esprit ludique dans le but, parfois inconscient, de se réconcilier avec le bourreau de son enfance. « Tu as eu ton fun, j’ai eu le mien. Maintenant prend soin de toi, et attention à ton karma. »

le formatage éducatif

Revenons maintenant en arrière et faisons une petite régression en enfance. Les enfants sont caractérisés par une grande créativité et la spontanéité, deux caractéristiques fondamentales de l’âme. Les enfants s’unissent facilement entre eux, ce qui est loin d’être le cas chez les adultes qui sont plus divisés, et bourrés de codes sociaux que les enfants n’ont pas.

Lors du formatage éducatif, l’enfant perd progressivement sa connexion avec l’âme pour se brancher sur un mental collectif pré-formaté. Pour y parvenir on le punit chaque fois qu’il manifeste sa spontanéité, on brime sa créativité pour qu’il écoute « les grandes personnes », on l’oblige à passer 5 heures par jours derrière un pupitre alors que son cœur est toujours à l’extérieur de cette prison.

Enfants, on nous a enlevé notre innocence avec la permission du gouvernement, on a brisé notre créativité, on nous a enfoncé dans le cerveau que le corps est mauvais, que trop de liberté peut rendre fou, et toutes sortes d’insanités pour nous transformer en esclaves obéissants.

l’égrégore du sadomasochisme

Maintenant si nous retournons à la dernière partie de la page sur la Philosophie, rappelons-nous du concept de l’inconscient collectif. Lorsque des milliers de personnes vivent une expérience ritualisée, de manière répétée, en y déchargeant toute leur émotions, un champ d’énergie prend forme. Puisque les abus rituels existent depuis des millénaires, qu’ils ont probablement toujours existé, il a dut se former un inconscient collectif extrêmement puissant de ces rituels. Considérons cela comme une pièce de puzzle.

Une autre pièce maintenant: Il y a peut-être autant d’adeptes du BDSM qui ont été abusés qu’il y en a qui n’ont jamais été abusés. Comme il y a des non adeptes qui ont été abusés et d’autres non. Il n’existe aucun lien entre les abus subis dans l’enfance et la fessée qui fait fantasmer bon nombre d’adultes. Il n’y a qu’un champ d’énergie où toutes les expériences en liens avec le sado-masochisme sont stockées. Il suffit ensuite qu’une innocente passe devant la vitrine d’un sex-shop qui expose des fouets et qu’elle se dise « pourquoi pas moi ». À peine que cette pensée lui a traversé l’esprit, une brèche vient de s’ouvrir. Lorsque l’égrégore concerné voit cette faille, il se jette sur l’innocente et commence à lui projeter des imageries mentales et à la nourrir pour en faire une adepte.

Il ne faut pas avoir peur de cela, car ces champs d’énergie sont partout, il n’y a nulle part où aller pour se mettre à l’abris. Car ces champs d’énergie sont nos pensées. On peut les remplacer par d’autres, mais nous ne pouvons pas arrêter de penser. Donc l’idée est d’accepter ce qui peut nous faire du bien, et de rejeter le reste. D’où l’utilité du premier test que je t’ai fait passé en première page.

Tout inconscient collectif peut être modifié à notre avantage. Ainsi dans l’imagerie que le champ d’énergie du sadomasochisme nous envoie, nous pouvons trier ce que nous jugeons acceptable ou non, et rejeter ce qui risque de ne pas nous convenir. Car l’inconscient collectif contient absolument tout, des pensées des adeptes les plus légèrement attirés jusqu’aux sadiques aux réalisations les plus perverses.

les jeux d’impacts

Maintenant nous allons parler des jeux d’impact comme il se pratique couramment dans les chambres à coucher, et aussi dans les clubs Fetish. Nous allons surtout nous intéresser à l’aspect ludique, à l’esprit de jeu, à la mise en scène théâtrale. Nous parlerons donc du dosage délibéré, de la libération des endorphines, de l’insensibilisation du fessier.

Le but de tout cela est une transformation alchimique dont je vais te laisser en découvrir les tenants et aboutissants par toi-même. J’arrête ici toute dissertation psycho-philosophique, il est temps maintenant d’entrer dans le vif du sujet… de plein fouet!

Un terrain de jeux que nous avons tous

Dans la leçon précédente nous avons fait la connaissance du kinkster, ligoteur en puissance et expert dans l’art de limiter les mouvements de la soumise pour l’obliger à relaxer.

Maintenant nous allons faire la connaissance du spanker, celui qui connait l’art du spanking. Avec le mot spank, ce sont les dérivés anglophones du mot fessée, lui-même souvent remplacé par l’expression « jeux d’impacts » parce que le mot fessée peut paraître infantilisant. En français on dit aussi « fesseur » à la place de spanker.

Nous devons aussi définir ce qu’est un Top. Il s’agit du spanker qui joue sur une base occasionnel, qui Top une soumise qu’il voit de temps en temps, ou qui Top de manière improvisé lorsque ses talents sont requis lors d’une soirée en club. La soumise, quand à elle, elle est une bottom lorsque sa relation n’est pas centrée sur la soumission.

plusieurs types de fessées

La fessée peut être jouissive ou punitive, elle peut provoquer la détente comme elle peut nous mettre sur le qui vive ou l’évitement. La douleur et le plaisir sont deux sensations qui se ressemblent. Une douleur persistante, répétitive, finit par se transmuter en plaisir. De même qu’un plaisir persistant, répété à l’infini, finit par devenir douloureux. C’est comme abuser d’un dessert sucré, ça fini par un mal d’estomac. C’est le système immunitaire du l’humain qui est responsable de cette permutabilité entre le plaisir et la douleur. Une fessée longue et bien rythmée finit par provoquer une sécrétion d’endorphines, et la peau des fesses peut être durcie comme la corne qui se ramasse à la racine des doigt des travailleurs manuels. Nous sommes ainsi immunisés contre les douleurs extrêmes, bien que les tortionnaires professionnels sachent comment contourner ces mécanismes de défenses immunitaires. Mais les Top spankers savent très bien, eux aussi, comment exploiter ces défenses biochimiques pour transformer la douleur en jouissance. Une fois que l’endorphine est sécrétée par les glandes surrénales, la soumise ne voudrait pas que son Top arrête la fessée car elle est en pleine jouissance. Mais ce truc avec l’endorphine n’est pas facile à maîtriser, et ça demande une certaine dose de pratique.

La fessée érotique

Généralement donnée à mains nues, elle est doucement appliquée et ponctuée régulièrement d’un massage du fessier. Lorsque les fesses ont été bien réchauffées, il peut s’ensuivre un massage de l’entrejambe en prolongeant l’attente du moment où les caresses deviendront plus sexuelles. La finalité est que la fessée érotique fasse d’abord mouiller la femme, et qu’elle se termine par un orgasme provoqué ou non. Et oui, il y a des femmes qui giclent juste en se faisant donner une fessée sans aucune autre simulation. Les impacts à répétition peuvent rendre un fessier très érogène.

Désensibilisation du fessier

Il s’agit principalement de fessées d’entraînement, et ça ne se fait pas en une seule séance. Lors de rencontres fréquentes entre la soumise et son fesseur, ce dernier choisi un instrument approprié, il réchauffe son fessier, et peu à peu il augmente la force des coups. Lors de chaque rencontre la soumise en subira des meilleures, ce qui entraîne une désensibilisation par adaptation. Une fois désensibilisé, après nombre de séances, plusieurs avenues deviennent possibles. Les scènes théâtrales deviennent plus réalistes notamment dans les clubs Fetish, la discipline domestique peut faire son nid tranquillement, et les trips avec les endorphines deviennent plus accessibles avec comme conséquence un accès à de profonds états de relaxation.

Les catharsis (jeux de rôle)

Ainsi la soumise adepte du cosplay peut se plonger dans un scénario imaginaire où elle doit passer un bureau du directeur à cause d’un sous-vêtement interdit par le code vestimentaire. Je te laisse imaginer la suite. Dans une telle mise en scène, une catharsis s’opère sans nécessairement avoir connaissance de la pulsion qui se libère, de l’émotion qui est purgée, car la mise en scène est vécue dans un esprit ludique avec toute la créativité et l’innocence de notre soi.

En savoir plus

Plusieurs autres types de fessées, ainsi que les moindres détails, sont exposés dans mes carnets offerts dans la section Ebook. Il s’agit d’histoires courtes qui contiennent tous les ingrédients permettant d’avoir une connaissance détaillé de ces « contre-rituels ». Le tout exprimé de façon romancée, de façon théâtrale. Tu es l’observatrice, et chaque l’histoire décrit deux personnages que tu vois comme à travers le trou d’une serrure, ou comme une voyageuse de l’astral.

les instruments d’impacts

Les instruments d’impact sont nombreux et ce n’est pas par pure fantaisie. C’est que leur forme a quelque chose à voir avec le type de douleur qu’on va infliger et le dosage de celle-ci. Examinons les principaux instruments prisés par les fétichistes, et étudions leurs caractéristiques. Ainsi tu pourras mieux appréhender, anticiper le plaisir, et voir si cela est fait pour toi. Car précisons tout de suite que les jeux d’impacts ne sont pas prisés par tous les fétichistes, ils ne conviennent pas à tous et toutes car nous ne sommes pas tous fait du même moule.

Ceux qui chauffent

Les instruments qui chauffent le plus sont de forme plate, comme la palette de bois, la strap, et la règle d’une certaine longueur, et la main humaine. Leur énergie d’impact est diffusée en largeur, en surface. Les marques infligées sont de formes plus ou moins rondes sur les fesses. La dangerosité est proportionnelle à la masse, plus l’instrument a de la masse plus vite des bleus se forment par l’éclatement des veines sous la peau. Pour éviter de blesser il faut une énergie cinétique moindre, ce qui peut s’obtenir en diminuant l’épaisseur de la partie qui entre en contact avec la peau ou en choisissant un matériau léger. En tout temps un manche léger permet de mieux manier l’instrument.

Ceux qui pincent

Les instruments qui pincent ont un point de contact filiforme, c’est le cas de la canne de bambou et de la cravache à fil. Le point de contact est réduit en largeur et plus prononcé en longueur. Les marques sont aussi de formes longitudinales. Étant donné le profil rond, les instruments réputés pour pincer on moins d’énergie cinétique que les instruments plats, mais ils peuvent compenser par l’abrasion lorsque leur flexibilité est suffisante pour glisser sur les fesses.

Ceux qui sont abrasif

Ensuite viennent les instruments qui tendent à glisser sur la peau au lieu de se contenter d’y diffuser une onde de choc. C’est notamment le cas de la strap et du martinet, une partie de l’onde de choc est amortie par leur glissement. Pour éviter d’infliger des marques trop sévères, les instruments abrasifs doivent avoir une texture douce pour pouvoir glisser sur la peau au lieu de l’érafler.

Le bull whip

L’instrument le plus dangereux est le bull whip, fait d’un manche, d’une longue queue en cuir tressé d’un ou plusieurs mètres, se terminant par un mince filin ou un slaper de suède. Certains peuvent lacérer et tuer quelqu’un. Naturellement que certains sont conçus pour que les fétichistes puissent s’amuser. La douleur d’un bull whip n’est pas infligée au moment du contact, ce n’est que quelques fractions de seconde après l’impact qu’une sensation se fait sentir et il n’y a pas de quoi paniquer.

Un instrument de premier choix

Le martinet est le plus versatile de tous les instruments, exception faite pour la main. Dépendamment de la texture de ses lanières plus ou moins douces ou abrasives, le martinet peut être doux ou cinglant. Il peut être chauffant si les lanières sont nombreuses, ou pinçant si elles sont très limitées en nombre. La douleur peut être à peine ressentie si les lanières sont en suède, légères et nombreuses, comme la douleur peut être plus prononcée si les lanières sont peu nombreuses et en cuir finement tressés. La longueur et du manche et des lanières joue sur la douleur infligée, mais aussi sur son maniement par le jeu du poignet.

Le martinet est le plus versatile des instruments, celui qui est illustré ici semble en être un d’excellente qualité.

Tout doit être question de dosage

Tout d’abord il y a un dosage dans la conception des instruments destinés au fétichisme : poids, épaisseur, longueur, matériau, texture, flexibilité, etc. Ensuite un bon spanker doit savoir bien doser les coups pour que la scène ne sorte pas du cadre du jeu.

C’est le dosage de la douleur qui va influencer l’intérêt ou le désintérêt de la soumise envers les jeux d’impact, et aussi dans sa relation avec son spanker. Car tout dosage immodéré peut conduire à des comportements violents, et faire sonner l’alarme.

les marques

La tolérance aux marques est un point important à faire connaître à notre Top. La femme mariée qui voit un Top en cachette n’aura pas la même tolérance que la célibataire qui peut se cacher les fesses le temps qu’il lui faut pour une guérison complète.

TABLEAU 3 – TOLÉRANCE AUX MARQUES

Les temps de guérison peuvent varier d’une personne à l’autre, en fonction du type de peau, de taux de gras, la cellulite, les varices, les zones, etc. Les temps du tableau 3 sont indiqués à titre très approximatif, sans aucune prétention scientifique.

Étant Maître en Reiki et magnétiseur, je peux réduire un bleu de moitié en une vingtaine de minutes par un massage du fessier. Mais je ne donne aucune garantie de succès à l’avance, et surtout pas aux femmes mariées.

Devoir no 7

Ce devoir est la suite du précédent. Il s’agit de reprendre la liste du devoir no 5 et d’y ajouter des nouvelles catégories en lien avec les jeux d’impacts.

TABLEAU 4 – CATÉGORIES DE JEUX D’IMPACTS DANS LA CHECK-LIST (EXEMPLE)

conseil du maître

Ne soit pas sur le point de te sauver et de mettre fin à cette aventure. Dans la vie il peut y avoir des contradictions entre différentes personnalités, des implants peuvent se sentir menacé d’éviction. Mais comme tu l’as bien apprise dans la section philosophique, si un tel conflit surgit, réserve-toi un petit espace pour tes jardins secrets et ne te laisses pas culpabiliser par les pensées issues d’autres inconscient collectifs qui ne desservent aucun de tes intérêts ni ton bonheur personnel. Le monde est vaste, et tout peut être arrangé à ton avantage. Il suffit de rester calme, de pratiquer le calme mental, et cultiver ta candeur.

Philosophie

introduction

L’idée derrière ce portail est de transmettre une connaissance à un échelon plus élevé que ce qui est en principe destiné aux masses. Le but est d’emmener l’apprentie à se servir du fétichisme pour devenir une personne distinguée sans pour autant se sentir obligé de révéler ce côté intime à tout vent.

Si on considère le fétichisme du point de vue le plus basique, le plus bas dans l’échelle des valeurs, on se retrouve avec le problème de l’envoûtement qui est un fait rare. Car rare sont ceux qui, pris d’une pulsion incontrôlable, se sont retrouvés dans les dédales du système de justice après s’être jeté sur les pieds d’une pauvre inconnue. Un tel envoûtement peut se manifester dans le mental du bon père de famille qui, parti rôder aux alentours d’une station de Métro un soir de pleine lune, ne peut s’empêcher d’agripper les fesses d’une pauvre passante avec les conséquence qu’on imagine. Ce n’est pas de ce fétichisme que nous allons parler, laissons ces pauvres types aux services médicaux. Quant à nous, nous allons nous concentrer sur le fétichisme de loisir.

Dans l’Univers des clubs fétiches, je n’ai jamais vu cette sorte d’envoûté doté de pulsions incontrôlables. Notamment parce que les clubs fétiches sont des endroits sécuritaires et conviviaux, où le consentement est primordial et toute scène passe par une négociation au préalable. Quelques soient donc tes motivations, qu’il s’agisse d’un fétichisme qui ne sortira jamais de ta chambre à coucher ou de venir faire du fétichisme social avec nous, mon approche est élitiste. Car elle ne s’adresse pas aux masses, mais à toute personne qui en possède la graine en elle et le désir d’aller plus loin.

Jardin secret

Le puzzle de la vie

Pour intégrer le fétichisme en soi, il faut lui donner un espace. Et comme un enfant qui grandit, il faut l’aimer et le nourrir. Si on ne veut pas que ce fétichisme se retourne contre soi et nous fasse des misères, l’amour est la clé. Honore tes semblables, honore la communauté fétichiste, honore ses fournisseurs de services. Ait des pensées bienveillantes, des paroles agréables, et des actions qui reflètent ton engagement à en faire un monde meilleur. Si tu fais tout cela, tu en récolteras beaucoup de bénédictions. Ça s’applique à tout les domaines, car c’est une loi de la vie.

Vient ensuite la grande question: est-ce compatible avec ma structure personnelle, mes valeurs, mon image? Dois-je entretenir cela dans le plus grand secret?

Toi seule en possède la réponse. Mais un secret n’interdit aucunement d’être partagé avec des gens de confiance. Dans l’idéal on partage un secret avec des gens qui nous sont en affinité, qui nous apprécie sur ce plan, et qui n’ont aucun intérêt à nous trahir. Mais ceux qui sont pleins de jugements, ceux qui nous sont hostiles, mieux vaut les tenir dans le secret.

La conjugaison du fétichisme dans le décor de notre vie peut être difficile à gérer, à assumer. Car il y aura assurément un lot d’incompatibilités. Tu as un travail, tu dois être une travailleuse fiable et professionnelle, et admettons que tu sois une maîtresse d’école du primaire où les chasses aux sorcières existent encore. Tu as une famille, tes parents ont la jugeote facile, et tu ne t’attends jamais à voir tes frères et sœurs débarquer dans le fétichisme. Tu as des activités, tu fais du bénévolat, et là aussi se trouvent des gens qui seront promptes à te juger si tu sors du cadre étroit de leurs paradigmes personnels. Et il y a le fait que chaque personne suit son propre cheminement spirituel, entretenant ses peurs, ses espoirs, et cherchant à t’influencer.

La grande question est donc de savoir comment gérer des goûts aussi promptes à attirer les jugements. Car le jugement ne viendra pas toujours des autres, il n’y a pas pire juge que celui qui se trouve en notre for intérieur. Il n’y a que deux réponses à cette question existentielle. La première est de tenter un mixte de tout ça avec beaucoup de compromis, pour tenter d’avoir une certaine cohérence dans une structure monobloc. Mais je ne le conseille pas à prime abord car même si dans l’idéal notre structure de fonctionnement devrait être fluide et non compartimentée, il y a un piège à éviter: C’est celui de vouloir combattre nos penchants qui ne s’accordent pas avec le reste. C’est une erreur et une bataille perdue d’avance, qui nous incitent souvent à l’irréparable.

C’est la culpabilité nous pousse à commettre l’irréparable en maudissant « la chose » que l’on cherche à éliminer de notre vie, mais ce faisant nous attaquons l’âme de la chose et ce ne sera jamais sans conséquences. Nous touchons ici à un aspect de la philosophie qui est connue depuis la nuit des temps: Aucune prière ne sera exaucée si nous ne vitalisons pas l’entité invoquée par des pensées d’amour, et au pire elle se retournera contre nous. Essaie de retourner dans un groupe et de t’y faire aimer après l’avoir sévèrement jugé et lapidé dans ton cœur.

Le subterfuge pour éviter de tomber dans ce piège est d’adopter une structure temporairement fragmentée. « Il y a un temps pour ceci, un temps pour cela, une pile de dossiers à traiter individuellement sur mon cheminement de vie. » Ta vie devient alors comme une série de vases communicants. Il y a une chambre pour mon travail, une pour mon foyer, une pour ma parenté, une pour mon social de tous les jours, et quelques chambres secrètes pour ma spiritualité, ma sexualité et mes fétiches. La tâche suivante sera de t’instruire sur l’essence de chaque merveille de la vie, sur chacune de tes spécificités personnelles. À force de les étudier en profondeur, les différentes chambres finiront par se rejoindre au sommet. Et là tu seras devenue une femme entière, authentique, fluide et non compartimentée.

Tout comme le morcellement de notre cheminement de vie, l’enseignement dispensée ici est à prendre comme un grand puzzle dont les pièces sont à étudier séparément. À travers ce portail, les notions qui te seront transmises se présenteront comme pièces de puzzle. C’est de cette façon que j’ai choisi d’enseigner car chaque humain est différent, il n’y en a pas deux pareil. Cette structure de formation fragmentée fait en sorte que c’est à toi d’assembler les pièces qui formeront ton propre monde, ta propre structure, ton propre grand puzzle.

Les devoirs…

lexique philosophique de boudoir

La philosophie est une étude des processus mentaux qui vise à la connaissance de soi et du cosmos. La psychologie populaire n’en est qu’un sous-produit qui se limite bien souvent à la connaissance du mental et du « moi », alors que la philosophie va beaucoup plus loin dans les profondeurs de l’âme. Un authentique philosophe n’est pas qu’un simple perroquet qui vole les citations des plus grands que lui pour les faire sienne et ainsi masquer sa propre ignorance. Le vrai philosophe possède une vision pénétrante des systèmes qui le passionnent, son opinion apporte toujours un éclairage nouveau à ceux qui l’écoutent ou le lisent.

L’âme est la partie de nous-mêmes qui nous relie l’Univers, elle est comme les racines de l’arbre qui le relie à la terre. C’est en l’âme que réside les facultés extrasensorielles. On l’appelle aussi le SOI.

L’amour véritable est une réalité qui ne peut se manifester que dans l’état présent, jamais dans le passé, ni dans le futur. Car l’amour véritable commence par l’acceptation et l’unité, il est un état de conscience qui se fonde sur l’harmonie. Il n’est pas un but, mais un état de l’Être. Nous sommes dans l’amour ou nous ne le sommes pas. L’amour est une force qui agit sur notre réalité, il aide collectivement à la préservation de l’humanité, il porte la signature de l’âme.

Le mental est le petit moi qui jacasse sans cesse dans la tête, celui qui juge tout en fonction de son propre égo qui filtre la perception que nous avons de la réalité. Filtres qui se sont forgé par des années de formatage éducatif et de déceptions. L’âme est sensé être le chef, et le mental son second. C’est lorsque le mental prend les commandes à lui tout seul que tout se met à aller de travers. On l’appelle aussi le MOI.

La volonté est une force aussi puissante que l’amour, elle agit comme le moteur du changement. La volonté est une force mentale qui nous tend vers un but, vers une nouvelle réalité.

Le corps est le temple de l’âme, et le mental leur sert de pilote et d’interface sociale. C’est le corps qui permet à l’âme de faire des expériences dans la réalité terrestre.

L’action est ce qui résulte de la volonté et l’amour conjugués. Un mental ayant une grande volonté peut agir sur le corps pour que celui-ci sécrète lui-même des drogues à la dose requise pour expérimenter un nouvel état de conscience sans les dangers qui viennent avec les drogues de l’extérieur.

La catharsis est la mise en scène d’une composante affective qui peut mener à la sublimation des passions.

Les composantes affectives se réfèrent à nos émotions, émotions qui peuvent être aussi bien positives que négatives.

Les déclencheurs sont comme les boutons d’une console. Il suffit d’appuyer sur tel bouton pour susciter un désir chez telle personne, ou encore sur tel autre bouton pour récolter d’une réaction de mépris. Nos émotions sont déclenchées par des déclencheurs.

Les passions sont causées par les émotions, c’est la résultante des déclencheurs d’émotions. Elles peuvent être si puissantes qu’elles finissent par occuper toute la place dans le mental. Là aussi nous pouvons affirmer que les passions peuvent être positives ou négatives, constructrices ou destructrices.

La sublimation est l’action dissolvante, sublimer une passion violente consiste à la dissoudre. Se contenter de la stopper risque de la transférer dans un autre aspect de notre vie, ce n’est pas une sublimation mais un déplacement qui risque de s’effectuer en nous subrepticement.

L’introspection doit permettre d’identifier les déclencheurs, les émotions et les passions qui en découlent. Excel est un excellent outil pour faire des listes introspectives car ce logiciel permet de faire des listes avec une grande flexibilité et avoir en tout temps une vue d’ensemble. Au premier abord nos listes n’ont pas besoin d’être exhaustives, nous pouvons mettre quelques exemples comprenant son aspect positif et sa contrepartie négative. Les listes s’épaissiront avec le temps.

TABLEAU 1 – EXERCICE SUR LES DÉCLENCHEURS (exemples)

Dans un tableau bien garni il y aura des variations d’une personne à l’autre, alors que beaucoup partageront les mêmes effets sur certains déclencheurs. Naturellement que l’adepte du naturisme n’aura pas précisément le même tableau, car il y aura pour lui plusieurs sortes de nudité en public et les émotions conséquentes dépendront beaucoup du contexte: Celui qui débarque pour la première fois dans un centre naturiste peut sublimer le jugement qu’il a toujours entretenu sur sa propre nudité, et par le fait-même augmenter son estime de soi en sublimant certaines émotions comme le dégoût.

La connaissance de soi peut être augmentée en listant des caractéristiques du moi qui ont tendance à passer sous le radar de la conscience, comme dans l’exercice précédent. À terme, une meilleure connaissance du moi pourra aboutir à une meilleure estime de soi.

L’estime de soi n’est pas ce qu’on vous a enseigné, elle ne résulte pas du fait de vous conformer aux attentes des gouvernements, ni du clergé, ni de vos professeurs, ni de vos parents. Car dans ce cas, si vous vous conformez, ce sont eux qui vous estimeront. Cela n’a rien à voir avec VOTRE estime de soi. L’estime de soi grandi lorsque notre SOI et notre MOI se sont rencontrés et qu’ils se sont mis d’accord sur tout ce qui les opposait.

Les comportements ont tous été programmés par notre adaptation à la société, en voulant éviter les punitions et nous adapter aux exigences de notre famille, nous conformer à ce qui était attendu de nous pendant nos études, pour répondre aux attentes des différentes fonctions que nous avons occupés, et surtout pour échapper au jugement des autres. Il est très rare que nous ayons décidé nous-mêmes de la plupart de nos comportements. Cependant les fétichistes ont une longueur d’avance : Derrière des portes closes ils programment eux-mêmes des comportements dans un but – souvent inconscient – de sublimer quelque chose en eux.

Ainsi présentés, ces définitions sont comme des pièces de puzzle. Il n’est pas nécessaire de toutes les connaître par cœur. Les plus importantes sont celles qui répondent à un besoin ponctuel.

le libre arbitre

Un des points majeurs étudiés en philosophie est le libre arbitre qui concerne notre capacité à faire des choix. Nous allons découvrir des nouvelles pièces du puzzle qui ont une forte influence sur nos choix, et voir comment nous pouvons améliorer notre capacité à choisir en fonction de nos intérêts, de nos désirs, de nos espoirs. Car il n’est pas nécessaire de regarder loin pour se rendre compte que les gens ordinaires font souvent des choix qui desservent les intérêts des autres à leur propre détriment.

Le but de cette dissertions est de te montrer comment te servir de la catharsis mentale pour contrôler tes pulsions, pour alimenter un fétiche sans que celui-ci se transforme en envoûtement. Ce sera fort utile lorsque surviendra un conflit dans tes priorités. Si par exemple tu arrives dans une période d’examens et que tu as besoin de toute ta concentration, c’est grâce à la catharsis mentale que tu pourras amortir tout fétiche qui chercherait à s’imposer en polluant tes pensées, qui chercherait à te distraire comme un petit chien qui cherche à jouer avec toi alors que tu as besoin de toute ta concentration pour une activité précise.

Pour maîtriser la catharsis mentale, il convient d’étudier certains éléments très pointus de la philosophie. Autrement je ne les aurais jamais publiés sur ce portail.

Les champs éthériques

Chaque personne, chaque objet, chaque mouvement possède un double éthérique. Le double que possède une personne est aussi appelé « champ morphologique ». Il contient le plan de sa propre personne, son genre, ses attributs physiques, et toutes ses caractéristiques.

L’inconscient personnel

Cet inconscient est un champ qui contient tout ce que nous mettons à l’intérieur de celui-ci. Il est influencé par nos désirs, nos peurs, notre mémoire, notre passé, nos blessures et nos bons coups. Il est parfaitement programmable, notamment par autosuggestion.

Petit inconscient collectif

Tout mouvement de masse, toute culture, toute religion, toute grande corporation, tout groupe d’intérêt possède aussi un double alimenté par l’ensemble de tous ses membres. Dans ce champ d’énergie est stocké tous les espoirs du groupe, ses désirs, ses craintes, ses codes, ses valeurs, etc. Plus cet inconscient collectif est alimenté avec ferveur et plus il dure longtemps, plus il devient puissant. Les grandes religions de masse qui existent depuis des siècles possèdent un champ invisible extrêmement puissant. En un tout autre terme, le petit inconscient collectif est aussi appelé un égrégore.

Grand inconscient collectif

Aussi appelé champ morphique, ce champ contient absolument tout et il se met à jour d’un instant à l’autre. Ceci repose sur le fait que ce champ agit comme un hologramme, et le cerveau humain est fait pour se brancher sur cet hologramme. Dans l’absolu, tout être humain travaille constamment pour l’enrichissement du champ morphique de son espèce.

La connaissance

Lorsque quelqu’un devient capable de syntoniser les champs morphiques, il développe le don de l’omniscience. Il s’épargne alors de beaucoup de temps consacrés aux études. Les études dites « profanes » par exemple ne s’intéressent qu’au plan matériel, elles peuvent être une perte de temps pour l’omniscient capable de se mettre en rapport avec le grand inconscient collectifs car toute l’information disponible est stocké dans ce réservoir. On dit que ce réservoir est inconscient parce qu’il échappe à la conscience du non philosophe, du non initié, de la personne ordinaire qu’on qualifie de profane. L’inconscient transmet la connaissance principalement par le langage des idées, et une fois la connaissance reçue on se sent comme si on l’avais toujours su.

L’influence

Tout inconscient exerce une influence sur les inconscients individuels qui lui ressemble. On dit que tout inconscient collectif est continuellement à la recherche de nouveaux adeptes, et qu’une grande bataille existe sur ce plan invisible. Ainsi un inconscient collectif vitalisé par la ferveur de millions de personnes exerce plus d’influence que celui qui est vitalisé par un plus petit groupe. C’est lorsque nous changeons d’activité que ce problème peut se manifester.

L’identification

Lorsque nous prenons part à la partie visible d’un inconscient collectif, une religion, une activité en famille, l’exercice d’une fonction, une activité sportive, nous nous identifions à cette activité. Nous sommes dans l’identification, car nous y jouons un rôle.

L’état de témoin

Lorsqu’on se détache d’une activité nous cessons de nous identifier à celle-ci. Nous entrons alors dans l’état de témoin. Nous en devenons un simple témoin, car nous n’y jouons aucun rôle.

La catharsis mentale

La plupart de nos pensées ne nous appartiennent pas, elles font partie d’un nuage qui englobe tous les inconscients individuels et collectifs. Elles viennent nous saluer et elles repartent. Nous sommes comme un curseur fou qui se promènerait sans relâche sur toute la plage d’un poste de radio. Tout effort visant à faire taire cette radio serait vain, ce problème existe depuis la nuit des temps, depuis notre conception. C’est pourquoi les philosophes de l’antiquité ont conçu la catharsis mentale. Cette catharsis est un subterfuge qui vise à passer de l’état d’identification à l’état de témoin. Car dans l’état du témoin nos pensées n’ont aucune prise sur nous. Mais à la seconde où nous nous identifions à une pensée, celle-ci tend à établir son nid en-dedans de nous.

Le pouvoir de choisir

Ce que nous venons d’apprendre nous procure un énorme pouvoir. Ainsi si tu désir faire de la place dans ta vie pour y intégrer le fétichisme, mais qu’au même moment surviennent des pensées contradictoires qui visent à te démoraliser, tu possèdes maintenant un bel instrument: Un utilisant adroitement catharsis mentale, il est facile d’effectuer un gros ménage dans toutes ces pensées qui cherchent à t’influencer, à te tirer de tous bords. La stratégie consistera donc à canaliser l’énergie du fétichisme et à t’y identifier, et à n’être qu’un témoin silencieux envers toute la pollution issue de la famille, du système éducatif, du code de ta profession, du qu’en dira-t-on, et des milliers de petits inconscients collectifs qui voyagent comme un entremêlement d’ondes radios que tu captes avec tes cheveux et qui n’ont pas d’autres intérêts que de se maintenir en vie au détriment de tes préférences qu’ils ignorent complètement.

devoir no 3

Fichier Excel d’introspection

Crée un nouveau fichier Excel, et baptise le premier onglet : Déclencheurs.

Ensuite reproduit le tableau 1 en trois colonnes. Inscrit les titres de colonnes : Déclencheur, Émotions, et Passions, comme dans le tableau 1.

Garde toutes les autres cellules vierges, à moins que mes exemples collent à ta réalité.

Le reste du devoir consiste en un exercice d’introspection te permettant d’identifier tes déclencheurs, les émotions qu’ils suscitent et les passions qui en résultent.

Tu peux en faire un peu à chaque jour ou lorsque des nouvelles entrées te sont inspirées.

Tu peux aussi prier ton Maître (ou ta puissance supérieure) de t’inspirer jour après jour sur tes déclencheurs importants.

Plus loin dans ta progression tu découvriras peut-être que certains déclencheurs sont malléables.

Il peut y avoir deux types de déclencheurs:

1- Ceux que tu as déjà vécu manifestement au moins une fois.

2- Ceux qui ne sont vécu que dans le monde des idées.

Lui-même

Mystère!

Lorsque l’on se donne comme objectif de faire passer un moment des plus agréables à nos invités, parler de soi n’est peut-être pas la première option. Mais je vais faire quelques concessions à l’aide de métaphores.

Tout d’abord, admettons qu’on se rencontre dans un café. Je pourrais débiter mon Curriculum Vitae et t’en mettre plein les oreilles, au bout d’une heure tu en sauras beaucoup sur mon passé. Mais tu ne sauras rien sur mes véritables intentions, ni sur la nature de l’âme qui te voit. Avoir un CV bien garni est-il la meilleure méthode de se faire des amis? Je ne le penses pas. N’est-il pas mieux de garder une part de mystère?

Cependant, tu auras un aperçu plus profond sur qui je suis à travers mes textes, en lisant mes histoires, en analysant mes exposés. Car ces connaissances ne sont pas sorties de nulle part, et la manière de les transmettre en dit beaucoup sur mon style. Je n’ai rien emprunté à personne, étant trop créatif pour reproduire ce que les autres font. Je ne fais que de l’original, ce qui rime bien avec les fétichistes qui ont des activités vraiment originales.

Transportons-nous maintenant sur un autre plan de l’existence, avec une nouvelle métaphore.

Nous sommes à l’aube d’une nouvelle civilisation. Sur toute la Terre il existe quelques millions d’individus spéciaux sur les quelques milliards qui habitent ici. Peut-être es-tu concernée, tu le sauras bientôt car je vais partager avec toi quelques spécificités qui les caractérisent.

Ces individus ont chacun une mission à accomplir, ils ont tous en commun d’être venu pour révolutionner les anciens systèmes. Nous sortons d’une période de grande noirceur, mais cette noirceur n’est pas encore sortie de la tête de la grande majorité des gens.

Nous naissons avec des dons, et très vite les problèmes d’adaptation apparaissent. On nous taxe de désadaptés sociaux, nous paraissons bizarres aux yeux de ceux qui baignent encore dans leurs illusions. Notre spontanéité peut paraître surprenante, notre envie de partager notre intensité du moment présente souvent un énorme décalage par rapport aux codes sociaux qui ne tardent pas à nous rappeler à l’ordre, de manière parfois cinglante. Nous arrivons sur cette planète en guérisseurs, mais on nous rend malade avant que nous sachions nous servir de nos dons pour soigner le monde entier.

Si je m’étais laissé piéger par cet ancien monde et ses doctrines, j’aurais pu choisir l’option de me faire une belle publicité en divulguant mon nom de scène et en lançant des invitations à tout vent dans l’espoir d’avoir des copines jusqu’à plus soif. Mais la soif ne se tarit pas de cette façon. J’ai une vision beaucoup plus large, car je suis entièrement tourné vers la collectivité, spécialement vers la communauté fétichiste. Mon action est communautaire, et non pas limité au plan personnel. Je suis ici pour aider mes semblables à trouver leur voie, du moins pour ceux et celles qui se sentent attirés par le lifestyle Fetish, qui en ont déjà la graine en eux.

Je crois que parmi vous se trouvera des précurseurs du nouveau monde, que nous allons ensemble révolutionner le système, abattre l’ancien pour préparer la nouvelle civilisation. Nos compatriotes sont dispersés dans le monde entier, dans toutes les sphères de l’activité humaine. Quant à nous, nous avons choisi comme champ d’action un aspect particulier du lifestyle. Beaucoup de travail peut être accompli sur ce plan, et je crois que tout un chacun y trouvera la place qui lui est destinée.

Il est possible que le fétichisme ait toujours existé, mais en reposant sur l’ancienne civilisation. Tel que vécu aujourd’hui, avec ses clubs et les moyens de communication modernes, et des nouveaux matériaux qui sont devenus accessibles, un fétichisme moderne se dessine, et certaines tendances semblent carrément futuristes pour notre époque.

Le fétichisme peut être d’une profondeur inouïe si vous avez les connaissances philosophiques pour le comprendre de cette façon. L’ancien monde a été conçu et entretenu par ses élites par le moyen de l’esclavage. Depuis la nuit de ces temps la réduction à l’état d’esclave s’est organisé sur la base d’abus rituels comme nous le verrons plus loin. Alors qu’arrive-t-il lorsque l’on joue une scène d’abus dans un esprit ludique? On inverse la machine, on lui fait faire marche arrière, et l’individu dissout ses traumatismes. Et par le fait-même, il sort de l’esclavage, car il fait sauter les verrous qui le gardait sous le joug d’un mental empêtré dans les dogmes.

FET LIGHT

La mission de FET LIGHT est purement éducative, à la manière d’une session scolaire qui contient en principe plus d’un cours hebdomadaire que nous suivons en parallèle. Nous nous contenterons d’étudier deux sujets de front. Le ton sera parfois initiatique pour l’un, et le plus souvent dans le style documentaire pour l’autre.

FET est pour Fétichisme. Tout au long de l’initiation nous allons décrire les principaux aspects du fétichisme récréatif, et ses pratiques de base, sans tomber dans les extrêmes. Nous verrons tour à tour le concept du bondage, la domination, les jeux d’impacts, le fétichisme social, et nous étudierons certaines notions de sécurité. Ces exposés adopteront le plus souvent le style documentaire.

LIGHT est pour Lumière. Car nous allons étudier, en parallèle avec le fétichisme, la dimension « ésotérique » des fantasmes, et sa propagation dans l’inconscient collectif. Des notions de psychologie seront abordées, en commençant par un lexique philosophique. Nous aborderons certaines notions de l’occultisme, mais à un niveau très basique. Aucun « secret » ne sera dévoilé en clair, leur découverte devant s’inscrire dans une démarche personnelle de longue durée. Nous nous contenterons d’entrouvrir une toute petite brèche. Le but de cette dimension initiatique est de renforcer notre libre-arbitre et d’être capable de réaliser nos fantaisies sans tomber dans un espèce d’envoûtement.

La philosophie

Nous ferons une première incursion dans la psyché pour que l’apprentie puisse s’y créer un espace personnel et s’armer contre d’éventuels conflits. Par la suite nous exposerons les termes qu’il lui faudra connaître, et parfois s’y référer en parcourant ce portail. Cette terminologie concerne autant la psychologie que les arcanes de l’inconscient.

La sexualité

L’entrée en matière risque d’en dérouter plus d’une, car nous allons aborder le faux problème de la magie sexuelle et ce qui se trame dans les affaires de l’humanité, et le pourquoi de toute la répression du plaisir. Nous poursuivrons avec l’utilisation de la pornographie comme moyen de contre-éduquer les masses. Ensuite un nouveau concept sera exposé sur la connaissance de soi. Nous terminerons par quelques notions de sexualité sacrée tel que pratiqué dans le tantrisme.

B/D : Bondage et discipline

Là débuteront les exposés sur le fétichisme. Mais l’entrée en matière se fera sur l’art de défaire un traumatisme. Nous y aborderons quatre caractéristiques du cerveau pouvant être appliquées dans notre compréhension de certaines pratiques fétichistes, et en quoi elles sont libératrices.

D/s : Domination et soumission

Cette fois nous aborderons celui de la domination et soumission. Les entrées en matière seront plus douces que les précédentes, car nous étudierons le concept des polarités homme / femme, ainsi que les archétypes qui en découlent. Nous parlerons des aspects assez généraux du BDSM, avec un peu de sexualité alternative, la féminisation et les switchs.

S/M : Sado masochisme

Cette entrée en matière sera rude, et les âmes sensibles seront mises à l’épreuve. Nous allons entrouvrir une lourde fenêtre, et jeter un regard sur certaines pratiques satanistes, leur influence sur les pensionnats de nos grands-parents, et l’impact de ces abus rituels sur un grand nombre de familles « de la vielle école ». Ce passage obligé va nous permettre d’appréhender l’origine du sadomasochisme et permettre à chacune de fixer ses limites en accord avec sa propre conscience. Une fois l’onde de choc encaissé, nous nous dirigerons vers le concept des jeux d’impact et nous en aborderons la technique.

Kinksters

Ici nous allons étudier nos amis les kinksters. Ensuite nous entrerons brièvement dans le cerveau des psychopathes et des pervers narcissiques pour devenir capable de les identifier rapidement et les comprendre. Nous terminerons sur les précautions qui sont impératives lors d’épisodes de drague débouchant sur l’entrée en contact avec un inconnu.

Nightlife

Dans cette section nous allons parler du fétichisme social, en donner un aperçu, et aborder certaines limites fixées par la loi. Par la suite la débutante découvrira ce qu’est un donjon public à travers un lexique typique à cette culture, ainsi que la principale porte d’entrée en contact avec sa communauté fétichiste locale.

Ebooks

Toutes les histoires offertes en supplément de ce blogue sont éditées sous la forme de carnets. Aux pratiques fétichistes y sont greffées des notions de base en hypnose, en magnétisme et télépsychie.

Carnets de drague psychique

Carnets d’un sérial spanker

Carnets d’un guérisseur métaphysique

Carnets d’un cocufieur

Carnets d’un masseur kinky

l’initiation

Es-tu toujours disposée à poursuivre ton initiation?

Certaines étapes risquent de bousculer tes croyances, parce que la connaissance n’arrive jamais sans provoquer des conséquences. Car une fois que l’on a vu, nous ne sommes déjà plus la même personne. Avec la connaissance, nos possibilités de choix s’élargissent, et notre pouvoir personnel augmente. Mais avec ce pouvoir viennent aussi les responsabilités.

Si ton intention est juste d’avoir un aperçu sur le fétichisme récréatif, et que les notions d’occultisme te rebutent, tu n’as qu’à passer rapidement par-dessus et à les considérer comme des métaphores.

Mais sache alors que des « initiés » peuvent graviter autour de toi en toute discrétion et avoir des privilèges, alors que les tiens auront tendance à te glisser d’entre les doigts dû à ton ignorance des lois de l’Univers.

Si ta candeur et détermination n’en sont nullement ébranlées par tout ce qui précède, poursuit ton initiation en faisant le devoir no 2.

devoir no 2

Visualise un Maître imaginaire, admire-le, alimente-le dans tes fantasmes. Demande à ta puissance supérieure, à tes guides, à tes anges, de t’en inspirer un bon. Ne leur soumet pas tes désirs capricieux, car eux-seuls savent exactement ce dont tu as besoin. Ce Maître référé par tes guides sera le seul témoin de ta progression. Matin et soir tu le salueras, le nourriras de ta dévotion, l’appelleras Maître, le vouvoieras, et lui offrira ta petite personne. Et dès que tu seras en présence d’un digne Maître dans la vraie vie, d’une simple prière tu demanderas à ton Maître invisible d’inspirer ton Maître de chair pour qu’il prenne bien soin de toi.

Petit rappel: Le devoir no 1 suggère de porter un déshabillé sexy lorsque tu lis ce portail, et de prendre plaisir à étudier dans le calme mental. Ne l’oublie pas.